221 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
221
Décisions totales
383 581
Ordonnances
250 510
Avec résumé IA
Avocat : GALINON
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne sans hébergement avec ses trois enfants mineurs. La juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, la requérante ne démontrant pas une carence manifeste de l'administration dans la mise en œuvre du droit à l'hébergement d'urgence prévu aux articles L. 345-2-2 et L. 345-2-3 du code de l'action sociale et des familles. En conséquence, la demande d'injonction et les conclusions accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 16 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de six mois. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement ne méconnaissait ni le principe du contradictoire, ni le droit d'être entendu, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. Les moyens soulevés contre le refus de délai de départ volontaire, la fixation du pays de renvoi et l'interdiction de retour, notamment par voie d'exception d'illégalité, ont été écartés comme non fondés. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la Convention européenne des droits de l'homme et la Convention internationale des droits de l'enfant.
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A, mère de trois enfants dont l'un est gravement malade, afin d'obtenir un hébergement d'urgence après la fin de sa prise en charge dans le dispositif pour demandeurs d'asile. Le juge a rejeté sa requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, car à la date de l'audience, la requérante occupait encore son logement sans titre, sans qu'un risque d'expulsion immédiate soit établi. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code de justice administrative, sans faire droit aux moyens tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou de l'intérêt supérieur de l'enfant.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par M. A, ressortissant algérien, d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du 19 juillet 2024 de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la décision était suffisamment motivée et que le requérant ne justifiait pas d’un motif légitime pour avoir sollicité l’asile au-delà du délai de quatre-vingt-dix jours suivant son entrée en France, en application des articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue confirme le refus de l’OFII, sans faire droit aux demandes d’annulation, d’injonction ou de frais de justice.