1 634 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 634
Décisions totales
383 581
Ordonnances
249 371
Avec résumé IA
Avocat : SARL LE PRADO – GILBERT
Avocat : CLAIRANCE AVOCATS SELARL;CABINET VERDIER LE PRAT AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a examiné la requête de la fédération française des spiritueux contestant une note de la DREETS Nouvelle-Aquitaine sur les mentions d'âge des spiritueux. Le tribunal a jugé que cette note, bien que non impérative, constituait un acte susceptible de recours car elle présentait le caractère de lignes directrices et pouvait avoir des effets notables. Il a toutefois rejeté la demande d'annulation, estimant que la note se bornait à rappeler et interpréter la réglementation existante (notamment le règlement UE 2019/787 et le décret n° 2016-1757) sans fixer de règle nouvelle entachée d'incompétence ni méconnaître les principes invoqués. La solution retenue est le rejet de la requête, y compris la demande d'abrogation de la note de 2024, les moyens soulevés n'étant pas fondés.
Avocat : AARPI BREDIN PRAT
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 1ère Chambre, a été saisi par Mme F..., professeure des écoles, de deux requêtes en annulation de décisions de la rectrice d'académie lui refusant le bénéfice de l'indemnité de direction pour avoir assuré un intérim de direction d'école. La requérante soutenait que ces décisions méconnaissaient les articles 2 du décret n°83-644 du 8 juillet 1983 et 6 du décret n°72-827 du 6 septembre 1972, et que leur signataire ne disposait pas d'une délégation de signature régulière. Le tribunal a joint les deux requêtes. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais l'instruction a été clôturée et l'affaire jugée après audience publique.
Avocat : PRAXIOME BORDEAUX
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation collégiale, a examiné les requêtes de Mme F..., professeure des écoles, contestant les refus de la rectrice d’académie de lui accorder l'indemnité de direction pour les intérims de direction effectués. La requérante invoquait la méconnaissance des articles 2 du décret n°83-644 du 8 juillet 1983 et 6 du décret n°72-827 du 6 septembre 1972, ainsi que l'incompétence du signataire des décisions. Le tribunal a joint les deux requêtes et, après avoir constaté que l'administration n'avait pas produit de mémoire en défense dans les délais, a fait droit à la demande d'annulation des décisions attaquées, sans préciser le fondement textuel exact de cette annulation dans l'extrait fourni.
Avocat : SARL LE PRADO - GILBERT
Le Tribunal Administratif de Limoges (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante britannique, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Vienne du 26 juin 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de l'arrêté. Sur le fond, il a jugé que le refus de séjour ne méconnaissait ni les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la situation personnelle et familiale de l'intéressée. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de Mme A..., incluant l'annulation, l'injonction et les frais de justice.
Avocat : PRATA
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par M. A... contre l'avis défavorable du chef du service central des courses et jeux du ministère de l'intérieur concernant l'exploitation d'un poste FDJ. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'a pas démontré une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, la perte de 19,11 % du chiffre d'affaires n'étant pas de nature à caractériser une urgence justifiant une suspension avant le jugement au fond.
Avocat : PRAETEOM AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par la société Batigère Habitat d’un recours en plein contentieux contre un titre exécutoire émis par la commune de Sevran pour le recouvrement de frais d’entretien des espaces libres du quartier des Beaudottes. La société soutenait que la créance était inexistante, car la convention d’entretien avait été tacitement résiliée suite à un projet de rénovation urbaine ayant transféré la gestion des espaces aux bailleurs sociaux. Le tribunal a jugé que le courrier de la commune de 2010, annonçant la résiliation des conventions d’entretien à l’achèvement des travaux, constituait une résiliation tacite et non équivoque du contrat. Par conséquent, la créance était inexistante, et le tribunal a annulé le titre exécutoire et déchargé la société de l’obligation de payer, sans qu’il soit besoin d’examiner l’autre moyen.
Avocat : LE PRADO
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de la société Batigère en Ile-de-France contestant deux titres exécutoires émis par la commune de Sevran pour le recouvrement de participations aux frais d’entretien des espaces libres du quartier des Beaudottes pour 2020 et 2021. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir de la commune, jugeant que les deux titres, fondés sur le même contrat, pouvaient être contestés par une requête unique. Sur le fond, il a appliqué les principes de la résiliation tacite des contrats administratifs, relevant que le comportement de la commune, qui avait cessé d'exécuter le contrat et confié l'entretien à un autre prestataire, avait mis fin de manière non équivoque aux relations contractuelles. En conséquence, le tribunal a annulé les titres exécutoires et déchargé la société de l'obligation de payer les sommes réclamées, sans se prononcer sur les textes spécifiques invoqués par la requérante.
Le Tribunal administratif de Nantes a examiné les recours de M. et Mme D... et de Mme E... contre les arrêtés du 17 juillet 2024 du préfet de la Sarthe leur faisant obligation de quitter le territoire français. Les requérants contestaient notamment la compétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et d'examen de leur situation, ainsi que la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la même convention. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. Les décisions préfectorales ont donc été confirmées.
Avocat : DESPRAT
Le Tribunal administratif de Nîmes annule la décision implicite par laquelle le préfet de Vaucluse a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A..., ressortissant tunisien, en qualité de parent d'enfant français. Le tribunal estime que le requérant remplissait les conditions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en justifiant de sa paternité, de sa communauté de vie avec la mère française et de sa contribution effective à l'entretien et à l'éducation de l'enfant. En conséquence, il enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai d'un mois et condamne l'État à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné les requêtes de M. A... contestant des rectifications d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2019-2020, ainsi qu'une saisie administrative à tiers détenteur. Sur la régularité de la procédure, le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que l'administration avait respecté les obligations prévues par le livre des procédures fiscales, notamment en matière d'avis de vérification et de motivation. Sur le bien-fondé, il a jugé que les frais de prothèses dentaires n'étaient pas déductibles, car ils ne constituaient pas des frais professionnels spécifiques au sens de l'article 83 du code général des impôts, et a écarté la doctrine administrative invoquée. En conséquence, le tribunal a rejeté les demandes de décharge des impositions et d'annulation de la saisie, ainsi que les conclusions accessoires.
Avocat : PRADAL
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme C..., conseillère principale d'éducation. La requérante, reconnue travailleur handicapé et placée d'office en congé de maladie, conteste son inaptitude et sollicite une évaluation de son état de santé pour déterminer les possibilités d'aménagement de poste ou de reclassement. Le juge a estimé la demande utile et a désigné un expert avec pour mission d'examiner l'aptitude de l'agent, les adaptations nécessaires de son poste, et d'évaluer l'ensemble des préjudices subis. La décision se fonde sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret n°86-442 du 14 mars 1986.