77 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
77
Décisions totales
383 581
Ordonnances
252 920
Avec résumé IA
Avocat : PEPIN JULIETTE
Avocat : PEPIN
Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 8 août 2024 par lequel le préfet de la Guyane avait obligé un ressortissant vénézuélien à quitter le territoire français sans délai. Le juge a estimé que la condition d'urgence était satisfaite et que la mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, liberté fondamentale, dès lors que l'intéressé avait manifesté sa volonté de demander l'asile sans qu'aucune décision n'ait été prise à ce titre. Les textes appliqués sont l'article L. 521-2 du code de justice administrative et les dispositions relatives au droit d'asile.
Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 8 août 2024 par lequel le préfet de la Guyane avait obligé M. A, ressortissant haïtien entré en France à 13 ans, à quitter le territoire sans délai avec une interdiction de retour de cinq ans. Le juge a estimé que cette mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale, compte tenu de sa scolarité continue, de sa relation avec une ressortissante en situation régulière dont il attend un enfant, et de sa convocation en préfecture pour un examen de son droit au séjour. La condition d'urgence a été reconnue en raison du caractère exécutoire de la mesure d'éloignement. Les articles L. 521-2 du code de justice administrative et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme ont été appliqués.
Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 8 août 2024 par lequel le préfet de la Guyane avait obligé M. A, ressortissant haïtien entré en France avant l'âge de 13 ans, à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et que la mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale, garanti par la convention européenne des droits de l'homme. Cette décision a été prise au vu de la scolarité suivie en France, du dépôt d'une demande de titre de séjour en cours d'examen, et de l'absence de condamnation pénale.
Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l’arrêté du 25 mars 2024 par lequel le préfet de la Guyane a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme A, ressortissante surinamienne. Le juge estime qu’aucun des moyens soulevés (vice de compétence, méconnaissance de l’article L. 423-23 du CESEDA et de l’article 8 de la CEDH, erreur manifeste d’appréciation) ne crée, en l’état de l’instruction, un doute sérieux sur la légalité de la décision, justifiée par des nécessités d’ordre public. La condition d’urgence n’est pas examinée. La requête est rejetée en toutes ses conclusions.