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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

576 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

576

Décisions totales

383 581

Ordonnances

250 920

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : MATHISEffacer tout
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2404170

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme B... d'une demande indemnitaire visant à réparer les préjudices subis du fait de la carence de l'État à exécuter la décision de la commission de médiation de l'Isère du 27 avril 2023, qui l'avait reconnue prioritaire pour un hébergement. Le tribunal a jugé que l'État avait commis une faute de nature à engager sa responsabilité en ne proposant aucune offre d'hébergement adaptée avant le 25 septembre 2025, date à laquelle l'intéressée a signé un bail pour un logement social. Cette solution est fondée sur les dispositions des articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation, qui imposent au préfet de proposer un hébergement dans un délai de six semaines suivant la décision de la commission de médiation.

Avocat : MATHIS

23 février 2026• Juge unique 1
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601004

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de M. A... et Mme D..., occupants sans droit ni titre d'un hébergement pour demandeurs d'asile à Fontanil Cornillon. La solution retenue fait droit à la demande de la préfète de l'Isère, en application des articles L. 551-11 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constatant que leurs demandes d'asile ont été définitivement rejetées. Le tribunal a jugé que la condition d'urgence était remplie, le maintien dans les lieux faisant obstacle à la prise en charge de nouveaux demandeurs d'asile dans un contexte de saturation des capacités d'hébergement. Aucun délai n'a été accordé aux occupants pour quitter les lieux, et le recours à la force publique a été autorisé en cas de besoin.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : MATHIS

20 février 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2510619

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... contre l'arrêté du 4 septembre 2025 de la préfète de l'Isère lui retirant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a jugé que le retrait du titre de séjour était légal, car il avait été obtenu par fraude, et que la décision était suffisamment motivée. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution s'appuie sur l'article L. 241-2 du code des relations entre le public et l'administration, qui permet le retrait d'un acte obtenu par fraude.

Avocat : MATHIS

19 février 2026• 1ère Chambre
TA38Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600398

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné à la préfète de l'Isère d'accueillir M. A... dans une structure d'hébergement adaptée à ses besoins et capacités, sous astreinte de 200 euros par jour de retard. Le requérant avait été reconnu prioritaire par la commission de médiation le 25 septembre 2025, mais aucune offre d'hébergement ne lui avait été proposée. Le tribunal a également admis M. A... au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et mis à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.

Avocat : MATHIS

17 février 2026
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601200

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a liquidé provisoirement à 3 400 euros l'astreinte de 200 euros par jour prononcée le 14 janvier 2026 à l'encontre de la préfète de l'Isère, pour inexécution de l'injonction de délivrer un document provisoire de séjour autorisant le travail. La requérante, Mme B..., a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. La liquidation a été effectuée sur le fondement de l'article L. 911-7 du code de justice administrative, en raison du retard de 17 jours constaté. Les frais de procès ont été mis à la charge de l'État à hauteur de 900 euros, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : MATHIS

13 février 2026
TA38Décision

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601144

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant colombien, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour demandeurs d'asile. Le refus était motivé par le dépôt tardif de sa demande d'asile, plus de quatre-vingt-dix jours après son entrée en France, sans motif légitime. Le tribunal a jugé la décision suffisamment motivée et a écarté les moyens tirés de l'erreur de fait et du défaut d'examen, estimant que le requérant n'avait pas établi de vulnérabilité particulière justifiant une dérogation. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : MATHIS

13 février 2026• Reconduite à la frontière
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601475

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante nigériane, qui demandait l'enregistrement de sa demande de titre de séjour et la délivrance d'un récépissé avec autorisation de travail. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, la situation d'irrégularité et de précarité invoquée par la requérante durant depuis plusieurs mois sans élément nouveau démontrant une nécessité d'intervention immédiate. La décision a été rendue sans qu'il soit besoin d'examiner le fond de l'atteinte à une liberté fondamentale.

Avocat : MATHIS

12 février 2026
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601476

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant guinéen, qui demandait la délivrance d’un récépissé de demande de titre de séjour avec autorisation de travail. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la situation de l’intéressé perdurant depuis près de quatre mois sans justifier de perspectives professionnelles ou d’hébergement imminentes. Il a également relevé que le délai de quatre mois imparti à l’administration pour statuer expirait sous trois jours, rendant la mesure demandée sans objet à très bref délai. La requête a été rejetée sans admission à l’aide juridictionnelle provisoire.

Avocat : MATHIS

12 février 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600975

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A..., un ressortissant guinéen. La condition d'urgence a été présumée remplie car le refus portait sur le renouvellement d'un titre de séjour. Le juge a estimé que le moyen tiré d'un défaut de motivation de la décision était, en l'état de l'instruction, de nature à créer un doute sérieux sur sa légalité. En conséquence, le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. A... et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai d'un mois. Cette décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : MATHIS

11 février 2026
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2406097

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. F... J... et Mme D... contestant le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France. La juridiction a estimé que la décision attaquée était suffisamment motivée, les décisions consulaires initiales comportant l'énoncé des considérations de droit et de fait, notamment au regard des articles L. 561-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a ainsi écarté le moyen tiré du défaut de motivation, sans se prononcer sur le bien-fondé des autres moyens soulevés par les requérants.

Avocat : MATHIS

6 février 2026• 8ème chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600878

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du 20 janvier 2026 assignant à résidence M. A..., ressortissant guinéen, a constaté que cet arrêté avait été retiré par la préfète de l’Isère le 3 février 2026. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation. Il a également rejeté la demande de suspension de l’obligation de quitter le territoire français du 13 octobre 2023, faute de base légale, tout en relevant que l’état de santé de M. A... et sa demande de titre de séjour pour raison médicale constituaient des circonstances nouvelles imposant à l’administration de réexaminer sa situation. La décision se fonde sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et le code de justice administrative.

Avocat : MATHIS

6 février 2026• Reconduite à la frontière
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600508

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a liquidé provisoirement l'astreinte prononcée par une ordonnance du 4 décembre 2025 à l'encontre de l'État (préfète de l'Isère), pour inexécution partielle de l'injonction de délivrer des documents provisoires de séjour à M. et Mme C.... L'astreinte a été liquidée à 5 000 euros pour la période du 18 décembre 2025 au 5 février 2026, sur le fondement de l'article L. 911-7 du code de justice administrative. Les requérants ont été admis provisoirement à l'aide juridictionnelle, mais leurs conclusions au titre des frais de justice ont été rejetées.

Avocat : MATHIS

5 février 2026
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511187

Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de Mme B... de ses conclusions en annulation et injonction dirigées contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français. La requérante s'étant désistée de l'essentiel de son recours pour excès de pouvoir, le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur ces points. Sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, l'État a été condamné à verser 800 euros à l'avocate de Mme B..., sous réserve de renonciation à la part contributive de l'État.

Avocat : MATHIS

3 février 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2509576

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C... épouse D..., ressortissante algérienne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 8 avril 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour en tant que conjointe de Français, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que la préfète n'avait commis ni erreur de fait ni défaut d'examen, le couple étant en instance de divorce à la date de l'arrêté, malgré une réconciliation ultérieure. Il a jugé que la condition de vie commune avec le conjoint français n'était pas remplie, écartant ainsi la méconnaissance de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination ont été maintenues.

Avocat : MATHIS

29 janvier 2026• 1ère Chambre
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513781

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. A... d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée à l’encontre de la préfète de l’Isère pour inexécution d’une ordonnance du 14 août 2025 lui enjoignant de réexaminer sa demande de titre de séjour. La préfète a justifié avoir délivré une carte de séjour pluriannuelle le 27 octobre 2025, soit après le délai imparti. Le juge a estimé que, compte tenu de la durée limitée de l’inexécution, il n’y avait pas lieu de liquider l’astreinte, tout en condamnant l’État à verser 600 euros au titre des frais de justice.

Avocat : MATHIS

22 janvier 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513162

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu la décision du 4 septembre 2025 par laquelle la commission de médiation de l'Isère avait refusé de reconnaître comme prioritaire et urgente la demande d'hébergement de Mme D..., mère de cinq enfants gravement malades. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison du risque imminent d'expulsion et de l'incompatibilité de l'état de santé des enfants avec une vie à la rue. Il a également retenu que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article L. 441-2-3 III° du code de la construction et de l'habitation et de l'erreur manifeste d'appréciation étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, il a enjoint à la commission de médiation de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de la demande dans un délai de deux mois.

Avocat : MATHIS

21 janvier 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2400088

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule la décision implicite de la préfète de l’Isère rejetant la demande de regroupement familial de M. B... pour ses deux enfants. L’annulation est fondée sur le défaut de motivation de la décision implicite, la préfète n’ayant pas communiqué les motifs de son rejet dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressé, en méconnaissance de l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de deux mois, sans astreinte, et condamne l’État à verser 1 200 euros à l’avocate de M. B... au titre des frais d’instance.

Avocat : MATHIS

20 janvier 2026• 6ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512050

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait la délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour avec autorisation de travail. Le juge a constaté qu'une décision implicite de rejet de sa demande de titre était née du silence de la préfète de l'Isère, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution de cette décision administrative et ne pouvait être ordonnée dans le cadre de cette procédure d'urgence.

Avocat : MATHIS

20 janvier 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512153

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme C... de ses conclusions tendant à enjoindre à l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui fixer un rendez-vous pour signer son contrat d'intégration républicaine, la requérante ayant obtenu satisfaction en cours d'instance. Malgré ce désistement, le tribunal a condamné l'OFII à verser 600 euros à Mme C... au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant que les circonstances de l'espèce le justifiaient.

Avocat : MATHIS

19 janvier 2026
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600310

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme A... de ses conclusions tendant à obtenir une attestation de prolongation d'instruction de la part de la préfète de l'Isère. La requérante, qui avait sollicité l'aide juridictionnelle provisoire pour faire valoir une atteinte grave à une liberté fondamentale, a été admise à ce titre. En l'absence d'objet du litige, le tribunal a condamné l'État à verser 800 euros à son conseil au titre des frais d'instance, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : MATHIS

15 janvier 2026