1 125 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 125
Décisions totales
383 581
Ordonnances
252 120
Avec résumé IA
Avocat : ROBILIARD
Avocat : SCP OHL, VEXLIARD
Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN
Avocat : BELLIARD
Avocat : AULIARD
Cette ordonnance du Tribunal administratif de Pau concerne un litige portant sur un refus de renouvellement de titre de séjour assorti d’une obligation de quitter le territoire français et d’une interdiction de retour, pris par le préfet de Loir-et-Cher à l’encontre de M. B. Le juge, constatant que le requérant était assigné à résidence à Blois (Loir-et-Cher) au moment de l’introduction de la requête, a estimé que la compétence territoriale relevait du tribunal administratif d’Orléans en application des articles R. 312-8 et R. 776-16 du code de justice administrative. En conséquence, il a ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif d’Orléans.
Avocat : SCP ROBILIARD
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. B d'une requête en annulation d'un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour, d'obligation de quitter le territoire et d'interdiction de retour. En cours d'instance, M. B a été placé en rétention administrative à Hendaye, dans le ressort du tribunal administratif de Pau. En application des articles R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal d'Orléans a ordonné la transmission de la requête au tribunal administratif de Pau, désormais compétent.
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, contestant l'arrêté du préfet de Loir-et-Cher du 12 février 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, estimant que l'exécution de la mesure d'éloignement n'avait pas fait disparaître l'objet du litige. Sur le fond, il a jugé que l'arrêté ne méconnaissait pas l'autorité de la chose jugée, le motif d'annulation d'une précédente décision n'étant pas revêtu de cette autorité, et que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 28 août 2024 refusant un titre de séjour à M. B, ressortissant brésilien marié à une Française, et les mesures d'éloignement subséquentes. La juridiction a jugé que cet arrêté méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de l'atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale du requérant, compte tenu de l'ancienneté de sa communauté de vie avec son épouse (depuis 2018) et de son intégration professionnelle en France. L'État a été condamné à verser 1 500 euros à M. B au titre des frais de justice.
Avocat : MAILLIARD