1 061 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 061
Décisions totales
383 581
Ordonnances
251 820
Avec résumé IA
Avocat : SCP LYON-CAEN, THIRIEZ
Le Tribunal Administratif de Melun a examiné la demande de la société easyJet visant à engager la responsabilité de l'État pour l'illégalité de la décision du 10 juillet 2008 autorisant le licenciement de M. A..., annulée par un jugement confirmé en appel. Le tribunal a reconnu une faute de l'État, mais a également retenu une faute de l'employeur, réduisant de moitié la responsabilité de l'État. La solution retenue est fondée sur les principes généraux de la responsabilité de la puissance publique et l'article L. 2422-4 du code du travail. Le tribunal a ainsi partagé la responsabilité entre l'État et la société easyJet.
Avocat : SCP LYON-CAEN & THIRIEZ
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la demande de la société Ulysse Pila, qui contestait des rappels de cotisations d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2015 à 2017, suite à la remise en cause du crédit d'impôt recherche (CIR) dont elle avait bénéficié pour l'élaboration de nouvelles collections. Le tribunal a jugé que la société, bien que ne disposant pas de moyens de production prépondérants dans ses propres locaux, exerçait une activité industrielle au sens de l'article 244 quater B du code général des impôts, en raison de l'intégration forte de son activité de fabrication avec ses sous-traitants et de l'utilisation d'importants moyens techniques. Toutefois, le tribunal a rejeté la demande de la société concernant l'inclusion de certaines dépenses de personnel à caractère commercial dans l'assiette du crédit d'impôt, faute de démonstration de leur éligibilité. La solution retenue est un rejet partiel de la requête, laissant à la charge de la société les rappels contestés pour les dépenses non éligibles.
Avocat : SELAS CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE LYON
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B... demandant l'annulation de la décision du 5 avril 2023 par laquelle l'inspectrice du travail avait autorisé son licenciement pour motif économique. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant que la décision avait été signée par une autorité compétente et qu'elle était suffisamment motivée. Il a également estimé que l'administration n'avait pas à examiner les éventuelles fautes de gestion de l'employeur pour apprécier le motif économique, et que l'illégalité de la décision d'homologation du plan de sauvegarde de l'emploi n'était pas établie. La solution s'appuie notamment sur les articles L. 2421-3 et R. 2421-12 du code du travail.
Avocat : SVMH AVOCATS LYON
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A... qui contestait le montant de son complément indemnitaire annuel (CIA) pour 2021, fixé à 1 400 euros par l'Agence de l'eau Seine-Normandie. La requérante invoquait une erreur manifeste d'appréciation au regard de sa manière de servir, estimant avoir droit à un taux de 151% selon la note de gestion du RIFSEEP. Le tribunal a rappelé que l'administration dispose d'un large pouvoir d'appréciation pour moduler le CIA et que l'agent n'a aucun droit à un taux ou montant déterminé, même en cas d'évaluation professionnelle excellente. La solution retenue est fondée sur les dispositions du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 portant création du RIFSEEP.
Avocat : SCP LYON-CAEN, THIRIEZ;SCP MELKA-PRIGENT-DRUSCH