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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

576 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

576

Décisions totales

383 581

Ordonnances

249 827

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : MATHISEffacer tout
TA38Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512101

Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi par la préfète de l’Isère d’une demande de liquidation d’astreinte, a statué sur l’exécution d’une précédente ordonnance du 29 novembre 2024. Cette ordonnance enjoignait au préfet d’héberger M. A..., sous astreinte de 500 euros par mois. Constatant que l’intéressé avait été orienté vers un hébergement d’urgence le 15 avril 2025, soit après le délai imparti, le tribunal a liquidé l’astreinte à la somme définitive de 1 500 euros, payable au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement, sur le fondement des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.

Avocat : MATHIS

16 décembre 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2301843

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule la décision du 7 novembre 2022 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. A..., un ressortissant guinéen demandeur d'asile. Le tribunal retient que l'OFII, qui n'a pas produit de mémoire en défense malgré une mise en demeure, est réputé avoir acquiescé aux faits allégués par le requérant. La décision est annulée pour erreur manifeste d'appréciation et méconnaissance des articles L. 551-16 et L. 573-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'OFII n'ayant pas justifié que le retour de M. A... en France après son transfert en Espagne permettait légalement de lui refuser le bénéfice des conditions matérielles d'accueil.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : MATHIS

15 décembre 2025• 5ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2400165

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule la décision implicite du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) refusant les conditions matérielles d'accueil à une demandeuse d'asile nigériane. Le juge retient un vice de procédure, l'OFII n'ayant pas démontré avoir procédé à l'évaluation de la vulnérabilité de la requérante, comme l'exige l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de l'intéressée dans un délai d'un mois.

Avocat : MATHIS

15 décembre 2025• 7ème Chambre
TA38Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511856

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, rendue dans le cadre d’un recours de plein contentieux, concerne la demande de M. A... visant à obtenir son hébergement d’urgence. Le juge, statuant sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, constate que la commission de médiation de l’Isère a reconnu le requérant comme prioritaire le 4 septembre 2025. La solution retenue ordonne à la préfète de l’Isère d’accueillir M. A... dans une structure adaptée, sous astreinte, après avoir admis l’intéressé au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire.

Avocat : MATHIS

15 décembre 2025
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512450

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... contestant un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire et interdiction de retour de deux ans. La requête a été jugée manifestement irrecevable car enregistrée le 26 novembre 2025, soit après l'expiration du délai de recours d'un mois suivant la notification de l'arrêté le 10 octobre 2025, conformément à l'article L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'ordonnance, prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, rejette également la demande d'aide juridictionnelle provisoire.

Avocat : MATHIS

15 décembre 2025
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512451

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme C... contestant un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour, d'obligation de quitter le territoire et d'interdiction de retour pour deux ans. La requête a été enregistrée le 26 novembre 2025, soit après l'expiration du délai de recours d'un mois suivant la notification de l'arrêté le 10 octobre 2025, en méconnaissance de l'article L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal a également rejeté la demande d'aide juridictionnelle provisoire.

Avocat : MATHIS

15 décembre 2025
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513005

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. et Mme B..., famille avec trois enfants mineurs, qui demandait à être hébergée d’urgence. Le juge a estimé que, malgré la vulnérabilité de la famille, la condition d’urgence n’était pas remplie, l’OFII ayant proposé une solution d’hébergement temporaire et l’État justifiant de la saturation complète du parc d’hébergement d’urgence en Isère. Il a également considéré qu’aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n’était caractérisée, les requérants bénéficiant par ailleurs d’une allocation forfaitaire majorée. La décision s’appuie notamment sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles et du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : MATHIS

13 décembre 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512332

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. B... B... de sa demande de suspension d’une décision implicite de la préfète de l’Isère refusant de lui délivrer une carte de résident. Le juge a admis le requérant au bénéfice provisoire de l’aide juridictionnelle, mais a rejeté ses conclusions au titre des frais de justice. La solution retenue est fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : MATHIS

10 décembre 2025
TA38Décision• Autorisation

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2509887

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la demande de Mme A... visant à obtenir une injonction de délivrance d'un récépissé de titre de séjour. La requérante sollicitait un rendez-vous pour le renouvellement de son titre, mais la préfète de l'Isère avait refusé cette délivrance au motif qu'elle ne remplissait pas les conditions requises. Le juge estime que la mesure demandée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative de refus, ce qui n'est pas autorisé par l'article L. 521-3. En revanche, l'aide juridictionnelle provisoire est accordée à Mme A... en raison de l'urgence.

Avocat : MATHIS

10 décembre 2025
CAA44Décision• excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-24NT02044

Avocat : MATHIS

9 décembre 2025• 5ème chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511697

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. et Mme B..., ressortissants kosovars, pour suspendre l'exécution des décisions implicites de la préfète de l'Isère refusant de leur délivrer une autorisation provisoire de séjour. Le juge a rejeté l'exception de non-lieu soulevée par la préfète concernant Mme B..., estimant que la convocation pour déposer un nouveau dossier ne faisait pas disparaître la décision implicite contestée. Sur le fond, il a considéré que la condition d'urgence n'était pas établie, les requérants ne justifiant pas de circonstances particulières rendant nécessaire une intervention rapide du juge. En conséquence, les demandes de suspension ont été rejetées, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.

Avocat : MATHIS

4 décembre 2025
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512582

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme D... et M. B... qui demandaient à être orientés vers un centre d'hébergement d'urgence. Le juge a rappelé que le recours spécifique prévu à l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation constitue la seule voie de droit pour obtenir l'exécution d'une décision de la commission de médiation, rendant irrecevable une action fondée sur la procédure d'urgence pour atteinte à une liberté fondamentale. En l'espèce, les requérants avaient déjà obtenu une injonction d'hébergement par un jugement du 2 septembre 2025, et ils peuvent, en cas d'inexécution, demander au juge de l'exécution de prendre des mesures coercitives, y compris une astreinte. La condition d'urgence n'étant pas contestée, la requête a été rejetée comme irrecevable.

Avocat : MATHIS

4 décembre 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2508422

Le Tribunal Administratif de Grenoble (5ème Chambre) a rejeté la requête de Mme A... épouse C..., ressortissante algérienne, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par la préfète de l'Isère. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que la préfète avait procédé à un examen particulier de la situation de la requérante. Il a estimé que les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'accord franco-algérien (articles 6-2°, 7 bis et 6-5), de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant n'étaient pas fondés. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, y compris celles relatives aux frais de justice.

Avocat : MATHIS

2 décembre 2025• 5ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2307689

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme B..., qui contestaient le refus de l'OFII de leur rétablir les conditions matérielles d'accueil. La juridiction a relevé d'office l'irrecevabilité de la demande, faute pour les requérants d'avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.

Avocat : MATHIS

27 novembre 2025• 4ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2510974

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant la délivrance d'une carte de résident à Mme C.... Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la précarité invoquée par la requérante, mère de quatre enfants, existant antérieurement au dépôt de sa demande de titre de séjour en mai 2025. En conséquence, la requête a été rejetée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.

Avocat : MATHIS

27 novembre 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2510059

Cette décision du Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, concerne la demande d’un ressortissant géorgien atteint du VIH, M. C..., qui sollicitait une injonction à l’encontre de la préfète de l’Isère afin d’obtenir le certificat médical vierge nécessaire à l’instruction de sa demande de titre de séjour pour raison de santé. Le juge des référés a fait droit à la demande, en admettant l’urgence compte tenu de l’état de santé et de la précarité du requérant, et a ordonné à la préfète de délivrer ce certificat dans un délai de 48 heures, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Cette solution se fonde sur les articles L. 425-9, R. 425-11 et R. 425-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur l’arrêté du 27 décembre 2016, qui imposent à l’administration de remettre ce document au demandeur.

Avocat : MATHIS

25 novembre 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2506536

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant turc, qui contestait un arrêté préfectoral du 21 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la préfète avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la demande d'annulation de l'obligation de quitter le territoire français, de la fixation du pays de destination et de l'interdiction de retour a été rejetée.

Avocat : MATHIS

20 novembre 2025• 1ère Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2506589

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant guinéen, contestant l'arrêté préfectoral du 9 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que la préfète du Rhône avait procédé à un examen complet de la situation du requérant et avait vérifié son droit au séjour conformément à l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de résidence de sa famille en France et de son maintien irrégulier malgré une précédente mesure d'éloignement. En conséquence, l'ensemble des moyens soulevés, y compris ceux relatifs à l'interdiction de retour et au pays de renvoi, ont été écartés.

Avocat : MATHIS

20 novembre 2025• 1ère Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2509911

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a condamné l'État à verser une provision de 5 000 euros à Mme B..., reconnue prioritaire pour un hébergement d'urgence. La carence fautive de l'État, qui n'a pas exécuté la décision de la commission de médiation dans le délai légal de six semaines à compter du 21 septembre 2023, engage sa responsabilité. Cette faute a causé des troubles dans les conditions d'existence et un préjudice moral à la requérante, qui a deux enfants à charge. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de la construction et de l'habitation, notamment les articles L. 441-2-3 et R. 441-18.

Avocat : MATHIS

13 novembre 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511174

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de délivrer une carte de séjour pluriannuelle à M. B..., ressortissant angolais et père d'un enfant français. Le juge a retenu l'urgence, compte tenu de la situation financière précaire de la famille, et un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans l'attente. La décision se fonde sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : MATHIS

12 novembre 2025