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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

255 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

255

Décisions totales

383 581

Ordonnances

249 888

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : NAUDEffacer tout
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2101619

**Résumé de la décision :** Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par la SELARL Franklin Bach, en qualité de liquidateur judiciaire de la SARL G-N Compagnie, d'une demande en décharge de suppléments d'impôt sur les sociétés, de rappels de TVA et d'une amende fiscale pour l'exercice 2014. La société contestait la régularité de la procédure de vérification, l'insuffisance de motivation de la proposition de rectification, la méthode de reconstitution des recettes et le bien-fondé des pénalités pour manœuvres frauduleuses et pour délivrance de factures fictives. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la procédure était régulière et que l'administration avait suffisamment justifié le rejet de la comptabilité, la reconstitution des recettes ainsi que l'application des majorations et amendes sur le fondement des articles 1737 et 1729 du code général des impôts.

Avocat : RATINAUD

3 décembre 2025• 1ère chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2302464

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la demande de la SASU Scassi conseil, qui contestait des rappels de crédit d'impôt pour dépenses de recherche (CIR) au titre des années 2015 à 2017. La société soutenait l'éligibilité de plusieurs projets de cybersécurité et sollicitait une expertise sous secret-défense pour un projet spécifique. Le tribunal a jugé que la société n'apportait pas la preuve du caractère de recherche et développement des projets, condition requise par l'article 244 quater B du code général des impôts. Il a également écarté l'application de la doctrine administrative invoquée et refusé la demande d'expertise, faute d'éléments suffisants pour en démontrer l'utilité.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : TAILFER ARNAUD

3 décembre 2025• 5ème Chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2205273

Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de l'association Just Clean Services aux Particuliers, qui demandait la décharge des cotisations d'impôt sur les sociétés (2017-2018) et des rappels de TVA (2017-2019). La juridiction a jugé que l'association ne démontrait pas le caractère désintéressé de sa gestion, en raison de versements injustifiés de 30 000 euros à une SCI gérée par sa présidente et d'avantages personnels consentis à celle-ci pour plus de 247 000 euros. En application des articles 206 et 261 du code général des impôts, ces éléments ont justifié son assujettissement aux impôts commerciaux, la charge de la preuve incombant à l'association du fait de la taxation d'office. La demande de frais de justice a également été rejetée.

Avocat : CABINET D'AVOCAT ARNAUD SOTON

3 décembre 2025• 3ème chambre
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2101620

Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par M. A... d’une demande en décharge de suppléments d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2013 et 2014, consécutifs à des rehaussements opérés à l’encontre des sociétés A... Fraîche Altitude (HFA) et G-N Compagnie. Le requérant contestait la régularité de la procédure de contrôle et la méthode de reconstitution des bénéfices, notamment l’absence de débat oral et contradictoire, l’insuffisance de motivation des propositions de rectification et le caractère non probant des ratios de comparaison retenus par l’administration. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens, jugeant que la procédure était régulière et que l’administration avait suffisamment motivé ses rectifications. Il a également estimé que la méthode de reconstitution des recettes, fondée sur des éléments objectifs et des sociétés comparables, n’était pas radicalement viciée, et que les attestations de producteurs ne suffisaient pas à justifier des achats non comptabilisés. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : RATINAUD

3 décembre 2025• 1ère chambre
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2101618

Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. A... contestant les suppléments d'impôt sur le revenu et les rappels de TVA pour 2013 et 2014. Le requérant invoquait l'absence de débat oral et contradictoire lors de la vérification de comptabilité, une méthode de reconstitution de recettes exagérée, et contestait l'application de majorations pour manquement délibéré. Le tribunal a jugé que la procédure de vérification avait respecté le principe du contradictoire et que la méthode de reconstitution des recettes, bien que contestée, n'était pas manifestement exagérée. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales, notamment les articles relatifs à la procédure de vérification et aux majorations.

Avocat : RATINAUD

3 décembre 2025• 1ère chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2400732

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu pour les années 2019 à 2021, consécutives à la remise en cause par l’administration de la déduction de pensions alimentaires versées à ses parents résidant au Sénégal. Le tribunal a jugé que le requérant n’apportait pas la preuve de la réalité des versements, condition nécessaire à la déductibilité sur le fondement de l’article 156 du code général des impôts et des articles 205 à 211 du code civil. Les relevés bancaires produits ne permettaient pas d’identifier les bénéficiaires, et les autres justificatifs étaient insuffisants. En conséquence, la demande de décharge et les conclusions accessoires ont été rejetées.

Avocat : CABINET D'AVOCAT ARNAUD SOTON

2 décembre 2025• 1re Section - 2e Chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2400609

Cette décision du Tribunal Administratif de Lyon concerne les litiges fiscaux de M. B..., qui contestait des rappels de TVA et une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu pour l'année 2020, liés à son activité de vente en ligne via des fournisseurs chinois. Le tribunal a partiellement donné raison à l'administration en prononçant un non-lieu à statuer sur une partie des rappels de TVA suite à un dégrèvement de 60 945 euros accordé en cours d'instance. La solution retenue repose sur l'application des règles de charge de la preuve issues du livre des procédures fiscales (articles L. 193 et R. 193-1), le contribuable n'ayant pas démontré le bien-fondé de ses demandes de décharge pour le surplus.

Avocat : CABINET D'AVOCAT ARNAUD SOTON

25 novembre 2025• 4ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2400604

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. et Mme B... contestant des rappels d'impôt sur le revenu et de TVA pour 2018-2019, issus d'une activité occulte de commerce en ligne exercée par leur fils mineur. Le tribunal a jugé que les ventes en ligne, avec livraison directe depuis la Chine aux clients français, constituent des livraisons de biens imposables en France au titre de la TVA, conformément aux articles 256, 258 et 291 du code général des impôts. Il a également estimé que le taux de charges de 10% retenu par l'administration était justifié et que la majoration de 80% pour activité occulte était fondée, faute de déclaration préalable. La charge de la preuve incombant aux requérants, qui n'ont pas démontré le caractère exagéré des impositions, la demande de décharge a été rejetée.

Avocat : CABINET D'AVOCAT ARNAUD SOTON

25 novembre 2025• 4ème chambre
TA20Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2201332

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la SNC Madras 2010, qui demandait la décharge de rappels de TVA pour 2018. La société avait formé une réclamation préalable, mais la décision de l’administration lui a été notifiée le 10 février 2022 avec mention des voies et délais de recours. Or, sa requête n’a été enregistrée que le 28 octobre 2022, soit après l’expiration du délai de deux mois prévu à l’article R. 199-1 du livre des procédures fiscales. En application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, cette irrecevabilité manifeste ne pouvait être régularisée.

Avocat : DIONISI-NAUDIN

20 novembre 2025
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2302904

Le Tribunal Administratif de Marseille annule un titre de recette de 240 euros émis par la métropole d’Aix-Marseille-Provence pour des frais de remorquage d’un bateau. La métropole, mise en demeure, n’a pas produit de mémoire et est réputée avoir acquiescé aux faits. Le tribunal constate que M. B... avait vendu le bateau avant la période facturée, ce qui constitue une erreur de fait. La décision est fondée sur l’article R. 612-6 du code de justice administrative.

Avocat : SCP CHAMBONNAUD BAGNOLI SECHER

14 novembre 2025• 5ème Chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2510510

Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par M. A... d’une demande d’astreinte visant à contraindre le préfet du Nord à exécuter une précédente ordonnance lui enjoignant de réexaminer sa demande de regroupement familial. Après que le préfet a pris une décision favorable le 3 novembre 2025, M. A... s’est désisté de ses conclusions. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement pur et simple. En application de l’article L. 761-1 du même code, l’État a été condamné à verser 800 euros à M. A... au titre des frais de justice.

Avocat : PERINAUD

14 novembre 2025
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519539

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B... et de sa fille mineure, réfugiées, qui demandaient une injonction d'hébergement d'urgence à l'OFII et au préfet. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, faute d'éléments probants démontrant une situation de rue avérée et immédiate. Il a également jugé qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était établie, l'OFII n'étant plus compétent depuis l'obtention du statut de réfugié et le droit à l'hébergement d'urgence relevant du droit commun. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des demandes, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle provisoire et aux frais de justice.

Avocat : RENAUD

13 novembre 2025
TA76Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404732

Le Tribunal Administratif de Rouen a pris acte, par ordonnance, du désistement pur et simple de M. B... dans le cadre d’un recours de plein contentieux fiscal. Le requérant contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu, de prélèvements sociaux et de contribution exceptionnelle sur les hauts revenus au titre de 2019. L’administration fiscale avait préalablement prononcé un dégrèvement de 172 538 euros, conduisant au désistement. L’ordonnance est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : TAILFER ARNAUD

13 novembre 2025
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519540

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 4 novembre 2025 par lequel le préfet de Maine-et-Loire convoquait Mme A... à l'aéroport de Roissy en vue de son éloignement vers l'Espagne. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et qu'il était porté une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile de l'intéressée, notamment en raison de la caducité de l'arrêté de transfert et du défaut de délivrance d'une attestation de demande d'asile. Cette décision s'appuie sur le règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : RENAUD

13 novembre 2025
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2401938

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné les requêtes de M. B... contestant des rappels de TVA (2010-2014) et des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu (2010-2015), liés à une activité de consultant médical exercée via une société américaine. Le requérant soutenait notamment que cette activité n'était pas occulte, ce qui aurait dû limiter le délai de reprise de l'administration et faire obstacle à la taxation d'office. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, jugeant que l'absence de déclaration spécifique pour cette activité de consultant constituait une activité occulte, justifiant l'application du délai de reprise de dix ans et de la procédure de taxation d'office. La solution s'appuie sur les articles L. 169, L. 176 et L. 66 du livre des procédures fiscales, ainsi que sur l'article 155 A du code général des impôts.

Avocat : RENAUD

5 novembre 2025• 1re Section - 1re Chambre
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519115

Le tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme D... et M. C..., qui demandaient une solution d'hébergement d'urgence en raison de la grossesse à risque de Mme D... et de leur situation de détresse sociale. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu de la situation administrative des requérants (demande d'asile en procédure Dublin pour Mme D..., situation irrégulière pour M. C...) et de l'absence de circonstances exceptionnelles justifiant une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : RENAUD

5 novembre 2025
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2201401

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de la SARL Royal Palm, qui sollicitait le remboursement d’un crédit d’impôt pour investissements en Corse au titre de l’article 244 quater E du code général des impôts. La société exploitait un hôtel et avait réalisé des travaux de rénovation, mais le tribunal a jugé que ces investissements ne constituaient pas un "investissement initial" au sens du règlement (UE) 651/2014, faute d’extension des capacités, de diversification ou de changement fondamental de l’établissement. En conséquence, la requête a été intégralement rejetée, y compris les conclusions accessoires.

Avocat : DIONISI-NAUDIN

4 novembre 2025• 2ème chambre
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519004

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par une famille de réfugiés avec trois jeunes enfants, dont un nourrisson, qui se trouvait sans hébergement malgré de nombreux appels au 115. Le juge a rappelé l'obligation de l'État de mettre en œuvre le droit à l'hébergement d'urgence pour toute personne sans abri en situation de détresse sociale, en application des articles L. 345-2 et suivants du code de l'action sociale et des familles. Constatant une carence caractérisée de l'administration face à une situation de détresse particulièrement grave impliquant un nourrisson, le tribunal a ordonné au préfet de la Loire-Atlantique de proposer un hébergement d'urgence adapté à la famille sous 24 heures, sous astreinte de 150 euros par jour de retard.

Avocat : RENAUD

3 novembre 2025
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2125522

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la succession de M. B... contestant des cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu, de contribution exceptionnelle sur les hauts revenus et de contributions sociales pour 2013. Sur la procédure, le tribunal a jugé que la durée de l’examen contradictoire de la situation fiscale personnelle avait été régulièrement prorogée, conformément à l’article L. 12 du livre des procédures fiscales, en raison du défaut de production des relevés bancaires suisses par le contribuable dans le délai de soixante jours. Sur le fond, il a estimé que M. B... était résident fiscal français au sens des articles 4A et 4B du code général des impôts, son foyer et le centre de ses intérêts professionnels étant en France, et que la convention fiscale franco-marocaine du 29 mai 1970 ne faisait pas obstacle à cette qualification.

Avocat : RENAUD

3 novembre 2025• 2e Section - 2e Chambre
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2518492

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme D... et M. C..., agissant pour eux-mêmes et leurs enfants mineurs. Les requérants, déboutés de leur demande d'asile, sollicitaient une injonction à l'OFII ou au préfet de la Loire-Atlantique de leur fournir un hébergement d'urgence. Le tribunal a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie, la situation de la famille résultant de leur propre refus d'un hébergement proposé par l'OFII en mai 2025. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit fait application des textes relatifs à l'hébergement d'urgence (code de l'action sociale et des familles) ou à la protection de l'enfance.

Avocat : RENAUD

24 octobre 2025