24 208 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
24 208
Décisions totales
383 581
Ordonnances
252 620
Avec résumé IA
Avocat : CABINET ROUSSEAU, TAPIE
Avocat : SCP FABIANI PINATEL
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a enjoint au préfet de police de convoquer un ressortissant tunisien dans un délai de quinze jours pour le retrait de son titre de séjour. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée en raison de la précarité administrative créée par l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous et l'expiration prochaine du titre. La décision s'appuie sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative et condamne également l'État à verser 800 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : CABINET CHERMAK ELIAKIM (AARPI)
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a rejeté la demande de la société Euro Restauration qui enjoignait à la commune de Rambouillet d'organiser une visite de la commission de sécurité pour permettre la réouverture de son hôtel. Le juge a estimé que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'était pas établie, la société n'ayant pas démontré l'imminence du préjudice économique invoqué. La requête a donc été rejetée selon la procédure simplifiée de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : LEPINE
Avocat : AARPI DAIRIEN TRANNIN AVOCATS
Avocat : AARPI FLOREAL AVOCATS
Avocat : PINTO
Avocat : COMPIN
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet compétent de convoquer et de remettre une carte de séjour temporaire à un étudiant tunisien, en raison d'un délai anormal dans la délivrance du titre. Le juge a estimé que cette carence administrative créait une situation d'urgence justifiant une injonction sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La décision s'appuie également sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à la délivrance et à la remise des titres de séjour.
Avocat : PIERROT
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de police de délivrer une carte de résident à un bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le tribunal a annulé la décision attaquée, considérant que l'administration avait commis une erreur de droit en ne respectant pas les dispositions de l'article L. 424-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'étranger, remplissant les conditions de résidence régulière, avait droit à une carte de résident et non à une simple carte de séjour pluriannuelle.
Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)
Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur un recours en excès de pouvoir contre le refus de renouvellement d'un titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) notifiée à une ressortissante péruvienne. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que la requérante ne justifiait pas de ressources suffisantes et stables, condition exigée par l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également jugé que l'OQTF ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : PAPINOT
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de M. A... visant à suspendre l'exécution de l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de sa carte de résident. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en ce qui concerne la qualification de menace grave à l'ordre public. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : PEPIN JULIETTE
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai assortie d'une interdiction de retour de cinq ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé, respectait les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et ne constituait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a également rejeté la demande de condamnation de l'État à verser une somme au conseil du requérant.
Avocat : PITIOT
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale concernant la prise en charge de la requérante au centre hospitalier de la Timone à partir du 10 décembre 2024. Le juge a retenu l'utilité de cette mesure d'instruction pour éclairer une future action en réparation de préjudices liés à des complications post-opératoires. Cette décision est fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés de prescrire toute mesure utile d'expertise.
Avocat : AARPI JASPER AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de la SCI 77 rue Thiers qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral déclarant d'utilité publique des travaux de restauration immobilière à Libourne. La juridiction estime que l'opération, visant à lutter contre l'habitat indigne dans un quartier ancien, répond bien à une finalité d'intérêt général justifiant la procédure d'expropriation. Le contrôle du juge, fondé sur les articles L. 313-4 et suivants du code de l'urbanisme et l'article 17 de la DDHC, conclut que l'atteinte à la propriété n'est pas excessive au regard de l'intérêt public de l'opération.
Avocat : AARPI CASTERA-SASSOUT
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du ministre de l'intérieur rejetant la demande de naturalisation de M. C... Le juge a estimé que le ministre avait commis une erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur des faits datant de plus de quatorze ans pour refuser la naturalisation. Le tribunal a enjoint au ministre de réexaminer la demande dans un délai de six mois, en application des articles 21-15 du code civil et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
Avocat : PILLET
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté de suspension de fonctions d'un professeur de sport. Il a estimé que le litige, concernant un agent public, relevait de la compétence du tribunal administratif de Paris, lieu de son affectation principale à l'INSEP. En application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a donc ordonné la transmission du dossier à cette juridiction.
Avocat : CABINET STÉVIE FLEURY SPIRIDIGLIOZZI
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant ukrainien, qui demandait l'annulation du refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII, motivée par la tardiveté de la demande d'asile, était régulière et ne méconnaissait pas les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment après la tenue d'un entretien de vulnérabilité. Il a toutefois prononcé l'admission provisoire du requérant à l'aide juridictionnelle en raison de l'urgence de statuer.
Avocat : DIALEKTIK AVOCATS AARPI
La décision concerne un recours en excès de pouvoir contre une délibération municipale approuvant un programme de travaux dans le cadre d'une opération de restauration immobilière. Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de la SCI, estimant que les travaux contestés relèvent bien d'une opération de restauration immobilière au sens du code de l'urbanisme, visant à garantir l'habitabilité des logements. La juridiction s'appuie principalement sur les articles L. 313-4 et L. 313-4-2 du code de l'urbanisme.