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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

4 204 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

4 204

Décisions totales

383 581

Ordonnances

249 575

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : OYEffacer tout
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2215149

Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision du 15 novembre 2022 par laquelle le ministre de l’intérieur a maintenu un ajournement de deux ans de la demande de naturalisation de Mme B. Le tribunal juge que le motif retenu par le ministre, selon lequel l’intéressée aurait aidé au séjour irrégulier de son concubin entre 2020 et 2021, est entaché d’une erreur manifeste d’appréciation. En effet, le concubin a obtenu un titre de séjour après le retrait de la décision de refus, ce qui établit la régularité de son séjour durant cette période. La décision est annulée sur le fondement de l’article 21-15 du code civil et du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Le tribunal enjoint au ministre de réexaminer la demande dans un délai de quatre mois.

Avocat : LE ROY

8 août 2025• 5ème Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2504171

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Morlaix Communauté pour obtenir l'expulsion de la société Les Viviers de la Méloine, occupante sans titre du domaine public maritime du port de Primel-Le Diben depuis le 31 juillet 2023. La collectivité invoquait l'urgence et l'utilité de la mesure, soulignant les risques pour la sécurité, la salubrité et l'obstacle à la gestion du service public portuaire. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'occupation litigieuse durant depuis plus de deux ans et la vente aux enchères des biens de la société, prévue le 10 juillet 2025, étant de nature à permettre une libération prochaine des lieux. La demande présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS LE ROY GOURVENNEC PRIEUR

6 août 2025
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2303824

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui demandait l'annulation de la décision du 20 janvier 2022 par laquelle le préfet de la Seine-Maritime avait retiré son titre de séjour. Le tribunal a jugé que le préfet pouvait légalement procéder à ce retrait suite à l'annulation par la cour administrative d'appel de Douai du jugement qui avait ordonné la délivrance du titre, et que la procédure était régulière. La solution s'appuie sur les principes régissant l'exécution des décisions de justice et le code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : LEROY

6 août 2025• 2 ème Chambre
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2508069

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté les demandes de suspension présentées par la société Catidom. La société contestait deux arrêtés préfectoraux de la Haute-Savoie, l’un de mise en demeure (8 janvier 2024) et l’autre de consignation de 226 000 euros (2 juin 2025), pris sur le fondement de l’article L. 171-8 du code de l’environnement pour non-respect des limites de rejets d’effluents. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour la société de démontrer que la consignation compromettait sa pérennité économique, malgré un chiffre d’affaires supérieur à dix millions d’euros. Les requêtes ont donc été rejetées sans examen du doute sérieux sur la légalité des décisions.

Avocat : CABINET GIDE LOYRETTE NOUEL A.A.R.P.I.

5 août 2025
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2504909

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension du permis de construire délivré à M. A et Mme B pour une maison individuelle à Kersaint-Plabennec, présentée par leur voisin M. C. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les travaux de construction étant achevés à la date de la décision. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés par le requérant, notamment l'insuffisance de motivation, le défaut d'intégration paysagère ou la méconnaissance des règles de hauteur du PLUi, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté attaqué.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS LE ROY GOURVENNEC PRIEUR

5 août 2025
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2501069

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 7 juillet 2025 de la commission de l'académie de Corse confirmant le refus d'autoriser l'instruction en famille de l'enfant A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants n'établissant pas que la scolarisation en établissement porterait une atteinte grave et immédiate à leur situation ou à l'intérêt de l'enfant. La décision se fonde sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et du code de l'éducation.

Avocat : CABINET D'AVOCATS LE FOYER DE COSTIL

5 août 2025
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2301483

Refus de contrat jeune majeur (aide sociale à l'enfance) – Tribunal Administratif de Nantes – Ordonnance du 1er août 2025. Le tribunal constate un non-lieu à statuer sur la requête de M. B, qui contestait le refus du département de Maine-et-Loire de lui accorder un contrat jeune majeur. Cette solution est motivée par le fait que M. B a atteint l'âge de 21 ans en cours d'instance, le rendant inéligible au dispositif. Les conclusions accessoires (injonction, frais) sont rejetées, et les demandes du département au titre des frais de justice sont également écartées.

Avocat : LE ROY

1 août 2025
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2510772

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui demandait d'enjoindre au préfet du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour retirer un duplicata de sa carte de résident. Le juge constate qu'une décision implicite de rejet de sa demande est née du silence de l'administration, soit en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, soit en vertu de l'article L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration. L'existence de cette décision implicite de rejet fait obstacle à la mise en œuvre du référé mesures utiles, la demande étant ainsi manifestement mal fondée.

Avocat : AJOYEV

1 août 2025
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2418903

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision d’invalidation de son permis de conduire et les retraits de points y afférents. Le tribunal, constatant que le requérant n’a pas confirmé le maintien de ses conclusions malgré une demande en ce sens fondée sur l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, l’a réputé s’être désisté. Par ordonnance, il a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.

Avocat : NDOYE

31 juillet 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2510106

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de Mme B épouse D, qui contestait le refus implicite de la commune d'Orly de l’autoriser à suivre une formation professionnelle en octobre 2025. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la requérante ne démontrant pas de conséquences graves et immédiates sur sa situation professionnelle, d’autant que l’intérêt du service justifiait de prioriser la résorption de son retard accumulé depuis décembre 2022. Aucun doute sérieux sur la légalité de la décision n’a été retenu. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : JUFFROY

31 juillet 2025
CAA75Ordonnance• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA02210

Avocat : NJOYA

31 juillet 2025• Juge des référés
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2512048

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités suisses, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la procédure de prise en charge par la Suisse était régulière, les autorités suisses ayant été saisies le 26 mai 2025 et ayant donné leur accord explicite le 27 mai 2025, conformément aux articles 24 et 25 du règlement (UE) n° 604/2013. Il a également estimé que l'arrêté n'était entaché ni d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 17 du même règlement, ni d'une méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : LEROY

30 juillet 2025• - Etrangers - 15 jours
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2512117

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur une demande de suspension de la décision implicite de rejet de la commission de recours contre les refus de visa, a rejeté la requête de M. F et Mme G. La juridiction a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car les requérants n'avaient pas fait preuve de la diligence nécessaire, l'adoption de l'enfant étant postérieure à l'obtention du statut de réfugié et à la demande de visa, et aucun élément ne démontrant une situation de précarité pour l'enfant en Afghanistan. Le tribunal a également jugé qu'aucun des moyens soulevés, tirés de la méconnaissance des articles L. 561-2, L. 434-3 et L. 434-5 du CESEDA, de l'article 8 de la CEDH et de l'article 3-1 de la CIDE, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : LE ROY

30 juillet 2025
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2512938

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, concerne la situation de Mme A, une étudiante étrangère dont la demande de renouvellement de titre de séjour était en cours. Le tribunal a constaté que le préfet de la Loire-Atlantique, après avoir retiré son refus initial, n'avait pas délivré de récépissé, ce qui avait entraîné la perte de l'emploi de la requérante et compromis la conclusion d'un contrat d'alternance nécessaire à la poursuite de ses études. Cette situation a été jugée constitutive d'une urgence et d'une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté de travailler. En conséquence, le juge a enjoint au préfet de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour à Mme A.

Avocat : LEROY

30 juillet 2025
TA95Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2513656

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 4 juin 2025 suspendant le permis de conduire de M. B pour six mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier par des pièces la nécessité de conduire pour son activité professionnelle. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen des moyens soulevés.

Avocat : NDOYE

29 juillet 2025
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2520795

Le Tribunal administratif de Paris, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral de placement en rétention administrative, rejette la requête de M. B pour incompétence de la juridiction administrative. En application de l’article L. 741-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, seul le juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire est compétent pour connaître des contestations relatives à ces décisions. La requête est donc rejetée sur le fondement du 2° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET YAO NDOYE AVOCAT, (Y.N.A)

29 juillet 2025
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2502251

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de 40 000 euros présentée par Mme B. Celle-ci sollicitait la réparation des préjudices subis en raison de l'absence de relogement suite à une décision de la commission de médiation de 2009, sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation. Le juge a estimé que la créance n'était pas non sérieusement contestable, car l'intéressée n'établissait pas que son logement demeurait sur-occupé à la date de l'ordonnance, ses enfants étant devenus majeurs. Par conséquent, la responsabilité de l'État pour carence fautive n'a pas été retenue.

Avocat : LOYER

29 juillet 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2412139

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui contestait l’arrêté du 20 août 2024 de la préfète du Val-de-Marne lui faisant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que la décision d’éloignement ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ni l’article 3 de la même Convention, et qu’elle n’était pas entachée d’erreur manifeste d’appréciation. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de la requête, y compris celles relatives à l’aide juridictionnelle provisoire devenue sans objet.

Avocat : STOYANOVA

28 juillet 2025• 12ème chambre, éloignement (Collégiale)
TA102Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2500434

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de l'établissement public Martinique Transport, qui demandait une expertise pour établir le bilan de clôture d'une délégation de service public maritime. Le juge des référés a estimé que la mission sollicitée, visant à déterminer le décompte général et le sort des biens, obligerait l'expert à trancher des questions de droit, ce qui est interdit par l'article R. 532-1 du code de justice administrative. En conséquence, la mesure d'expertise n'a pas été jugée utile au sens de cet article, et les demandes de frais associées ont également été rejetées.

Avocat : CABINET OYAT

28 juillet 2025
TA102Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2500377

Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé, a rejeté la requête de l'établissement public Martinique Transport. Ce dernier demandait la désignation d'un expert pour constater l'utilisation de sommes versées à une compagnie de navigation dans le cadre d'un contrat de délégation de service public et d'un protocole d'accord. Le juge a estimé que la demande ne visait pas à constater des faits, mais à obtenir une expertise portant sur une question de droit, ce qui excède le champ de l'article R. 531-1 du code de justice administrative. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

Avocat : CABINET OYAT

28 juillet 2025