24 208 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
24 208
Décisions totales
383 581
Ordonnances
250 570
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé, a été saisi d'une demande de modification d'une précédente ordonnance enjoignant au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour autorisant le travail. Le juge constate que l'administration a, postérieurement à la requête, délivré une telle autorisation valable jusqu'au 22 juin 2026. Par conséquent, il estime que la requête a perdu son objet et qu'il n'y a plus lieu de statuer sur le fond. L'État est toutefois condamné à verser au requérant la somme de 400 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision implicite de rejet d'une prime de transition énergétique par l'Agence nationale de l'habitat. Le tribunal constate qu'une décision postérieure de l'agence, agréant le recours administratif et accordant la prime, a retiré la décision attaquée. Par conséquent, il déclare qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'annulation et rejette la demande de condamnation aux dépens.
Avocat : PITCHER
Le Tribunal administratif d'Orléans rejette la requête en annulation d'un permis de construire pour un ensemble de logements. La juridiction constate que les requérants n'ont pas produit les justificatifs de leur intérêt à agir exigés par l'article R. 600-4 du code de l'urbanisme, malgré une mise en demeure. En conséquence, la requête est jugée manifestement irrecevable et est rejetée par ordonnance en application des articles R. 222-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.
Avocat : AARPI BSH AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Versailles rejette la demande d'annulation du refus implicite du maire de Jouars-Pontchartrain de dresser un procès-verbal pour des infractions au code de l'urbanisme et de saisir le juge judiciaire pour une occupation illégale du domaine public routier. Le juge estime que le maire dispose d'un pouvoir discrétionnaire pour constater les infractions d'urbanisme et que les faits reprochés ne constituent pas une occupation privative du domaine public routier justifiant une saisine judiciaire. La décision s'appuie sur les articles L. 480-1 du code de l'urbanisme et L. 116-1 du code de la voirie routière.
Avocat : PITTI-FERRANDI
Sujet principal : Demande d'injonction en référé pour obtenir un rendez-vous en préfecture et la délivrance d'un récépissé dans le cadre d'une demande de titre de séjour. Juridiction : Tribunal Administratif de Montreuil (formation de référé). Solution retenue : Le tribunal rejette la demande de Mme A..., estimant qu'elle ne justifie pas de l'urgence requise pour une mesure de référé. Il considère que la requérante n'a pas démontré avoir effectué des démarches personnelles suffisantes ni établi de circonstances particulières nécessitant un rendez-vous rapide. Textes appliqués : Articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : PAPINOT
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, a été saisi par une ressortissante colombienne contestant le refus implicite de renouvellement de sa carte de séjour. Le juge a rejeté la demande de suspension, estimant que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, notamment au regard de l'absence de menace immédiate d'éloignement. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : PAPINOT
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi par un ressortissant étranger demandant l'injonction de délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le requérant s'étant désisté de sa demande principale après que le préfet eut délivré le document, le juge a donné acte de ce désistement. Il a néanmoins condamné l'État, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, à verser au requérant la somme de 1 500 euros au titre des frais exposés pour la défense de ses intérêts.
Avocat : PIERROT
Avocat : AARPI LEXION AVOCATS
Avocat : AARPI JASPER ASSOCIES
Avocat : LOSAPPIO
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté le recours en excès de pouvoir de la préfète des Vosges visant à annuler une subvention communale. Le tribunal a jugé que la délibération du conseil municipal de Saulxures-sur-Moselotte, octroyant 150 000 € à une régie municipale, était conforme au droit. Il a notamment considéré que cette aide, présentée comme un prêt remboursable, pouvait être justifiée au titre de l'article L. 2251-3 du code général des collectivités territoriales pour soutenir un service nécessaire, sans contrevenir à l'interdiction de principe des subventions d'équilibre posée par les articles L. 2224-1 et L. 2224-2 du même code.
Avocat : AARPI GARTNER & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné un recours pour excès de pouvoir contre des arrêtés préfectoraux ordonnant la reconduite à la frontière de deux ressortissants kosovars. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les décisions contestées, prises sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, étaient légales. Il a notamment estimé que l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et l'interdiction de retour prononcées n'étaient pas contraires à l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : AARPI ELEOS AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté départemental ayant abrogé l'autorisation d'un lieu de vie et d'accueil. Le juge estime que les requérants n'ont pas démontré l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, c'est-à-dire une atteinte suffisamment grave et immédiate à leurs intérêts. Par conséquent, il n'a pas eu à examiner le sérieux des moyens invoqués contre la légalité de la décision.
Avocat : SCP PIETRA & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Besançon a annulé une sanction disciplinaire d'exclusion temporaire d'un mois infligée à une fonctionnaire territoriale. Le juge a retenu un vice de procédure, constatant que l'agent n'avait pas été informé de son droit de se taire avant son audition, méconnaissant ainsi les principes issus de l'article 9 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789. La décision a été annulée car la sanction reposait de manière déterminante sur des propos tenus lors de cette audition irrégulière.
Avocat : SELARL JEAN-PIERRE & WALGENWITZ AVOCATS ASSOCIES
**Sujet principal** : Demande d'expertise médicale préalable à une action en responsabilité, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative (référé-mesure). **Juridiction** : Tribunal administratif de Toulouse (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge fait droit à la demande et ordonne une expertise contradictoire. Il estime que la mesure est utile pour éclairer les conditions de la prise en charge médicale et les préjudices subis, dans la perspective d'un litige en réparation qui n'est pas manifestement insusceptible de relever de la compétence administrative. **Textes appliqués** : Article R. 532-1 du code de justice administrative.
Avocat : COHEN-TAPIA
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral de mise en demeure de quitter les lieux. La requête est jugée irrecevable car les requérants n'ont pas joint à leur demande de suspension une copie de leur requête en annulation, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. En conséquence, le juge n'a pas eu à examiner le fond de l'affaire concernant l'application de la loi du 5 mars 2007 sur le droit au logement opposable.
Avocat : HIRTZLIN-PINÇON OLIVIER
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société Helio Finance Réunion et de Mme C... visant à annuler le retrait d'une prime de transition énergétique et à en obtenir le paiement. Le tribunal a accueilli la fin de non-recevoir opposée par l'Agence nationale de l'habitat (Anah), estimant que la société n'était pas habilitée à agir au nom de Mme C... et n'avait pas prouvé sa subrogation dans ses droits. Il a en outre prononcé une amende contre les requérants au titre de l'article R. 741-12 du code de justice administrative pour requête abusive.
Avocat : PITCHER
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre une décision implicite de rejet d'une prime de transition énergétique par l'Agence nationale de l'habitat. Le tribunal constate qu'une décision postérieure de l'agence, datée du 20 février 2026, a accordé la prime et s'est substituée à la décision initialement attaquée. En conséquence, il déclare qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'annulation et rejette la demande de condamnation aux dépens formulée sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : PITCHER
Le Tribunal administratif de Grenoble a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur une requête en annulation d'une décision implicite de retrait d'une prime de transition énergétique. En effet, l'Agence nationale de l'habitat avait, postérieurement à l'introduction du recours, accordé la prime à la requérante par une décision rectificative, ce qui a retiré l'acte initialement attaqué. Le tribunal a également rejeté la demande d'allocation de somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : PITCHER
Le Tribunal administratif de Grenoble rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre une décision implicite de rejet de l'Agence nationale de l'habitat (Anah) concernant une prime de transition énergétique. Le tribunal retient l'irrecevabilité du recours pour tardiveté, considérant que la décision attaquée était confirmative d'un rejet explicite antérieur, devenu défautif, et ne rouvrait pas les délais de recours. La décision s'appuie sur les règles de procédure du code de justice administrative.
Avocat : PITCHER