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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

831 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

831

Décisions totales

383 581

Ordonnances

250 603

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : NGOEffacer tout
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2502959

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. C..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 19 février 2025 portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour d’un an et fixation du pays de destination. La juridiction a écarté les moyens d’incompétence de l’auteur de l’acte, d’insuffisance de motivation et de violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, en se fondant sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (notamment l’article L. 611-1). Le tribunal a notamment jugé que le préfet avait suffisamment motivé sa décision en relevant l’absence de liens établis avec l’enfant français et la menace pour l’ordre public.

Avocat : MAVOUNGOU

27 novembre 2025• 4ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2210903

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme Lomboto, qui contestait le refus de titre de séjour opposé par le préfet de la Sarthe. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire, le défaut de saisine de la commission du titre de séjour, et une erreur d'appréciation sur sa situation personnelle et familiale. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence, la signataire bénéficiant d'une délégation régulière. Il a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en estimant que Mme Lomboto ne remplissait pas les conditions de l'article L. 423-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que le visa de long séjour dont elle était titulaire avait été délivré par erreur et ne pouvait fonder un droit au séjour. La décision a été rendue au visa des articles L. 423-15 et L. 432-12 du CESEDA, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SELARL BENGONO

27 novembre 2025• 6ème Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2516467

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en formation d'éloignement, a rejeté la requête de M. B... contre l'arrêté de la préfète de l'Essonne le maintenant en rétention administrative. Le tribunal a jugé que la demande d'asile de l'intéressé, formulée le jour de la notification de ses droits, présentait un caractère dilatoire visant à faire échec à l'exécution de la mesure d'éloignement. Cette appréciation s'est fondée sur les articles L. 754-1, L. 754-3 et L. 754-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : NGOUNOU ALEXIS

25 novembre 2025• 12ème chambre, éloignement
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503434

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B..., ressortissant camerounais, contestant l'arrêté du préfet de Meurthe-et-Moselle du 13 octobre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de douze mois. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation, de la méconnaissance du droit à être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE) et de l'atteinte à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). Le tribunal a considéré que la décision était légalement fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la situation de l'intéressé, présent en France depuis 2001 mais sans titre de séjour valide, ne justifiait pas l'octroi d'un délai de départ volontaire ni une réduction de l'interdiction de retour.

Avocat : MBOUSNGOK

24 novembre 2025• Reconduites à la frontière
CAA69Décision• excès de pouvoir

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-24LY02367

Avocat : MABOUANA-BOUNGOU

20 novembre 2025• 5ème chambre - formation à 3
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2404408

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante algérienne, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, mais le tribunal a estimé que sa durée de présence en France (8 ans) et ses attaches familiales (mère en situation irrégulière) ne suffisaient pas à démontrer que le centre de ses attaches personnelles et familiales se trouvait en France. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, ainsi que des conclusions accessoires.

Avocat : MONGO

20 novembre 2025• 1ère chambre
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2401332

Le Tribunal Administratif de Poitiers (2ème chambre) a examiné la requête de M. A..., ressortissant égyptien, contestant le refus implicite puis explicite du préfet de la Vienne de lui délivrer un titre de séjour salarié, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision explicite du 10 juillet 2024 s'était substituée à la décision implicite de rejet, rendant inopérant le moyen tiré du défaut de motivation de cette dernière. Sur le fond, il a rejeté les moyens soulevés par M. A..., notamment ceux tirés de l'erreur d'appréciation au regard des articles L. 421-1 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et du défaut d'examen de la situation pour l'interdiction de retour. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête.

Avocat : ONDONGO

20 novembre 2025• 2ème chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2311852

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à indemniser Mme A... pour le préjudice né de l'absence de relogement suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 12 septembre 2018. La carence fautive de l'État à exécuter cette décision dans le délai imparti a engagé sa responsabilité, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a retenu que Mme A... était restée dans un logement inadapté avec son fils, subissant des troubles dans ses conditions d'existence. L'État a été condamné à verser 3 000 euros à Mme A... et 1 500 euros à son conseil au titre des frais de justice.

Avocat : BIANGOUO NGNIANDZIAN KANZA

18 novembre 2025• 9ème chambre (J.U)
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2405293

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B..., ressortissant angolais, contestant l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 24 janvier 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que le moyen n'était pas fondé, considérant que la présence de ses enfants majeurs en France ne caractérisait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. La décision a donc confirmé la légalité de l'arrêté préfectoral.

Avocat : MATOUANDOU MASSENGO

14 novembre 2025• 4ème chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2505342

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C..., ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral du 19 juin 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, jugeant la requête recevable. Sur le fond, il a estimé que le signataire de l'arrêté disposait d'une délégation de signature régulière, écartant ainsi le moyen d'incompétence. Enfin, le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en refusant le titre de séjour, ni méconnu les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en se fondant sur l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et les articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SELARL BENGONO

14 novembre 2025• 1ère Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511457

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule les décisions du 20 octobre 2025 par lesquelles la directrice territoriale de l’OFII avait mis fin aux conditions matérielles d’accueil de deux demandeurs d’asile sri-lankais. Le tribunal juge que ces décisions sont insuffisamment motivées en fait, en se bornant à mentionner un défaut de présentation aux autorités sans aucune précision circonstanciée, en méconnaissance de l’article L. 551-16 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, il fait droit à la demande d’annulation pour excès de pouvoir et condamne l’OFII à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.

Avocat : MAINGOT

12 novembre 2025• Reconduite à la frontière
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511429

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 26 octobre 2025 par lequel la préfète de l'Isère refusait un titre de séjour à M. A..., ressortissant guinéen, et lui imposait une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les décisions subséquentes d'obligation de quitter le territoire, d'interdiction de retour et d'assignation à résidence ont également été annulées.

Avocat : ANGOT

12 novembre 2025• Reconduite à la frontière
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2410403

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 17 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a d'abord refusé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle, faute d'urgence justifiée. Sur le fond, il a écarté le moyen d'insuffisance de motivation, estimant l'arrêté suffisamment précis. Il a également rejeté le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, considérant que M. A. n'établissait pas avoir été privé de la possibilité de présenter des éléments pertinents avant la décision. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, en application des articles L. 435-1, L. 425-9, L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et du principe général du droit de l'Union européenne relatif au respect des droits de la défense.

Avocat : NGOUNOU

7 novembre 2025• 1ère chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2503092

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. D... contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 17 janvier 2025 portant obligation de quitter le territoire français, fixation du pays de destination et interdiction de retour de douze mois. Le tribunal a relevé d'office que la décision d'interdiction de retour était fondée sur l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, lequel est inapplicable à la situation de M. D..., ce qui entache cette décision d'illégalité. En conséquence, le tribunal a annulé l'arrêté attaqué, enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. D... dans un délai d'un mois et mis à la charge de l'État la somme de 1 500 euros au titre des frais de justice.

Avocat : NGOTO

6 novembre 2025• 10ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2512902

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C... contestant la prolongation d'un an de son interdiction de retour sur le territoire français. Le juge a considéré que les moyens tirés de la méconnaissance des articles L.425-9-1 et L.435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile étaient inopérants, la décision attaquée ne portant pas sur la délivrance d'un titre de séjour. En ce qui concerne le moyen fondé sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le tribunal a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé, compte tenu de son maintien en situation irrégulière et du caractère récent de son mariage. La solution retenue est le rejet de la requête.

Avocat : MILONGO

6 novembre 2025• ELOIGNEMENT
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2401353

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par M. C..., propriétaire d'un immeuble à Vitrey, d'une demande d'expertise judiciaire visant à déterminer l'origine d'infiltrations et de désordres qu'il attribue à des travaux de voirie réalisés par la commune en 2021. Sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, le juge des référés a fait droit à cette demande, estimant que la mesure présentait un caractère d'utilité dès lors que l'existence de désordres était suffisamment établie. L'ordonnance désigne un expert avec pour mission de constater les désordres, d'en déterminer les causes et d'évaluer les préjudices, rejetant par ailleurs les conclusions des parties au titre des frais de justice.

Avocat : SELARL NIANGO

6 novembre 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2503089

Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du 17 janvier 2025 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis avait prononcé une obligation de quitter le territoire français, une interdiction de retour de douze mois et fixé le pays de destination à l'encontre de Mme B.... Le tribunal a relevé d'office que la décision d'interdiction de retour était fondée sur l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, lequel était inapplicable à la situation de la requérante. En conséquence, l'ensemble des décisions attaquées a été annulé pour ce motif. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme B... dans un délai d'un mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant cet examen.

Avocat : NGOTO

6 novembre 2025• 10ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2515170

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant sa remise aux autorités italiennes et prononçant une interdiction de circulation sur le territoire français de deux ans. Le tribunal a jugé que la décision de remise était légale, fondée sur les articles L. 621-1 et L. 621-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que l'interdiction de circulation était justifiée par la menace à l'ordre public que constituait l'intéressé. Les moyens soulevés par le requérant, notamment l'incompétence, le défaut de motivation et l'erreur manifeste d'appréciation, ont été écartés.

Avocat : MATOUANDOU MASSENGO

5 novembre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2318375

Le Tribunal Administratif de Paris annule la décision d'exclusion définitive de M. B..., étudiant au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris (CNSMDP), prise le 5 juin 2023. La motivation de la décision attaquée, qui se borne à mentionner l'avis de la commission de discipline sans énoncer les éléments de fait sur lesquels elle se fonde, est insuffisante au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal estime que cette information préalable ne dispense pas l'autorité de motiver sa propre décision. En conséquence, la sanction est annulée pour vice de forme.

Avocat : CABINET CHANGO AVOCATS

5 novembre 2025• 1re Section - 1re Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2515172

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. F..., ressortissant brésilien, contestant les arrêtés du préfet de police du 15 octobre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a relevé que M. F... n'était pas entré sur le territoire français mais avait fait l'objet d'un refus d'entrée, et a jugé que le préfet ne pouvait légalement prendre une obligation de quitter le territoire français sur le fondement de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, cette mesure étant réservée aux étrangers déjà présents sur le territoire. En conséquence, la décision portant obligation de quitter le territoire français a été annulée pour erreur de droit, entraînant par voie de conséquence l'annulation des décisions subséquentes (refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour).

Avocat : MATOUANDOU MASSENGO

5 novembre 2025