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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 698 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 698

Décisions totales

383 581

Ordonnances

249 575

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : MARCEffacer tout
TA20Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2400943

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant par ordonnance en référé, a enjoint au préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, de proposer à Mme A un logement adapté à ses besoins et capacités, sous astreinte de 500 euros par jour de retard. La requérante, reconnue prioritaire par la commission départementale de médiation le 28 mars 2024, n’avait reçu aucune offre de logement dans le délai légal. Le juge a fondé sa décision sur l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, qui impose à l’État une obligation de résultat pour le droit au logement opposable. L’astreinte, due à compter du jugement, sera versée au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.

Avocat : MARCAGGI MATTEI

29 juillet 2025
TA20Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2401389

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant par ordonnance, a été saisi par M. B A, reconnu prioritaire par la commission départementale de médiation le 23 avril 2024, afin d’obtenir l’exécution de cette décision. Constatant qu’aucune offre de logement adaptée ne lui avait été proposée dans le délai légal, le juge a fait application de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. Il a enjoint au préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, d’attribuer un logement à M. A sous astreinte de 500 euros par jour de retard à compter d’un délai de trois mois suivant la notification de l’ordonnance. Les frais d’instance ont été mis à la charge de l’État.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : MARCAGGI MATTEI

29 juillet 2025
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2201292

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme D, qui demandait l'annulation du refus implicite du maire des Landes-Genusson de lui verser rétroactivement le supplément familial de traitement (SFT) de son ancien compagnon, agent public. Le tribunal a jugé que les dispositions du décret du 24 octobre 1985, notamment son article 11, ne permettent pas à un concubin séparé, qui n'est pas lui-même agent public, de devenir attributaire du SFT, même s'il a la charge effective des enfants. La solution retenue est fondée sur une interprétation stricte des textes applicables, à savoir la loi du 13 juillet 1983 et le décret du 24 octobre 1985, qui réservent ce droit aux seuls agents publics ou à leurs conjoints séparés ayant cette qualité.

Avocat : MARCIANO

25 juillet 2025• 12eme chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2507352

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, un ressortissant ivoirien, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil pour demandeurs d'asile. Le tribunal a estimé que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et que l'intéressé avait bien été informé des modalités de refus, conformément aux articles L. 551-10 et R. 551-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que l'OFII avait procédé à un examen sérieux de la vulnérabilité de M. A, sans que ce dernier ne justifie de problèmes de santé particuliers. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.

Avocat : MARCEL

23 juillet 2025• Reconduite à la frontière
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2507377

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant afghan, qui contestait la décision du directeur de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 3 juillet 2025 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que l'OFII avait procédé à un examen sérieux de la situation du requérant, en tenant compte de ses observations. Il a estimé que le retrait de l'aide était légalement fondé sur le non-respect par M. A des exigences des autorités chargées de l'asile, conformément à l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : MARCEL

23 juillet 2025• Reconduite à la frontière
TA106Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2501144

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 14 mai 2025 par lequel le préfet de la Guyane a refusé le regroupement familial de M. A pour sa fille majeure. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu du délai de douze ans écoulé depuis la séparation et du fait que la première demande de regroupement n'avait été déposée qu'en 2022. La solution retenue est le rejet de la requête sans examen des moyens soulevés, par application de l'article L. 522-3 du même code.

Avocat : MARCIGUEY

21 juillet 2025
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300521

Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné la requête de Mme B, aide-soignante, contestant la décision du centre hospitalier fixant son taux d'invalidité à 14 % suite à un accident de service en 2016, et demandant réparation de ses préjudices. Le tribunal a jugé que le courrier du 24 mars 2023 ne constituait pas une décision fixant le taux d'invalidité, car cette fixation relève de la procédure de liquidation de pension par la CNRACL, conformément au décret n° 2003-1306. Par conséquent, les conclusions en annulation de ce courrier ont été rejetées comme irrecevables. De plus, les conclusions indemnitaires, présentées plus de deux mois après la requête initiale, ont été considérées comme des conclusions nouvelles irrecevables. La requête a été rejetée dans son ensemble.

Avocat : GOEURY-GIAMARCHI

18 juillet 2025• 1ère chambre
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2401529

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B A, qui contestait le refus du préfet de la Corse-du-Sud d’autoriser le regroupement familial pour ses deux enfants. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence du signataire, le secrétaire général de la préfecture bénéficiant d’une délégation de signature régulière. Il a également jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration. Enfin, le tribunal a estimé que le préfet n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation, les ressources de M. A étant insuffisantes au regard de l’article L. 434-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : MARCAGGI MATTEI

18 juillet 2025• 1ère chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2504209

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant camerounais, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 13 juin 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de quatre ans. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'erreur de fait, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du droit à être entendu, et l'atteinte à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ainsi qu'à l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3-1 de la CIDE). La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, le juge estimant que les moyens n'étaient pas fondés au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et des conventions internationales applicables.

Avocat : MARCIGUEY

17 juillet 2025• Eloignement 72 heures
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2201176

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la SARL Zèbre in Corsica, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 29 juillet 2022 prononçant la fermeture de son écovillage à Casalabriva. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de vice de procédure, jugeant que l'arrêté était suffisamment motivé et que la procédure d'injonction préalable n'était pas obligatoire en l'espèce. Sur le fond, le tribunal a estimé que les constats de carences graves (insécurité électrique, hygiène défaillante, absence de clôture) justifiaient la fermeture immédiate pour protéger la santé et la sécurité des mineurs, en application de l'article L. 227-11 du code de l'action sociale et des familles.

Avocat : MARCAGGI MATTEI

15 juillet 2025• 2ème chambre
CAA31Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-23TL02903

Avocat : SAGARDOYTHO-MARCO

15 juillet 2025• 2ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2305114

Le Tribunal Administratif de Montreuil rejette la requête de Mme C, inspectrice des finances publiques, qui demandait réparation des préjudices subis du fait d’un accident de service, d’une rechute et de fautes de l’administration (harcèlement moral, mutation discriminatoire). Le tribunal retient que les créances invoquées au titre de la responsabilité pour faute sont prescrites, soit par la prescription quadriennale, soit par la prescription quinquennale. Il estime également que la réalité des préjudices allégués au titre de la responsabilité sans faute n’est pas établie. La requête est donc rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : MARCON

11 juillet 2025• 3ème chambre
CAA75Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-24PA02451

Avocat : MARCHAND

10 juillet 2025• 3ème chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2216777

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SCPI Selectinvest 1 qui demandait l'annulation de la délibération du 1er juillet 2022 par laquelle le conseil municipal de Villiers-le-Bel a approuvé la modification n°1 de son plan local d'urbanisme. La société requérante contestait notamment l'insuffisance du dossier d'enquête publique, l'absence de motivation du rapport du commissaire enquêteur, la méconnaissance de l'article L. 151-14 du code de l'urbanisme concernant la création d'un périmètre d'attente de projet d'aménagement global, et une erreur manifeste d'appréciation dans le classement de son terrain en zone UX. Le tribunal a examiné l'ensemble des moyens soulevés, en application des articles L. 153-11 et R. 123-8 du code de l'environnement, ainsi que de l'article L. 151-14 du code de l'urbanisme, et les a jugés infondés.

Avocat : CAZIN MARCEAU AVOCATS ASSOCIES

10 juillet 2025• 1ère Chambre
CAA33Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Bordeaux — N° CAA33-23BX01447

Avocat : SARL CAZIN MARCEAU AVOCATS ASSOCIES

9 juillet 2025• 6ème chambre (formation à 3)
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2506407

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi d’une demande de suspension de l’arrêté de non-opposition à déclaration préalable de travaux délivré par le maire de Villaz pour une extension de maison. Les requérants, voisins immédiats, se sont désistés de leur requête après que le pétitionnaire a déposé une déclaration modificative purgeant les vices initiaux (emprise au sol excessive et couleur des menuiseries non conforme au PLU). Le tribunal a donné acte du désistement et a condamné la commune et le pétitionnaire à verser chacun 750 euros aux requérants au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARLU JEAN-MARC PETIT-AVOCAT

9 juillet 2025
CAA69Décision• excès de pouvoir

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-24LY01729

Avocat : JEAN-MARC PETIT-AVOCAT

9 juillet 2025• 1ère chambre - formation à 3
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2505827

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension du permis de construire tacite délivré par la commune de Courchevel à la SAS Ambre. Les requérants, voisins immédiats, ont vu leur intérêt à agir reconnu en raison des vues et de la perte d'intimité engendrées par le projet. Toutefois, le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les travaux n'ayant pas débuté et les requérants n'établissant pas de préjudice grave et immédiat. La requête a donc été rejetée, et les requérants ont été condamnés à verser 1 500 euros à la commune et 1 500 euros à la SAS Ambre au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARLU JEAN-MARC PETIT-AVOCAT

8 juillet 2025
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2300610

Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné les requêtes de deux infirmiers du centre hospitalier intercommunal (CHI) de Cavaillon-Lauris contestant leur changement d'affectation de nuit, décidé le 26 janvier 2023. Les requérants invoquaient notamment une insuffisance de motivation, une procédure irrégulière faute de saisine de la commission administrative paritaire, une erreur manifeste d'appréciation, et un détournement de pouvoir, estimant que la mesure constituait une sanction déguisée liée à leurs activités syndicales ou médiatiques. Le tribunal a rejeté les requêtes comme irrecevables, considérant que ces décisions d'affectation, prises dans le cadre d'une réorganisation du service, constituaient des mesures d'ordre intérieur ne faisant pas grief. Aucun texte spécifique n'a été appliqué au fond, la décision étant fondée sur les principes généraux de recevabilité des recours pour excès de pouvoir.

Avocat : MARC

8 juillet 2025• 4ème Chambre
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2511083

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire de Sargé-lès-le-Mans retirant une non-opposition tacite à déclaration préalable et s'opposant à un changement de destination. Le juge a estimé que le moyen invoqué, tiré de l'irrégularité de la procédure contradictoire préalable au retrait, n'était pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a relevé que le requérant avait été invité à présenter ses observations écrites dans un délai de dix jours, conformément aux articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration, et n'avait pas sollicité d'observations orales. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : SARL CAZIN MARCEAU AVOCATS ASSOCIES

7 juillet 2025