170 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
170
Décisions totales
383 581
Ordonnances
249 377
Avec résumé IA
Avocat : KOURAVY MOUSSA-BE
Avocat : ALIMOUSSA
Avocat : ESNAULT-BENMOUSSA
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Mayotte, rendue par le juge des référés, concerne l’exécution d’une précédente ordonnance de référé-liberté du 29 novembre 2023. Cette dernière enjoignait à la Chambre de Métiers et de l’Artisanat (CMA) de Mayotte de faire cesser le harcèlement moral subi par Mme A et de régulariser sa situation salariale depuis le 1er mai 2023. Constatant que la CMA n’a exécuté ces injonctions que de manière très incomplète, le tribunal réitère les mesures d’exécution sur le fondement des articles L. 521-2 et L. 911-4 du code de justice administrative. Il ordonne notamment un réajustement des tâches de Mme A et une régularisation complète de ses salaires et bulletins de paie.
Avocat : MOUSSA
Avocat : MOUSSALEM
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Maoré Jet. Celle-ci contestait un arrêté préfectoral du 16 août 2024 prononçant la fermeture administrative de son établissement pour trois mois après un accident de jet-ski. Le juge a estimé que le moyen tiré de l'incompétence du signataire n'était pas fondé et que la mesure, justifiée par des manquements graves aux règles de sécurité prévues par le code du sport et l'arrêté du 1er avril 2008, ne portait pas une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d'entreprise.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la SARL Maoré Jet. Celle-ci contestait l'arrêté préfectoral du 16 août 2024 ordonnant la fermeture de son établissement pour trois mois en raison d'un défaut d'agrément et d'un manquement aux règles de sécurité lors d'un accident. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas démontrée, la simple perte de revenus liée à la fermeture étant insuffisante en l'absence d'éléments comptables précis. Il a également relevé que la décision préfectorale, fondée sur les articles L. 322-2 et L. 322-5 du code du sport et l'arrêté du 1er avril 2008, n'apparaissait pas entachée d'une illégalité grave et manifeste.
Le Tribunal administratif de Mayotte a rejeté la requête de Mme A, qui contestait un blâme prononcé par l’ARS de Mayotte le 1er décembre 2021. La requête a été jugée manifestement irrecevable en raison de la tardiveté du recours, le délai de deux mois prévu à l’article R. 421-1 du code de justice administrative étant expiré. La notification de l’arrêté, effectuée le 1er décembre 2021, mentionnait les voies et délais de recours, et le recours gracieux allégué n’a pas été démontré comme ayant été reçu par l’administration. En application de l’article R. 222-1 du même code, l’ordonnance rejette l’ensemble des demandes, y compris les frais de justice.