11 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
11
Décisions totales
383 581
Ordonnances
249 377
Avec résumé IA
Cette décision du Tribunal Administratif de la Guyane, rendue en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, concerne la demande d’un ressortissant brésilien souhaitant obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une première demande de titre de séjour. Le juge rappelle que l’administration a l’obligation de recevoir l’étranger et d’enregistrer sa demande dans un délai raisonnable, et que l’urgence est caractérisée lorsque l’intéressé justifie de circonstances particulières, notamment en cas de renouvellement de titre ou de situation personnelle spécifique. En l’espèce, M. B justifie d’une présence ancienne en France depuis 2014, d’un parcours d’intégration et d’études supérieures, ainsi que de démarches infructueuses auprès de la préfecture depuis 2022. Le tribunal estime que la condition d’urgence est remplie et qu’il y a lieu d’ordonner au préfet de la Guyane de lui fixer un rendez-vous dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
Avocat : M'PIKA
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 28 avril 2025 refusant l'admission au séjour de Mme B C, ressortissante brésilienne, et l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment l'ancienneté de ses attaches familiales et personnelles en Guyane, ainsi que sa possibilité de prétendre à un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a estimé que les éléments produits ne permettaient pas de caractériser une vie privée et familiale stable et intense, ni d'établir la réalité d'une communauté de vie avec son époux ou la naissance d'un enfant français, et qu'aucun moyen soulevé n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
Avocat : M'PIKA