1 698 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 698
Décisions totales
383 581
Ordonnances
252 020
Avec résumé IA
Avocat : SELARLU JEAN-MARC PETIT-AVOCAT
Avocat : CABINET CAROLINE MARCEL ET ASSOCIE (SELARL)
Avocat : MARCHAND HÉLÈNE
Avocat : SARL CAZIN MARCEAU AVOCATS ASSOCIES
Avocat : MARCAULT DEROUARD
Avocat : MARCEL
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de M. et Mme B tendant à la décharge d'une amende de 10 000 euros pour non-déclaration d'un compte bancaire ouvert en Moldavie en 2017. Les requérants contestaient l'amende en soutenant que la Moldavie avait adhéré à une convention d'assistance administrative fiscale de l'OCDE, ce qui excluait la majoration de l'amende. Le tribunal a jugé que, malgré cette adhésion, la Moldavie n'avait pas conclu avec la France une convention d'assistance administrative spécifique permettant l'accès aux renseignements bancaires, justifiant ainsi l'application de l'amende majorée de 10 000 euros prévue à l'article 1736 du code général des impôts.
Avocat : SELARL CABINET MARCHESSEAU
Le Tribunal administratif de Pau, saisi d’une requête en responsabilité de M. B visant à obtenir réparation des préjudices résultant de décisions de suspension de sa pension militaire de retraite et de mise à sa charge d’un indu, se déclare incompétent. Il estime que le contentieux relève du tribunal administratif d’Orléans, dans le ressort duquel se trouve le centre de gestion des retraites de Tours, lieu de liquidation de la pension. En application des articles R. 312-13, R. 312-14 et R. 351-3 du code de justice administrative, il transmet le dossier à cette juridiction.
Avocat : ZZ_DESACTIVE_MARCEL
Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C, ressortissant haïtien, qui demandait la suspension de la décision du 14 juin 2024 refusant de lui délivrer un récépissé de demande d'admission au séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de démontrer un préjudice grave et immédiat, en l'absence de mesure d'éloignement et de bouleversement de ses conditions d'existence. Les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont également été rejetées.
Avocat : MARCIGUEY
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Guyane de fixer un rendez-vous à M. A, ressortissant chinois, pour le dépôt de sa demande d'admission au séjour. Le juge a considéré que la condition d'urgence était satisfaite compte tenu de la situation personnelle et professionnelle du requérant, employé en CDI, et du délai anormalement long pour obtenir un rendez-vous. En revanche, la demande de délivrance d'un récépissé a été rejetée, car celle-ci est subordonnée à l'enregistrement d'un dossier complet. L'État a été condamné à verser 500 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 14 juin 2024 refusant la délivrance d'un récépissé de demande d'admission au séjour à M. B, ressortissant haïtien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute de bouleversement des conditions d'existence ou de séparation familiale, malgré la situation personnelle et les risques invoqués par le requérant. L'ordonnance admet provisoirement M. B à l'aide juridictionnelle mais rejette l'ensemble de ses conclusions.
Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme D, ressortissante haïtienne, qui demandait la suspension de la décision du 13 juin 2024 refusant de lui délivrer un récépissé de demande d'admission au séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la décision contestée n'entraînant aucun bouleversement immédiat de ses conditions d'existence, en l'absence de mesure d'éloignement et de séparation familiale. La requérante a néanmoins été admise provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, qui demandait la suspension de la décision du 14 juin 2024 refusant de lui délivrer un récépissé de demande d'admission au séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'intéressé ne démontrant pas de bouleversement grave et immédiat de sa situation, en l'absence de mesure d'éloignement et de séparation familiale. La requête a été rejetée sans instruction contradictoire ni audience publique, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A pour contester la décision du conseil départemental de la Savoie mettant fin à sa mesure de prise en charge en tant que jeune majeur. En cours d’instance, le requérant a atteint l’âge de 21 ans, limite légale prévue par les articles L. 112-3 et L. 222-5 du code de l’action sociale et des familles pour bénéficier de l’aide sociale à l’enfance. Par conséquent, le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande de la région Occitanie concernant les dégradations des clôtures de sécurité séparant les voies ferrées portuaires du port de Sète du réseau ferré national. La mesure a été jugée utile pour déterminer l'origine des désordres, apparus en 2023 et ayant conduit à des chutes de clôtures en mars 2024, dans la perspective d'un éventuel litige au fond. L'expertise a été étendue au contradictoire des sociétés Baurès, Rivisa et Schertz, sur demande de la société Gaia Clôture Système, en raison de leur qualité de distributeur et fournisseurs. La décision se fonde sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés de prescrire toute mesure utile d'expertise.
Avocat : SCP CASCIO - ORTAL - DOMMÉE - MARC
Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête du centre hospitalier de Sarreguemines. Le requérant demandait la suspension de l'arrêté de l'Agence régionale de santé Grand Est fixant à zéro les implantations de chirurgie oncologique complexe (mentions B1 et B4) pour la zone "Moselle Est". Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le centre hospitalier s'étant lui-même placé dans une situation d'urgence en introduisant tardivement son recours. Aucun des moyens soulevés, tirés notamment de vices de procédure et d'erreurs d'appréciation, n'a été examiné au fond, la requête étant rejetée pour défaut d'urgence.
Avocat : SARL CAZIN MARCEAU AVOCATS
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par une professeure des écoles réclamant la condamnation conjointe de l'État et de la Polynésie française à l'indemniser pour des heures d'enseignement non rémunérées. La requérante soutenait que son obligation de service de 24 heures hebdomadaires était inférieure au temps d'enseignement effectif de 27 heures fixé par la Polynésie française, créant une situation fautive. La Polynésie française a opposé que la requérante bénéficiait de décharges syndicales et que ses obligations totales de service, incluant 108 heures annuelles de missions diverses, atteignaient bien 27 heures par semaine, sans préjudice démontré. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la requérante ne justifiait pas d'un préjudice indemnisable, et a mis à sa charge les frais de justice.
Avocat : MARCHAND
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par Mme A B, professeure des écoles, qui demandait la condamnation conjointe de l'État et de la Polynésie française à lui verser 126 000 euros en réparation du préjudice résultant d'heures d'enseignement supplémentaires non rémunérées. Elle soutenait que son obligation de service de 24 heures hebdomadaires était dépassée en raison d'un arrêté local fixant à 27 heures la durée hebdomadaire des cours, créant ainsi une situation fautive. La Polynésie française a conclu au rejet de la requête, arguant que la requérante bénéficiait de décharges syndicales et que ses obligations de service, incluant 108 heures annuelles diverses, atteignaient bien 27 heures, sans préjudice avéré. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la requérante n'établissait pas l'existence d'un préjudice indemnisable, notamment car elle percevait l'indemnité de suivi et d'accompagnement des élèves sans démontrer avoir effectué des heures supplémentaires non compensées.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par une professeure des écoles demandant la condamnation conjointe de l'État et de la Polynésie française à l'indemniser pour des heures d'enseignement non rémunérées. La requérante soutenait que son obligation de service de 24 heures hebdomadaires était dépassée en raison d'un arrêté local fixant la durée d'enseignement à 27 heures par semaine, ce qui constituait une faute de l'administration. La Polynésie française a opposé que la requérante bénéficiait de décharges syndicales et que ses obligations totales de service, incluant 108 heures annuelles de tâches diverses, atteignaient déjà 27 heures par semaine, sans préjudice démontré. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la requérante n'établissait pas avoir subi un préjudice indemnisable, et l'a condamnée aux dépens.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme A B épouse C, qui demandait la condamnation conjointe de l'État et de la Polynésie française à l'indemniser pour un surcroît d'heures d'enseignement non rémunéré. Le tribunal a considéré que l'obligation de service de 27 heures hebdomadaires, incluant les 24 heures d'enseignement et les 108 heures annuelles d'autres obligations prévues par le décret n° 2008-775 du 30 juillet 2008, était légale et ne constituait pas une faute. Il a également jugé que la requérante, bénéficiant de décharges syndicales, n'avait pas subi de préjudice direct et certain, et que l'indemnité de suivi et d'accompagnement des élèves (ISAE) compensait les éventuelles sujétions supplémentaires. La solution retenue s'appuie sur les textes applicables, notamment le décret n° 2008-775 du 30 juillet 2008 et l'arrêté n° 797 CM du 24 juillet 1996.