5 135 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
5 135
Décisions totales
383 581
Ordonnances
251 070
Avec résumé IA
Saisi en référé sur le fondement de l'article L.521-1 du code de justice administrative, le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné la demande de suspension de l'arrêté interruptif de travaux pris par le maire de Gordes à l'encontre de la SCI Osmavido et de Mme C..., architecte. Les requérants invoquaient l'urgence et l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison de vices de procédure, d'une erreur de droit et d'un détournement de pouvoir. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie, les préjudices invoqués (risques techniques, financiers, péremption du permis) ne présentant pas un caractère suffisamment grave et immédiat pour justifier une suspension. La solution retenue est fondée sur les dispositions de l'article L.521-1 du code de justice administrative.
Avocat : GERMAIN - MOREL
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté les demandes de suspension de l’exécution des décisions implicites de rejet du préfet de l’Aube concernant les demandes de titre de séjour de Mme A... B... et de Mme C... B.... La juge des référés a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, les requérantes ne justifiant pas d’une situation suffisamment grave et immédiate, la précarité alléguée et le risque pour l’alternance de Mme C... B... n’étant pas établis avec certitude. En conséquence, les conclusions à fin de suspension et d’injonction ont été rejetées, de même que les demandes au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC
Avocat : MAILLARD
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C... B... tendant à la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La demande a été jugée sans objet et manifestement irrecevable, car une précédente ordonnance du même tribunal avait déjà suspendu cette même décision le 11 septembre 2024. Le juge a également rappelé l’existence de l’amende pour requête abusive prévue à l’article R. 741-12 du code de justice administrative, sans toutefois l’appliquer en l’espèce.
Avocat : MAISONOBE - OLLIVIER
Refus de changement d'usage d'un local en meublé de courte durée. Le Tribunal Administratif de Lyon constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de M. A..., car la ville de Lyon lui a délivré l'autorisation sollicitée par un arrêté du 12 décembre 2024, postérieur à l'introduction du recours. Les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction sont devenues sans objet. Les demandes de frais de justice sont rejetées.
Avocat : MAILLARD
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, rejette la demande de provision de M. A..., un ressortissant afghan. Ce dernier sollicitait le versement rétroactif de l'allocation de demandeur d'asile pour la période de juin à novembre 2023, suite à une suspension qu'il estimait injustifiée. Le juge estime que la créance n'est pas non sérieusement contestable, car une décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait légalement suspendu ses conditions matérielles d'accueil. La requête est donc intégralement rejetée, y compris les demandes de frais de justice.
Avocat : ALMAIRAC
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, rejette la demande de provision de Mme A... qui sollicitait le versement rétroactif d'un différentiel d'allocation pour demandeur d'asile. La requérante soutenait avoir perçu un montant journalier inférieur à celui auquel elle avait droit. Le tribunal estime que la créance n'est pas sérieusement contestable, l'Office français de l'immigration et de l'intégration ayant déjà accordé un versement exceptionnel à la suite de sa demande, lui donnant ainsi satisfaction.
Avocat : ALMAIRAC
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A... d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète du Rhône a convoqué le requérant, rendant sans objet les conclusions à fin d'injonction sous astreinte. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Il a en revanche condamné l'État à verser 500 euros à l'avocat de M. A... au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Avocat : HMAIDA
Avocat : SELARL MAINNEVRET - MALBLANC AVOCATS
Avocat : MAILLIET-WOZNIAK LIDIA
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France (CRRV) du 4 septembre 2024. Cette décision confirmait le refus de délivrance d'un visa de long séjour à Mme B... au titre de la réunification familiale avec M. C..., bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie, faute pour les requérants de produire des éléments suffisants démontrant la réalité de l'expulsion alléguée de Mme B... vers l'Afghanistan ou une dégradation de sa situation personnelle depuis la décision attaquée. La requête est rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : MAILLARD
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par M. B... d’une demande d’astreinte en raison de l’inexécution partielle d’une précédente ordonnance. Cette ordonnance du 25 novembre 2025 enjoignait au préfet de la Marne de réexaminer la demande de titre de séjour de l’intéressé et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail. Si la délivrance de l’autorisation provisoire a été exécutée le 7 janvier 2026, le réexamen de la demande de titre de séjour ne l’a pas été, constituant un élément nouveau justifiant l’intervention du juge. En conséquence, le tribunal a assorti l’injonction de réexamen d’une astreinte de 30 euros par jour de retard, à compter de quinze jours après la notification de la présente ordonnance, jusqu’à exécution complète. Cette décision s’appuie sur les articles L. 521-1 et L. 521-4 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de Mme A... B..., ressortissante camerounaise, contestant un arrêté préfectoral du 28 juillet 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. La requérante invoquait notamment une erreur de droit et d'appréciation au regard des articles L. 423-1, L. 423-3 et L. 423-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en raison de violences conjugales, ainsi qu'une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). La préfète opposait une fin de non-recevoir pour tardiveté de la requête. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur la légalité des décisions au regard des textes précités et des circonstances de l'espèce.
Avocat : COCHE-MAINENTE
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par la société Beco d’une requête en plein contentieux visant à condamner la commune de Mandelieu-la-Napoule au paiement de diverses sommes (prestations, main-d’œuvre, pertes d’exploitation) dans le cadre d’un marché de maîtrise d’œuvre. Après que les parties ont accepté une médiation proposée par le tribunal, la société requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 23 janvier 2026, le président de la 6ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune condamnation n’a été prononcée.
Avocat : MAILLOT AVOCATS ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par la SCI Pacheco Immo d’une demande de suspension, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, de l’arrêté du maire d’Ensuès la Redonne s’opposant à la pose de menuiseries pour la mise en sécurité d’un bâtiment. La société requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête et de toute action future ayant le même objet. Le juge des référés a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 23 janvier 2026. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la procédure s’étant achevée par le désistement.
Avocat : GERMAIN-MOREL
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par la commune de Pont-Saint-Esprit d’une demande d’expertise visant à évaluer le préjudice résultant de l’illégalité d’un permis de construire délivré par le préfet du Gard pour une caserne de gendarmerie, située en zone inondable. La commune soutient que ce permis, délivré sans prescription adéquate, l’a contrainte à engager des travaux de gestion des eaux pluviales d’un coût estimé entre 8 et 10 millions d’euros. Le préfet conteste le lien de causalité entre le permis et le préjudice allégué, et demande l’élargissement de l’expertise à d’autres acteurs. Le juge des référés a fait droit à la demande d’expertise, en application de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, afin de déterminer le coût des aménagements nécessaires à la mise en sécurité du site.
Avocat : SELARL MAILLOT AVOCATS ASSOCIÉS
Avocat : MAILLET
Avocat : MAILLET
Avocat : MAILLET
Le Tribunal administratif de Montreuil annule la décision du 11 janvier 2024 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de renouveler la carte de résident de M. C..., ressortissant marocain. Le tribunal juge que le préfet ne pouvait refuser ce renouvellement de plein droit, car les seuls cas de refus prévus par les articles L. 411-5 et L. 432-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile n’étaient pas établis. Il enjoint au préfet de réexaminer la situation de l’intéressé dans un délai de quatre mois et condamne l’État à lui verser 1 100 euros au titre des frais de justice.
Avocat : MAIRE