71 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
71
Décisions totales
383 581
Ordonnances
251 570
Avec résumé IA
Avocat : BENDJEBBAR - LOPES
Avocat : ACHOU-LEPAGE;TANON LOPES
Avocat : TANON LOPES;ACHOU-LEPAGE
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de la société Genesius Construction et réseaux, qui contestait un titre exécutoire de 645,61 euros émis par la régie des services d’eau de la Charente-Maritime suite à la détérioration d'une conduite d'eau. Le tribunal a jugé que les travaux de déploiement de la fibre optique, bien qu'exécutés par une chaîne d'entreprises privées, constituaient des travaux publics réalisés pour le compte du département dans un but d'intérêt général, relevant ainsi de la compétence de la juridiction administrative. Il a également écarté les exceptions d'incompétence et de tardiveté soulevées par la régie, en s'appuyant notamment sur les dispositions du code général des collectivités territoriales concernant la prescription des recours.
Avocat : SELARL BENDJEBBAR-LOPES
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. E..., de nationalité égyptienne, qui contestait l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes fixant l'Égypte comme pays de destination pour exécuter une interdiction judiciaire définitive du territoire. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la procédure contradictoire prévue par le code des relations entre le public et l'administration n'avait pas à être appliquée, l'arrêté étant pris en exécution d'une décision judiciaire. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'était pas fondé, le requérant n'apportant pas de preuves suffisantes de risques personnels en cas de retour en Égypte.
Avocat : LOPES ANAÏS
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A..., professeur des écoles, qui contestait le refus de modifier l'appréciation « à consolider » de sa valeur professionnelle pour l'avancement au grade hors-classe. Le tribunal a relevé d'office que cette appréciation constitue une mesure préparatoire à l'établissement du tableau d'avancement et est donc insusceptible de recours pour excès de pouvoir. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation ont été déclarées irrecevables. La décision s'appuie sur l'article R. 421-1 du code de justice administrative et les dispositions du décret n°90-680 du 1er août 1990.
Le Tribunal Administratif de Poitiers (3ème chambre) a examiné la requête de Mme A..., agent du centre hospitalier de Rochefort, contestant le montant de son allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) fixé à 14,93 euros bruts par jour. La requérante demandait l'annulation de cette décision, une indemnisation de 10 000 euros pour divers préjudices, et la fixation de son ARE à 58,90 euros bruts. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions indemnitaires liées à la maladie professionnelle, faute de lien suffisant avec le litige principal, et a renvoyé cette partie à une requête distincte. Sur le fond, la décision ne tranche pas encore le montant de l'ARE, les débats portant sur l'application des articles 11, 12 et 14 du décret n° 2019-797 du 26 juillet 2019.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. et Mme A... demandant l’annulation d’un permis de construire délivré par le maire de Bordeaux à M. C... pour une maison d’habitation rue Vantrasson. Les requérants ont été jugés recevables à agir, ayant justifié de leur qualité de propriétaires voisins. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l’insuffisance du dossier de demande, à la méconnaissance des règles de hauteur et de toiture du plan local d’urbanisme (zone UP 69), et à l’absence d’avis de l’architecte des bâtiments de France. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’urbanisme et du code du patrimoine.
Avocat : TANON LOPES
Cette décision du Tribunal Administratif de Paris concerne une demande d'indemnisation présentée par Mme B..., adjointe administrative, à la suite du retrait de son détachement au sein de la Caisse des écoles du 17e arrondissement de Paris. Le tribunal a jugé que la décision de retrait du 17 octobre 2019 était illégale car constitutive d'une discrimination fondée sur l'état de santé de la requérante, en violation de l'article 6 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983. En conséquence, la responsabilité pour faute de la Caisse des écoles a été engagée, et un préjudice moral de 1 000 euros a été accordé à Mme B.... En revanche, la demande au titre du préjudice de carrière a été rejetée, faute de lien de causalité établi avec l'illégalité fautive.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. et Mme D, ressortissants sénégalais, qui contestaient le refus de visas de long séjour en France en tant qu'enfants majeurs d'une ressortissante française. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'irrégularité de la composition de la commission de recours, constatant que le quorum était atteint. Il a également jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée, en ce qu'elle précisait que les actes d'état civil produits ne permettaient pas d'établir le lien de filiation et que la contribution effective de la mère à l'entretien et à l'éducation des demandeurs n'était pas justifiée. La solution s'appuie sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : TANON-LOPES
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné les requêtes de M. L et autres, visant à contester le refus implicite du maire de Saint-Jean-de-Luz d'abroger des arrêtés de permis de stationnement pour terrasses et de faire usage de ses pouvoirs de police pour faire cesser des nuisances sonores. Le tribunal a rejeté les demandes d'annulation et d'injonction, jugeant que les requérants ne justifiaient pas d'un intérêt leur donnant qualité pour agir et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales et R. 2122-7 du code général de la propriété des personnes publiques, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant les demandes indemnitaires, et la mise à la charge des requérants des frais de justice.
Avocat : ZZ_DESACTIVE_LOPES
Avocat : HAMRI;LOPES
Le Tribunal administratif de Poitiers a examiné la demande de remise gracieuse d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 6 779,59 euros réclamé à M. C..., suite à son départ non déclaré en Espagne. Se fondant sur l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles, le tribunal a estimé que la bonne foi de M. C... était établie, car il avait informé Pôle emploi de son départ sans intention de dissimulation, et que sa situation de précarité était démontrée. En conséquence, le tribunal a accordé la remise gracieuse totale de la dette.
Avocat : LOPES