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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

2 239 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

2 239

Décisions totales

383 581

Ordonnances

252 120

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : OTTEffacer tout
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2502814

Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi en référé suspension par des parents demandant l’annulation du refus du recteur de l’académie de Bordeaux d’autoriser l’instruction en famille de leurs deux enfants pour l’année 2025-2026. Les requérants invoquaient l’urgence et des doutes sérieux sur la légalité des décisions, notamment l’insuffisance de motivation, l’incompétence de l’auteur, et une erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article L. 131-5 du code de l’éducation. Le tribunal a rejeté les demandes, considérant que la condition d’urgence n’était pas établie, le refus initial datant de mai 2025 et les parents n’ayant pas justifié d’une situation particulière nécessitant une suspension immédiate. Aucun des moyens soulevés n’a été retenu comme créant un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées.

Avocat : ROMAZZOTTI

6 octobre 2025
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2205913

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la demande de la SAS Fineline France, qui contestait le rappel de retenue à la source (RAS) au titre de dividendes versés en 2020 à sa société mère singapourienne. La société soutenait que les bénéficiaires effectifs des dividendes étaient des entités à Hong-Kong et à Chypre, justifiant un taux réduit de 10 % prévu par les conventions fiscales avec ces territoires. Le tribunal a jugé que la loi fiscale nationale (CGI) s’appliquait d’abord, et que la société n’a pas démontré que les stipulations des conventions invoquées permettaient d’écarter le taux de 28 % prévu par le droit interne. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant le bien-fondé du rappel de RAS et des pénalités.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : POTTIER

6 octobre 2025• 2ème chambre
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 508788

Avocat : AARPI ANDOTTE AVOCATS

4 octobre 2025ECLI:FR:CEORD:2025:508788.20251004• Juge des référés
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2302948

Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) était saisi par Mme A..., aide-soignante, contestant deux arrêtés du 6 juillet 2023 la plaçant en congé de maladie ordinaire puis en disponibilité d'office, et demandant réparation. Le tribunal constate un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation, ces arrêtés ayant été retirés par des décisions du 6 octobre 2023 devenues définitives. Sur les conclusions indemnitaires, le tribunal rejette la faute tirée de l'incompétence de l'auteur des actes, la signataire bénéficiant d'une délégation régulière. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, fondée sur les dispositions du code général de la fonction publique et de la loi du 9 janvier 1986.

Avocat : COTTINET

3 octobre 2025• 2ème Chambre
TA54Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503168

Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 30 septembre 2025 de la préfète des Vosges instaurant un périmètre de protection à Saint-Dié-des-Vosges lors du festival de géographie. Le juge a estimé que la mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales (liberté de manifestation, d'expression et d'aller et venir), faute pour la préfecture de justifier d'un risque terroriste suffisamment circonstancié au sens de l'article L. 226-1 du code de la sécurité intérieure. L'urgence était caractérisée par l'application immédiate de l'arrêté sur la période du 3 au 5 octobre 2025.

Avocat : AARPI ANDOTTE AVOCATS

3 octobre 2025
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2525166

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par plusieurs syndicats (CGT, Solidaires) d’un recours en excès de pouvoir visant à l’annulation ou à la résiliation d’un marché public conclu le 23 juin 2025 entre le ministre de l’Économie et la société Alan pour la mise en place d’une protection sociale complémentaire santé. Le juge a joint les deux requêtes et a rappelé que, selon la jurisprudence, un tiers ne peut contester la validité d’un contrat administratif que par un recours de pleine juridiction, et non par un recours pour excès de pouvoir, sauf pour les clauses réglementaires. En l’espèce, les syndicats requérants, qui ne sont ni des concurrents évincés ni des membres de l’organe délibérant, n’établissent pas un intérêt lésé suffisamment direct et certain en lien avec la passation du contrat. Par conséquent, le tribunal a rejeté les requêtes comme manifestement irrecevables sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET ANDOTTE AVOCATS (AARPI)

3 octobre 2025
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2525652

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par plusieurs syndicats (CGT, Solidaires) d’un recours en excès de pouvoir visant à l’annulation de marchés conclus le 23 juin 2025 et le 18 juillet 2025 entre le ministre de l’Économie et la société Alan pour la mise en place d’une protection sociale complémentaire santé. Le juge a joint les deux requêtes et a rappelé que, selon la jurisprudence, les tiers à un contrat administratif ne peuvent former un recours de pleine juridiction que s’ils justifient d’un intérêt lésé de façon suffisamment directe et certaine. En l’espèce, les syndicats requérants n’ont pas démontré en quoi les marchés litigieux porteraient une atteinte directe à leurs intérêts propres ou à ceux de leurs membres, ni produit leurs statuts pour étayer leur qualité à agir. Par conséquent, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a rejeté les requêtes comme manifestement irrecevables.

Avocat : CABINET ANDOTTE AVOCATS (AARPI)

3 octobre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2516031

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l'association Collectif la Verte (CLV). Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet de police de publier ou communiquer les listes d'attente et d'attribution des autorisations de stationnement des taxis depuis 2008. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'association n'ayant pas justifié d'une situation d'urgence au regard du caractère ancien et inchangé de la situation. Il a également relevé que la demande tendait davantage à une saisine de la commission d'accès aux documents administratifs ou à un recours au fond.

Avocat : CABINET ANDOTTE AVOCATS (AARPI)

3 octobre 2025
TA34Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2507045

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'article 2 de l'arrêté du préfet de l'Hérault du 1er octobre 2025. Cet article interdisait la présence de toute personne extérieure à la manifestation déclarée par l'intersyndicale, limitant ainsi le cortège à ses adhérents, militants et sympathisants. Le juge a estimé que cette restriction portait une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de manifester et à la liberté d'expression, sans que le préfet ne justifie d'un fondement textuel suffisant, notamment au regard du code de la sécurité intérieure. La condition d'urgence était caractérisée en raison de la tenue imminente de la manifestation.

Avocat : AARPI ANDOTTE AVOCATS

2 octobre 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2417381

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A..., ressortissant sénégalais, contestant l'arrêté du préfet du Morbihan du 21 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de son droit d'être entendu, un défaut de motivation, et une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en se basant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

Avocat : OTTOU

1 octobre 2025• 5ème chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2105386

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme D... qui demandaient l'annulation de deux permis de construire (initial et modificatif) délivrés par le maire de Saint-Jorioz à M. et Mme A... pour la construction d'une maison individuelle. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir tirée du défaut d'intérêt pour agir des requérants. Sur le fond, il a jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 du règlement du PLU était inopérant, car le projet n'impliquait pas la création d'un nouvel accès à la voie publique. Enfin, il a estimé que le moyen tiré de la violation de l'article 9 du même règlement n'était pas fondé, l'emprise au sol du projet, incluant la piscine, ne dépassant pas le coefficient maximal autorisé de 0,20.

Avocat : SELARL MEROTTO

30 septembre 2025• 2ème Chambre
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 488357

Avocat : SCP BAUER-VIOLAS - FESCHOTTE-DESBOIS - SEBAGH

30 septembre 2025ECLI:FR:CECHR:2025:488357.20250930• 5ème et 6ème chambres réunies
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2501928

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de la société BSL contestant l'arrêté du maire de Saint-Genis-Pouilly du 13 août 2024, qui rejetait sa demande de permis de construire et retirait un permis tacite obtenu en 2022. La société invoquait un vice de procédure, soutenant que le retrait avait été effectué sans respecter la procédure contradictoire préalable, faute de notification valable du courrier l'invitant à présenter ses observations. Le tribunal a rejeté ce moyen, considérant que la commune avait bien engagé la procédure contradictoire en adressant le courrier à la société, et que les irrégularités alléguées (destinataire erroné et signature non conforme) n'étaient pas établies. En conséquence, la requête a été rejetée, et la société BSL a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice, sur le fondement des articles L. 424-2 et R. 423-23 du code de l'urbanisme, ainsi que des articles L. 121-1 et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : AARPI MEROTTO & JULIAND

30 septembre 2025• 1ère chambre
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2300808

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. B..., ancien ingénieur de la DCN, d’une demande d’indemnisation pour un préjudice d’anxiété lié à son exposition à l’amiante. Le tribunal a retenu la responsabilité de l’État pour manquement à son obligation de sécurité, en raison de l’absence de mesures de protection efficaces. Il a écarté l’exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées, la profession du requérant ne figurant pas à l’annexe II de l’arrêté du 21 avril 2006. La décision se fonde sur la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l’État et sur le décret du 17 août 1977 relatif à l’amiante.

Avocat : OTT-RAYNAUD

30 septembre 2025• 3ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2511175

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet des Bouches-du-Rhône rejetant la demande de titre de séjour de M. B..., un ressortissant malien. Le juge a estimé que la condition d'urgence était satisfaite compte tenu de la situation précaire du requérant, ancien mineur pris en charge par l'aide sociale à l'enfance et actuellement apprenti. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, au regard de l'article L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BELOTTI

29 septembre 2025
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2510713

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de Mme B..., ressortissante comorienne, prise par le préfet des Bouches-du-Rhône. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour. Il a également retenu qu'il existait un doute sérieux quant à la légalité de la décision, au regard des articles L. 423-7 et L. 423-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs au droit au séjour du parent d'enfant français.

Avocat : BELOTTI

29 septembre 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2402398

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, ressortissante haïtienne, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-de-Marne du 8 janvier 2024 refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d'insuffisance de motivation et a jugé que la commission du titre de séjour n'avait pas à être saisie, faute pour la requérante de justifier d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, les périodes d'incarcération n'étant pas prises en compte. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : OTTOZ

26 septembre 2025• 4ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2523366

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint au conseil régional de l'ordre des experts-comptables de lui délivrer son attestation de fin de stage, indispensable pour s'inscrire aux épreuves du diplôme d'expert-comptable. Le juge a estimé que la délivrance de cette attestation, prévue à l'article 75 du décret n° 2012-432 du 30 mars 2012, relève d'une appréciation du conseil régional sur la qualité du stage et ne constitue pas une simple formalité administrative. Dès lors, la mesure sollicitée se heurtait à une contestation sérieuse, ce qui fait obstacle à son prononcé en référé.

Avocat : CABINET BAUER-VIOLAS - FESCHOTTE-DESBOIS - SEBAGH (SCP)

26 septembre 2025
TA35Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2304769

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. et Mme E d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Pléneuf-Val-André. En cours d’instance, la commune a retiré le permis attaqué, ce qui a conduit les requérants à se désister purement et simplement de leur requête. Par une ordonnance du 26 septembre 2025, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune condamnation aux frais n’a été prononcée.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS MARION LEROUX SIBILLOTTE ENGLISH

26 septembre 2025
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2402456

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, saisi d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) par la société Geopetrol, refuse de transmettre cette question au Conseil d’État. La société contestait la conformité à la Constitution du troisième alinéa de l’article L. 132-16 du code minier, relatif à la redevance progressive des mines, en invoquant une incompétence négative du législateur affectant le principe d’égalité devant les charges publiques. Le tribunal estime que la question est dépourvue de caractère sérieux, car la notion de « valeur de la production au départ du champ » est suffisamment encadrée par la loi et ses modalités d’application sont précisées par décret. En conséquence, les conditions de l’article 23-2 de l’ordonnance du 7 novembre 1958 n’étant pas remplies, la transmission au Conseil d’État est refusée.

Avocat : MCDERMOTT WILL & SCHULTE AARPI

25 septembre 2025• 1ère chambre