1 382 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 382
Décisions totales
383 581
Ordonnances
252 370
Avec résumé IA
Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE
Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE;DELARBOULAS
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par la société Paris Nord Invest Hotels d’un recours contre le rejet de sa demande d’aide « coûts fixes post-fermeture » pour septembre 2021. Par une ordonnance du 10 avril 2025, le président de la 2ème section a constaté le désistement d’instance de la société, faute pour celle-ci d’avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. La solution retenue est donc le désistement pur et simple, acté sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.
Avocat : CABINET CMS FRANCIS LEFEBVRE AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A contestant le refus de la commune de Crest de lui accorder un branchement au réseau d'eau potable. Le tribunal s'est déclaré incompétent, estimant que le litige relève de l'ordre judiciaire, car le service public de distribution d'eau potable est un service public industriel et commercial (SPIC). La solution retenue est le rejet de la requête pour incompétence de la juridiction administrative, en application des principes de répartition des compétences entre les ordres de juridiction.
Avocat : SELAS CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE LYON
Avocat : CABINET KIRMEN & LEFEBVRE
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SA Crédit Foncier de France, qui contestait des suppléments de taxe foncière sur les propriétés bâties au titre de 2019 pour un bien situé à Rueil-Malmaison. La société invoquait notamment l'irrégularité de la procédure de rôle particulier, un défaut de communication contradictoire, et contestait l'imposition des espaces verts comme dépendances bâties. Le tribunal a jugé que la procédure de rôle particulier était régulière au regard des articles 1508 du code général des impôts et L. 175 du livre des procédures fiscales, et que les autres moyens, dont celui tiré de l'absence de droit au lissage prévu par l'article 1518 E du code général des impôts, n'étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de M. B, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contribution exceptionnelle sur les hauts revenus au titre de 2016. Le litige portait sur l'application de l'article 155 A du code général des impôts, l'administration fiscale ayant requalifié en revenus imposables les sommes perçues par une société andorrane détenue par M. B, issues de la concession de logiciels qu'il avait créés. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés par le requérant, notamment l'absence de commande personnelle et la nature passive des revenus, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme le bien-fondé des impositions litigieuses.
Avocat : CMS FRANCIS LEFEBVRE AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par le liquidateur judiciaire de la SARL Loisirs sportifs Aquasud, qui demandait la condamnation de la commune de La Seyne-sur-Mer à l’indemniser des préjudices subis lors de l’exploitation d’une délégation de service public pour un complexe aquatique, perturbée par la crise sanitaire de la covid-19. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de la société, estimant que les conditions de l’imprévision n’étaient pas réunies et qu’aucune faute contractuelle de la commune n’était établie. Il a également rejeté les conclusions reconventionnelles de la commune, notamment celles dirigées contre l’association UCPA, faute de titres exécutoires valables. La décision s’appuie sur les principes du code de la commande publique et du code civil relatifs à l’imprévision et à la responsabilité contractuelle.
Avocat : CMS FRANCIS LEFEBVRE
Le Tribunal Administratif de Montreuil a pris acte du désistement pur et simple de la SAS Transdev Mont Saint-Michel de sa requête. Cette requête, initialement transmise par le tribunal de Caen, visait à obtenir la décharge de rappels de taxe sur la valeur ajoutée et de pénalités pour la période de 2018 à 2021. La solution retenue est le donné acte du désistement, fondé sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté les requêtes de M. F D, de nationalité tunisienne, qui contestait les arrêtés du préfet du Nord l’assignent à résidence pour 45 jours (30 décembre 2024) et prolongeant cette mesure (5 février 2025). Le tribunal a jugé irrecevable l’exception d’illégalité soulevée contre l’obligation de quitter le territoire français du 12 mars 2024, cet acte non réglementaire étant devenu définitif. Les autres moyens (incompétence, défaut de motivation, erreur d’appréciation, méconnaissance de l’article R. 733-1 du CESEDA) ont été écartés comme non fondés. La solution retenue est le rejet des demandes d’annulation et des conclusions accessoires.
Avocat : LEFEBVRE
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné les requêtes de M. F D, ressortissant tunisien, contestant deux arrêtés préfectoraux l'assignent à résidence (30 décembre 2024) et prolongeant cette mesure (5 février 2025). Le requérant invoquait notamment l’illégalité de la décision implicite de rejet de son recours gracieux contre une obligation de quitter le territoire français (OQTF) du 12 mars 2024. Le tribunal a rejeté l’exception d’illégalité de l’OQTF, considérant que celle-ci, devenue définitive, ne pouvait plus être contestée par voie d’exception, et a écarté les autres moyens (incompétence, défaut de motivation, erreur manifeste d’appréciation, méconnaissance de l’article R. 733-1 du CESEDA). En conséquence, les demandes d’annulation des arrêtés d’assignation à résidence ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par M. B, salarié protégé, d’une demande d’annulation de la décision du 11 octobre 2022 par laquelle le ministre du travail a autorisé son licenciement pour inaptitude. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la décision ministérielle était suffisamment motivée et que la procédure de consultation du comité social et économique était régulière. Il a également jugé que M. B n’apportait pas d’éléments suffisants pour établir un lien entre son licenciement et l’exercice de ses fonctions représentatives ou une discrimination syndicale. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code du travail relatives à la protection des salariés mandatés.