53 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
53
Décisions totales
383 581
Ordonnances
251 015
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Versailles, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. A..., dans son recours en excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de regroupement familial par la préfète de l’Essonne. La juridiction applique l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qui habilite un magistrat désigné à constater un tel désistement. En conséquence, l’instance est éteinte sans examen du fond de l’affaire.
Avocat : MENGELLE
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. C... visant à annuler un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet de la Haute-Garonne était compétent pour signer l'arrêté et avait procédé à un examen individualisé de la situation du requérant. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MENGELLE HÉLÈNE
Le Tribunal administratif de Versailles a annulé l'arrêté préfectoral du 8 avril 2025 refusant un titre de séjour à une ressortissante ivoirienne et lui imposant une obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que le refus de délivrer une carte de séjour "vie privée et familiale" au titre de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) était entaché d'une erreur d'appréciation, l'administration n'ayant pas suffisamment pris en compte l'indisponibilité de son traitement contre le VIH dans son pays d'origine. Par conséquent, les mesures d'obligation de quitter le territoire, d'interdiction de retour et de fixation du pays de destination, qui en dépendaient, ont également été annulées.
Avocat : MENGELLE
Le Tribunal administratif de Versailles a annulé l'arrêté du 2 juillet 2025 par lequel la préfète de l'Essonne a rejeté la demande de titre de séjour d'un ressortissant algérien et lui a notifié une obligation de quitter le territoire français. La juridiction a jugé que l'administration avait commis une erreur de droit en examinant la demande sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), alors que le requérant, de nationalité algérienne, fondait sa demande sur l'article 6 de l'accord franco-algérien modifié du 27 décembre 1968. Le tribunal a en conséquence renvoyé l'affaire à la préfète pour un nouvel examen au regard des stipulations de cet accord bilatéral.
Avocat : MENGELLE
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a ordonné à la préfète de l'Essonne de fixer un rendez-vous à un ressortissant étranger pour l'enregistrement de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence de l'article L. 521-3 du code de justice administrative était remplie, compte tenu du délai anormal d'instruction et de l'expiration imminente de son dossier déposé en ligne. L'État a également été condamné à verser 800 euros au requérant au titre des frais d'instance.
Avocat : MENGELLE
Le Tribunal Administratif de Versailles a examiné une demande de référé-suspension concernant le classement sans suite d'une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, présumée en cas de refus de renouvellement, et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision, notamment sur l'erreur de droit liée à l'avis médical de l'OFII. En conséquence, la suspension de l'exécution de la décision préfectorale a été ordonnée, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : MENGELLE
Le Tribunal Administratif de Versailles a annulé la décision de la préfète de l'Essonne refusant d'enregistrer la demande de titre de séjour de M. A... B... Le juge a estimé que le refus, motivé par un dossier soi-disant incomplet, était entaché d'une erreur de fait, le requérant ayant bien produit un jugement supplétif d'acte de naissance complet. La décision a été annulée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés.
Avocat : MENGELLE
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... demandant l’annulation du refus implicite de la préfète de l’Essonne de lui délivrer un certificat de résidence algérien. Le tribunal a constaté qu’aucune décision implicite de rejet n’était née, faute pour l’administration d’avoir délivré un récépissé de demande de titre de séjour, conformément aux articles R. 432-1 et R. 431-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Les conclusions dirigées contre une décision inexistante ont donc été rejetées sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : MENGELLE
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de la commission de recours contre les refus de visa du 7 août 2025. Cette décision confirmait le refus de délivrance d'un visa de long séjour en qualité de conjoint de Français opposé à M. A..., ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant s'étant placé lui-même dans la situation qu'il invoquait en ne finalisant pas ses démarches de titre de séjour malgré des visas de court séjour obtenus. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions accessoires.
Avocat : MENGELLE
Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de retrait de carte de séjour et d’obligation de quitter le territoire, se déclare territorialement incompétent. Il constate que la requérante résidait à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il transmet l’affaire au Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, juridiction territorialement compétente.
Avocat : MENGELLE
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi d'une demande de suspension de la décision du préfet de Seine-et-Marne retirant le titre de séjour pluriannuel de Mme A..., ressortissante marocaine entrée dans le cadre du regroupement familial. Le juge a reconnu la condition d'urgence remplie, en raison de la présomption d'urgence applicable au retrait d'un titre de séjour, non renversée par le préfet, et de l'impact sur la situation professionnelle et étudiante de l'intéressée. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais l'analyse porte sur l'urgence et le doute sérieux quant à la légalité, invoquant notamment les articles L. 423-17 et L. 423-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : MENGELLE
Cette ordonnance du Tribunal administratif de Versailles concerne un litige portant sur une obligation de quitter le territoire français prise par la préfète de l'Essonne à l'encontre de M. B.... Le tribunal constate que le requérant réside à Combs-la-Ville, dans le département de la Seine-et-Marne. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il se déclare territorialement incompétent et transmet le dossier au Tribunal administratif de Melun.
Avocat : MENGELLE
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 11 juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour pour deux ans. Le tribunal a estimé que la décision d'éloignement était légalement fondée sur le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du maintien irrégulier de l'intéressé en France depuis l'expiration de son visa en 2018. Il a écarté le moyen tiré de l'erreur de fait concernant l'absence de démarches de régularisation, jugeant cette erreur sans incidence sur la légalité de la décision. Enfin, le tribunal a rejeté le moyen fondé sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, considérant que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de M. B....
Avocat : MENGELLE
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... tendant à l'annulation du rejet implicite de sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté qu'aucune décision implicite de rejet n'était née, faute pour l'administration d'avoir délivré un récépissé de demande, condition préalable à la naissance d'une telle décision en application des articles R. 432-1 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les conclusions dirigées contre une décision inexistante ont donc été rejetées sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : MENGELLE
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A..., qui demandait l'annulation du rejet implicite de sa demande de certificat de résidence algérien. Le tribunal a considéré qu'aucune décision implicite de rejet n'était née, faute pour l'administration d'avoir délivré un récépissé de demande de titre de séjour, condition nécessaire pour faire courir le délai de quatre mois prévu à l'article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête, dirigée contre une décision inexistante, a donc été rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : MENGELLE
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi en référé suspension d’une décision implicite de la préfète de l’Essonne rejetant une demande de regroupement familial. Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie, le requérant justifiant d’un risque grave et immédiat d’excision pour sa fille de onze ans restée en Côte d’Ivoire. Il a également retenu l’existence d’un doute sérieux quant à la légalité de la décision, au regard notamment des articles L. 434-2, L. 434-7 et L. 434-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que des stipulations de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant.
Avocat : MENGELLE
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A..., ressortissant guinéen, qui contestait un arrêté préfectoral du 18 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait un risque de traitements inhumains et dégradants en cas de retour en Guinée, en raison de troubles psychiatriques, sur le fondement de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. Le tribunal a estimé que les éléments médicaux produits ne suffisaient pas à établir un lien de causalité direct entre son état de santé et les faits de persécution allégués, et qu'il n'était pas démontré qu'il ne pourrait pas bénéficier de soins appropriés en Guinée. Par ailleurs, le moyen tiré de la méconnaissance de la directive 2008/115/CE a été écarté, celle-ci ayant été transposée en droit interne. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
Avocat : MENGELLE
Le Tribunal administratif de Melun a pris acte, par ordonnance, du désistement pur et simple de M. A... de sa requête dirigée contre la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de clôturer sa demande de regroupement familial pour son fils. Le requérant demandait l'annulation de cette décision et une injonction d'enregistrement. Aucun obstacle ne s'opposant à ce désistement, le tribunal en a donné acte sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : MENGELLE
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par un ressortissant algérien d’une demande d’injonction visant à obtenir une convocation en préfecture pour déposer une demande de certificat de résidence. En cours d’instance, le préfet du Val-de-Marne a convoqué l’intéressé, rendant sans objet la demande principale. Le juge a donc constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur cette demande et a rejeté les conclusions accessoires.
Avocat : MENGELLE
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme A, qui demandait l'annulation du refus implicite de la préfète de l'Essonne de lui délivrer une carte de résident "longue durée - UE" sur le fondement de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a accueilli la fin de non-recevoir soulevée par la préfète, estimant que la demande de titre de séjour de Mme A, présentée par voie postale, était irrégulière. En effet, la demande de carte de résident ne figurant pas sur la liste des titres pouvant être demandés par téléservice, elle devait faire l'objet d'une comparution personnelle en préfecture. Par conséquent, le silence gardé par l'administration sur cette demande irrégulière n'a pas fait naître une décision faisant grief, rendant la requête irrecevable.
Avocat : MENGELLE