10 142 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
10 142
Décisions totales
383 581
Ordonnances
252 470
Avec résumé IA
Avocat : SCP GASCHIGNARD, LOISEAU, MASSIGNON
Avocat : SCP GASCHIGNARD, LOISEAU, MASSIGNON
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 2 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que le droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE) avait été respecté, que l'arrêté était suffisamment motivé, et que l'atteinte à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) était justifiée par les nécessités de l'ordre public. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : TOMASI
Avocat : MASSERA
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, rejette la demande d'injonction urgente visant à obtenir une attestation de prolongation d'instruction et l'examen de sa demande de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-2 du code de justice administrative n'est pas remplie, considérant que la menace de suspension d'un contrat d'apprentissage ne caractérise pas, à elle seule, une situation nécessitant une intervention dans un délai de quarante-huit heures. La décision est rendue sur le fondement des articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé-suspension, a suspendu l'exécution de l'arrêté préfectoral rejetant la demande de renouvellement de titre de séjour d'un travailleur temporaire. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, en raison de l'incidence immédiate du refus sur la situation du requérant, et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision. La suspension a été ordonnée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, en attendant un réexamen de la situation par l'administration.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet de renouvellement de titre de séjour étudiant. Le juge estime que le requérant n'a pas soulevé de moyen créant un doute sérieux sur la légalité de la décision, rendant sa demande manifestement mal fondée. La décision est prise sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) pris à l'encontre d'un ressortissant algérien. Le juge a retenu que l'étranger justifiait d'une entrée régulière en France, rendant l'application de l'article L. 611-1, 1°, du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile erronée. Le préfet est enjoint de réexaminer la situation du requérant dans un délai de deux mois, et l'État est condamné à lui verser 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant égyptien. Le tribunal a annulé la décision, considérant que les condamnations pour infractions routières invoquées par le préfet ne caractérisaient pas, en l'espèce, une menace pour l'ordre public justifiant un refus de séjour au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les mesures d'obligation de quitter le territoire et d'interdiction de retour ont été annulées en conséquence.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et la désignation de son pays de renvoi. La juridiction a estimé que les moyens soulevés (incompétence du signataire, vice de procédure, motivation insuffisante) n'étaient pas fondés, considérant notamment que la décision était régulière et suffisamment motivée au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Les conclusions concernant l'aide juridictionnelle provisoire ont été déclarées sans objet, celle-ci ayant déjà été accordée.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours pour excès de pouvoir contre le refus de renouvellement d'un certificat de résidence et une obligation de quitter le territoire (OQTF) notifiés à une ressortissante algérienne. Le tribunal a annulé l'arrêté du préfet de police, considérant que l'administration n'avait pas suffisamment justifié, au regard de l'article 6-7 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, que la requérante pouvait bénéficier d'un traitement médical approprié en Algérie pour sa pathologie grave. La décision s'appuie sur une appréciation contradictoire des pièces médicales, dont un avis défavorable du collège de médecins, pour conclure à l'illégalité du refus de séjour et de l'OQTF qui en découlait.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté préfectoral du 3 juillet 2025 refusant la délivrance d'un titre de séjour à M. E... et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le refus, fondé sur l'absence de contrat de travail, constituait une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de l'ancienneté du séjour du requérant et de son insertion professionnelle durable en tant que zootechnicien. Le tribunal a en conséquence ordonné au préfet de réexaminer la situation de M. E... dans un délai d'un mois.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et la fixation du Sri Lanka comme pays de destination. La juridiction estime que le préfet de police a procédé à un examen sérieux de la situation et que le requérant n'apporte pas d'éléments probants étayant ses allégations de risque en cas de retour, au regard de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme D..., une ressortissante bangladaise, visant à annuler un arrêté préfectoral lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que l'arrêté, fondé sur le rejet définitif de sa demande d'asile par l'OFPRA et la CNDA, était légal et suffisamment motivé, notamment au regard des articles L. 611-1 du CESEDA et des articles 3 et 8 de la CEDH. Les moyens soulevés, dont l'incompétence du signataire et le défaut d'examen de sa situation personnelle, ont été écartés.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté préfectoral du 9 juillet 2025 refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement de la requérante. La juridiction a retenu un vice de procédure, constatant que l'administration n'avait pas prouvé avoir régulièrement convoqué l'intéressée devant la commission du titre de séjour, la privant ainsi d'une garantie prévue à l'article L. 432-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le préfet est enjoint de réexaminer la situation de la requérante dans un délai de quatre mois.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet d'une demande d'admission au séjour d'un ressortissant congolais. Le juge a retenu que le silence gardé par le préfet de Seine-et-Marne pendant plus de quatre mois constituait un rejet implicite, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du CESEDA. Le tribunal a également constaté que l'administration n'avait pas répondu à la demande de communication des motifs de ce refus implicite, ce qui, dans le cas d'espèce, entachait la décision d'illégalité au regard des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : MATOUANDOU MASSENGO
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant algérien, visant à annuler une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et un refus implicite de titre de séjour. Le juge a jugé irrecevable la demande d'annulation du refus de titre, car la demande initiale avait été présentée par courrier sans comparution personnelle, ce qui ne pouvait faire naître une décision faisant grief. Concernant l'OQTF, le tribunal a estimé qu'elle était légale, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, considérant que l'intéressé, entré en 2015, n'avait pas établi l'existence d'attaches familiales ou privées suffisantes en France pour justifier une protection.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi d'une demande de référé-suspension concernant le renouvellement d'un titre de séjour d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison du caractère anormalement long de l'instruction et des menaces de licenciement pesant sur le requérant. Il a ordonné la suspension de la décision implicite de rejet et enjoint à la préfecture de réexaminer la demande dans un délai de quinze jours, en s'appuyant sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 424-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a été saisi d'une demande de liquidation d'une astreinte pour inexécution tardive d'une injonction de réexaminer une demande de titre de séjour. Le juge a constaté l'exécution tardive de l'injonction par la préfète de l'Essonne et a procédé à la liquidation définitive de l'astreinte, en modulant son montant. Il a condamné l'État à verser 2 000 euros au requérant au titre de cette astreinte, en application des articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative, ainsi qu'une somme de 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé le refus de titre de séjour opposé à un ressortissant égyptien par le préfet de police. La juridiction a retenu le moyen d’un défaut de motivation, la décision attaquée ne comportant aucun élément de fait propre à la situation du requérant, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal a enjoint à l’administration de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et a condamné l’État à verser 1 000 euros au requérant au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : TOMASI