195 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
195
Décisions totales
383 581
Ordonnances
249 521
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par Mme C..., ressortissante nigériane, d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 14 mai 2025 rejetant sa demande d'asile et l'obligeant à quitter le territoire français. Le préfet des Bouches-du-Rhône a soulevé une exception de non-lieu à statuer en raison d'un arrêté postérieur du 29 octobre 2025, mais le tribunal l'a écartée, ce nouvel arrêté n'ayant ni retiré ni remplacé la décision attaquée sur le même fondement. Sur le fond, le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens de la requérante : l'incompétence du signataire a été écartée par l'existence d'une délégation régulière, la motivation de l'arrêté a été jugée suffisante au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, et le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 311-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile a été écarté. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégral
Avocat : PREZIOSO
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé la décision du 31 décembre 2025 par laquelle la directrice territoriale de l'OFII refusait à M. B... le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était insuffisamment motivée et entachée d'un défaut d'examen particulier, l'OFII s'étant bornée à opposer systématiquement la tardiveté de la demande d'asile sans tenir compte de la vulnérabilité médicale et sociale du requérant. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui impose une prise en compte de la vulnérabilité, et sur l'article 20 de la directive 2013/33/UE. Le tribunal a enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de M. B... dans un délai de quinze jours.
Avocat : PREZIOSO