2 239 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
2 239
Décisions totales
383 581
Ordonnances
252 670
Avec résumé IA
Avocat : AARPI ANDOTTE AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté les deux requêtes de Mme C, infirmière de santé au travail. La première requête visait l'annulation du refus du ministre chargé des transports de reconnaître l'imputabilité au service de son accident du 27 octobre 2022, survenu suite à la lecture d’un courrier professionnel. Le tribunal a jugé que cet événement ne constituait pas un accident de service au sens de l'article L. 822-18 du code général de la fonction publique, faute de caractériser un événement soudain et violent imputable au service. La seconde requête, contestant la limitation à un an renouvelable de son aménagement de poste en télétravail, a également été rejetée, le tribunal estimant que cette durée n'était pas contraire à l'obligation de sécurité de l'employeur.
Avocat : OTTAN
Le Tribunal administratif de Pau a été saisi par Mmes A d’un recours en excès de pouvoir visant à obtenir l’annulation du rejet implicite de leur demande d’abrogation partielle du plan local d’urbanisme intercommunal de la communauté de communes du Pays morcenais. Après que les parties ont accepté une médiation, les requérantes se sont désistées de leur requête. Par une ordonnance du 28 mai 2025, le président du tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune somme n’a été mise à la charge des parties.
Avocat : COTTET-EMARD
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête du syndicat national CGT du Travail Emploi Formation Professionnelle et du syndicat SUD-Travail Affaires Sociales. Les requérants contestaient la décision, révélée par une lettre interne, de déménager les services de l'Unité départementale de Paris au sein du bâtiment Artois. Le tribunal a accueilli la fin de non-recevoir soulevée par l'administration, jugeant que cette mesure d'organisation interne constituait une simple mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours, car elle ne portait pas atteinte aux droits et prérogatives des agents. La requête a donc été déclarée irrecevable.
Avocat : CABINET ANDOTTE AVOCATS (AARPI)
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par Mme A d’une requête en excès de pouvoir visant à contester l’exécution d’une décision du préfet de l’Essonne autorisant le concours de la force publique pour son expulsion. Par application des articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, la présidente de la formation de jugement a invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions, faute de quoi elle serait réputée s’être désistée. Aucune confirmation n’étant parvenue dans le délai imparti, le tribunal a donné acte du désistement d’office de Mme A par ordonnance du 27 mai 2025.
Avocat : SELARL DBCJ (DUMONT BORTOLOTTI COMBES JUNGUENET)
Le Tribunal administratif de Rennes a constaté le désistement de la Ligue des droits de l'Homme de sa requête en annulation d'un arrêté municipal de Ploemeur interdisant l'occupation prolongée des voies publiques. Ce désistement est intervenu après le rejet de la demande de suspension par le juge des référés, faute pour la requérante d'avoir confirmé le maintien de sa requête dans le délai d'un mois prévu par l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. La solution retenue est donc le donné acte du désistement, sans examen au fond de la légalité de l'arrêté.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par Mme J, mineure placée au titre de l'aide sociale à l'enfance, victime d'un viol commis par deux autres mineurs également placés par le département de l'Ariège. Le tribunal a jugé que la responsabilité sans faute du département était engagée, car la décision de placement lui transfère la charge d'organiser et de contrôler la vie du mineur, sans que le placement auprès d'un tiers (ADSEA 09) ne l'exonère. En application des articles L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles et des principes de la responsabilité administrative, le département a été condamné à indemniser le préjudice moral subi par la requérante.
Avocat : FAIVRE-VILOTTE
Le Tribunal Administratif de Marseille a pris acte du désistement de M. A, qui contestait un refus de renouvellement de titre de séjour assorti d’une obligation de quitter le territoire français. Ce désistement est intervenu après que le préfet des Bouches-du-Rhône lui a délivré un titre de séjour le 19 mai 2025. En application des articles R. 222-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, le tribunal a donné acte du désistement et condamné l’État à verser 700 euros à son avocat au titre des frais de justice.
Avocat : BELOTTI
Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet du Bas-Rhin l'assignent à résidence pour 45 jours. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et d'erreur de fait. Il juge notamment que l'assignation à résidence est légalement fondée sur une obligation de quitter le territoire français prise moins de trois ans auparavant, en application de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BOTTEMER
Avocat : SCP BAUER-VIOLAS - FESCHOTTE-DESBOIS - SEBAGH
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A, adjointe technique stagiaire, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 7 avril 2023 acceptant sa démission. Le tribunal a jugé que la demande de démission de l'intéressée, exprimée par écrit le 8 mars 2023, était claire et non équivoque, et que son acceptation par l'administration la rendait irrévocable, conformément à l'article L. 551-1 du code général de la fonction publique. Les moyens soulevés, tirés d'une insuffisance de motivation, d'une erreur d'appréciation liée à un prétendu harcèlement moral et d'une rétroactivité illégale, ont été écartés, faute pour la requérante d'apporter des éléments de fait suffisants pour établir le harcèlement allégué ou une ambiguïté dans sa volonté de démissionner.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en formation collégiale, a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. A, ressortissant nigérian, contre l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 19 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le requérant invoquait notamment une insuffisance de motivation, une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais la décision s'inscrit dans le cadre des articles précités et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de M. A F C, agissant pour ses deux frères mineurs, contestant les refus de visa de long séjour au titre de la réunification familiale. Le tribunal a estimé que la demande de visa avait été déposée tardivement, plus de trois mois après l’obtention du statut de réfugié par le réunifiant, ce qui faisait obstacle à l’application des articles L. 561-2 et L. 561-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a également jugé que les décisions ne méconnaissaient ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ni l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant.
Avocat : OTTOU
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur une requête de la Ligue des droits de l'homme, a examiné la demande de suspension d'un arrêté du maire de Meyzieu interdisant les regroupements troublant l'ordre public dans plusieurs zones de la commune, de 10h à 1h05, jusqu'en février 2026. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie en raison de l'atteinte grave et immédiate portée aux libertés d'aller et venir et de réunion par cette mesure durable et étendue. Il a également estimé qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, notamment quant à son caractère nécessaire, adapté et proportionné, ainsi que sur la généralité de ses termes et la compétence du maire en matière de sécurité. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de l'exécution de l'arrêté, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, adjoint technique de la commune de Saint Germain Nuelles, qui demandait la condamnation de celle-ci à lui verser 23 000 euros pour harcèlement moral. Le juge a estimé que les éléments fournis par l'agent, notamment la surcharge de travail et l'absence d'aménagement après un cambriolage, ne suffisaient pas à faire présumer l'existence d'un harcèlement moral au sens de l'article L. 133-2 du code général de la fonction publique. La commune a démontré que les faits étaient justifiés par des considérations étrangères à tout harcèlement. En conséquence, les conclusions indemnitaires ont été rejetées.
Avocat : COTTIGNIES
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension présentée par Mme C, agent de la Ville de Paris, qui contestait le refus de la commune d'instruire sa demande de congé de transition ou de formation professionnelle. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, la requérante n'établissant pas la nécessité impérieuse et immédiate de sa reconversion professionnelle. Il a notamment relevé qu'elle percevait toujours son plein traitement et avait refusé plusieurs postes proposés. En conséquence, l'ordonnance a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du maire de Béziers radiant Mme A des cadres pour abandon de poste. Le juge a constaté que la requête au fond en annulation était tardive, car introduite après l’expiration du délai de recours contentieux de deux mois suivant la notification régulière de l’arrêté. En conséquence, la condition d’urgence et l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision n’ont pas été examinées. Cette solution est fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : BELLOTTI