2 427 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
2 427
Décisions totales
383 581
Ordonnances
249 771
Avec résumé IA
Avocat : SARL THOUVENIN, COUDRAY, GREVY
Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné la requête de M. D..., ressortissant turc, contestant l'arrêté du préfet de Vaucluse du 21 février 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour pour menace à l'ordre public, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, et l'erreur manifeste d'appréciation. Il a jugé que le refus de séjour et la mesure d'éloignement ne portaient pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.
Avocat : HUGENIN-VIRCHAUX
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 18 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour et prononçant son éloignement. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation, jugeant que l’arrêté était signé par une autorité disposant d’une délégation régulière et qu’il était suffisamment motivé en droit et en fait. S’agissant de l’obligation de quitter le territoire français, le tribunal a considéré que le préfet n’avait commis ni erreur de droit ni erreur d’appréciation en ne procédant pas à une remise vers l’Espagne, dès lors que les conditions de l’article L. 621-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile n’étaient pas remplies. La solution retenue s’appuie notamment sur les articles L. 611-1 et L. 621-1 du même code.
Avocat : CHNINIF
Le Tribunal Administratif de Nîmes (2ème chambre) a été saisi par M. B..., ressortissant marocain, de deux recours en excès de pouvoir contre des décisions implicites de rejet du préfet de Vaucluse concernant ses demandes de titre de séjour. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la première requête (n° 2304589) relative à la décision du 12 mai 2023, celle-ci ayant été implicitement abrogée par la décision postérieure du 21 avril 2024. Sur la seconde requête (n° 2402893), le tribunal a annulé la décision implicite de rejet du 21 avril 2024, au motif que le préfet n'a pas produit de mémoire en défense et que les éléments fournis par M. B... (mariage avec une Française, communauté de vie établie) établissaient qu'il remplissait les conditions des articles L. 423-1 et L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour obtenir un titre de séjour "conjoint de français".
Avocat : MONIN
Avocat : SCHAUFELBERGER - MONNIN - SIRAT
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de M. C..., ressortissant italien, contestant un arrêté du préfet de la Moselle lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de circulation de trois ans et d'une assignation à résidence. Le tribunal a annulé ces décisions, jugeant que le préfet s'était fondé uniquement sur une garde à vue pour caractériser une menace pour l'ordre public, sans démontrer que le comportement de l'intéressé constituait une menace réelle, actuelle et suffisamment grave au sens de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, interprété à la lumière de la directive 2004/38/CE. Par conséquent, l'interdiction de circulation et l'assignation à résidence ont été annulées par voie de conséquence.
Avocat : BOURCHENIN
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en juge unique sur un recours pour excès de pouvoir, était saisi par M. B... d’une demande d’annulation des refus implicites du centre hospitalier de Capesterre-Belle-Eau (CHCBE) de lui communiquer des documents comptables liés à un marché public. Le tribunal a constaté que le CHCBE avait produit en cours d’instance les preuves comptables de paiement des honoraires et les mandats correspondants, rendant cette partie de la demande sans objet. En revanche, pour l’extrait de compte relatif à la retenue de garantie, le tribunal a jugé que l’attestation fournie par l’administration, ne justifiant pas le montant de 5 719,43 euros, ne satisfaisait pas à la demande de communication. Il a donc annulé la décision implicite de refus sur ce point et enjoint au CHCBE de communiquer le document demandé dans un délai de deux mois, sans astreinte. La décision applique les articles L. 311-1 et suivants du code des relations entre le public et l’administration.
Avocat : DANINTHE
Avocat : SCP DELAMARRE et JEHANNIN
Avocat : DOLICANIN
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B..., ressortissant algérien, d’une requête en excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet née du silence gardé par la préfète du Val-de-Marne sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l’article 7 bis de l’accord franco-algérien, de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant. Le tribunal a annulé cette décision implicite, estimant qu’elle était entachée d’un défaut d’examen de la situation personnelle de M. B..., la préfète n’ayant pas produit d’observations en défense pour justifier son refus. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans l’attente.
Avocat : DECARNIN
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par la tante et la grand-mère d'une détenue qui s'est suicidée dans sa cellule le 29 octobre 2020 à la maison d'arrêt de Fresnes. Les requérantes soutenaient que ce suicide était imputable à un défaut de surveillance et de vigilance de l'administration pénitentiaire, qui avait connaissance de la fragilité psychologique de la détenue et n'avait pas pris les mesures adaptées, engageant ainsi la responsabilité de l'État. Le tribunal a examiné les faits, notamment les antécédents de la détenue, les conditions de sa détention et les sanctions disciplinaires, ainsi que la condamnation pénale d'un surveillant pour non-assistance à personne en danger. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais l'affaire a été jugée en plein contentieux sur le fondement du code pénitentiaire et du code de justice administrative.
Avocat : CABINET ARNAUD & DECONINCK
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... qui demandait une injonction de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la mesure sollicitée se heurtait à une contestation sérieuse, car M. B... n'avait pas respecté le délai de dépôt de sa demande de renouvellement prévu à l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il ne pouvait prétendre à l'attestation de prolongation prévue à l'article R. 431-15-1 du même code. La requête a été rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.