1 359 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 359
Décisions totales
383 581
Ordonnances
250 300
Avec résumé IA
Avocat : MIRAN
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme G, ressortissante tchadienne, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour "étudiant", l'obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour de douze mois prononcées par la préfète du Rhône. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et d'absence d'examen particulier de sa situation. Il a jugé que la mesure d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la courte durée du séjour en France et de l'absence de progression dans ses études. La solution retenue est fondée sur les articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : AMIRA
Obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour de six mois et fixation du pays de destination prononcées par la préfète du Rhône à l'encontre d'un ressortissant algérien entré irrégulièrement en 2024. Le tribunal administratif de Lyon rejette la requête en annulation. Il estime que les décisions sont signées par une autorité compétente, suffisamment motivées et ne méconnaissent pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, l'intéressé étant célibataire, sans attaches familiales ou professionnelles stables en France et ayant déclaré vouloir retourner dans son pays d'origine. L'interdiction de retour est également jugée légale au regard de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. D, ressortissant moldave, contestant l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 25 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant que la décision était suffisamment motivée et que l'ingérence dans la vie privée et familiale était proportionnée. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction, sur le fondement des articles L. 613-1 et L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne.
Avocat : CHADAM-COULLAUD MIREILLE
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 11 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant la décision suffisamment motivée et prise par une autorité compétente. Il a jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de ses attaches familiales en Tunisie et de son insertion professionnelle très récente en France. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MIRZEIN
Le Tribunal Administratif de VERSAILLES a été saisi par Mme A, agent contractuel en contrat unique d'insertion au centre hospitalier Sud Francilien, qui demandait réparation pour harcèlement moral et absence de protection de son employeur. Le tribunal a relevé d'office que ce contrat de travail est un contrat de droit privé en application des articles L. 5134-19-1 et L. 5134-24 du code du travail. Par conséquent, le litige individuel entre un agent de droit privé et son employeur relève de la compétence de l'ordre judiciaire. La requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.
Avocat : MIRAM-MARTHE-ROSE
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B A, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du 7 février 2025 de la préfète de l'Isère l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation, ainsi que des demandes d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal administratif d’Orléans a rejeté les requêtes de M. et Mme C, ressortissants afghans, qui contestaient les arrêtés du préfet de Loir-et-Cher refusant leur titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le préfet n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation en estimant que leur enfant pouvait bénéficier de soins appropriés dans son pays d’origine. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 425-9, L. 425-10, L. 423-21 et L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 3 de la convention internationale des droits de l’enfant.
Avocat : CABINET SAMIRA BENMERZOUG
Avocat : DEMIR SELÇUK
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A B, qui demandait l'annulation de la décision du ministre de l'intérieur du 6 septembre 2022 refusant de lui communiquer l'intégralité des données le concernant inscrites au fichier des personnes recherchées (FPR). Le tribunal a d'abord écarté l'exception d'incompétence territoriale soulevée par le ministre, estimant que la compétence du tribunal de Lyon ne pouvait plus être remise en cause après la transmission régulière du dossier par le tribunal de Paris. Sur le fond, il a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que le ministre n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en refusant la communication des données relevant de la sûreté de l'État, conformément à l'article 107 de la loi du 6 janvier 1978 et au décret n° 2010-569 du 28 mai 2010.
Avocat : MIRZEIN RUDY
Avocat : CASIMIRI