2 427 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
2 427
Décisions totales
383 581
Ordonnances
249 771
Avec résumé IA
Avocat : SARL THOUVENIN, COUDRAY, GREVY
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A..., un ingénieur de l'agriculture, qui demandait réparation des préjudices subis suite à un accident de service survenu le 17 mars 2014. La juridiction a fait droit à l'exception de prescription soulevée par le ministre, estimant que la créance indemnitaire était prescrite. En application de la loi du 31 décembre 1968, le délai de prescription quadriennale a commencé à courir le 1er janvier suivant la consolidation de l'état de santé de M. A..., intervenue le 19 octobre 2015, et n'a pas été interrompu par sa demande préalable du 15 décembre 2022.
Avocat : SCP MASSE-DESSEN - THOUVENIN -COUDRAY
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l’arrêté du préfet des Pyrénées-Orientales du 10 juin 2024 ordonnant son expulsion du territoire français. Le tribunal a estimé que le préfet n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation en considérant que la présence de l’intéressé constituait une menace grave pour l’ordre public, au sens de l’article L. 631-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, compte tenu de ses nombreuses condamnations pénales et de son comportement agressif. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, faute pour M. B... de démontrer des liens personnels ou familiaux stables en France.
Avocat : CHNINIF
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B... et des occupants d’un terrain à Bénouville, qui demandaient l’annulation de l’arrêté préfectoral du 23 décembre 2025 les mettant en demeure de quitter les lieux sous 48 heures. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence de l’auteur de l’acte, une délégation de signature régulière ayant été établie. Il a également jugé que l’arrêté ne méconnaissait pas les articles 9 et 9-1 de la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l’accueil des gens du voyage, ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, en l’absence de trouble à l’ordre public et de demande de délai supplémentaire par les requérants. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation et des conclusions accessoires.
Avocat : CUNIN MICHAËL
Avocat : SCP DELAMARRE ET JEHANNIN
Avocat : SCP DELAMARRE et JEHANNIN
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B... qui demandait l’annulation de l’arrêté du maire de Montévrain refusant son permis de construire une maison individuelle. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l’incompétence de l’auteur de l’acte, l’adjoint ayant reçu une délégation régulière. Il a également jugé que la demande de pièces complémentaires, formulée par la responsable du service urbanisme dûment habilitée, respectait l’article R. 423-22 du code de l’urbanisme. Enfin, le tribunal a estimé qu’aucun permis tacite n’était né, le dossier n’ayant pas été complet à l’issue du délai d’instruction.
Avocat : CUNIN
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... et des occupants d’un terrain à Mitry-Mory demandant l’annulation de l’arrêté municipal du 18 décembre 2025 les mettant en demeure de quitter les lieux. Le juge a estimé que la procédure applicable était celle prévue par la loi du 5 juillet 2000 relative à l’accueil des gens du voyage, et non celle invoquée par les requérants. Il a considéré que les moyens soulevés, tirés de l’incompétence de l’auteur de l’acte et du détournement de procédure, n’étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation, sur le fondement des articles 9 et 9-1 de la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000.
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par Mme A... d’une demande d’annulation d’un titre de perception émis par l’AP-HP pour le recouvrement de frais d’hospitalisation. La requérante invoquait l’absence de signature sur le titre et une méconnaissance des règles de sécurité sociale. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l’ampliation du titre de perception mentionnait bien les nom, prénom et qualité de l’émetteur, conformément aux articles L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration et L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales.
Avocat : BONNIN
Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi par Mme A..., inspectrice des finances publiques, d'une demande d'annulation du refus de la direction régionale des finances publiques de lui accorder la protection fonctionnelle, qu'elle estimait nécessaire en raison d'un harcèlement moral de la part de son supérieur hiérarchique. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le ministre, considérant que les conclusions à fin d'injonction étaient accessoires à la demande d'annulation principale. Sur le fond, le tribunal a examiné les éléments présentés par Mme A... au regard de l'article L. 133-2 du code général de la fonction publique, qui prohibe le harcèlement moral. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision s'inscrit dans le cadre du contentieux de l'excès de pouvoir, appliquant les dispositions du code général de la fonction publique et du code de justice administrative.
Avocat : SEMONIN CLEO