1 082 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 082
Décisions totales
383 581
Ordonnances
252 520
Avec résumé IA
Avocat : ELATRASSI-DIOME
Avocat : TERRASSON
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 18 janvier 2023 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a refusé de délivrer un certificat de résidence algérien à M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la décision contestée ne constitue ni un refus de renouvellement ni un retrait de titre, et que le requérant, en situation irrégulière, ne justifiait pas de circonstances particulières rendant nécessaire une mesure provisoire immédiate. La simple possession d'une promesse d'embauche n'a pas été jugée suffisante pour caractériser l'urgence.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 20 novembre 2023 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a refusé de délivrer un certificat de résidence algérien à Mme B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la décision attaquée ne modifiant pas la situation de la requérante, qui était déjà en situation irrégulière, et cette dernière n'ayant pas justifié de circonstances particulières nécessitant une mesure provisoire immédiate. La requête a donc été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés, par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné les requêtes de M. B E contestant un refus de titre de séjour assorti d’une obligation de quitter le territoire français, d’une interdiction de retour et d’une assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment l’incompétence de l’auteur des actes, un défaut de motivation, une violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et des articles L. 435-1, L. 612-7 et L. 731-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes, estimant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés et que les décisions préfectorales étaient légales. Aucune injonction ni frais de justice n’ont été accordés.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 31 juillet 2024 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé le rétablissement des conditions matérielles d'accueil à un couple de demandeurs d'asile nigérians et leurs trois enfants. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car les requérants, bien que vulnérables et sans ressources, n'ont pas justifié d'une situation d'urgence suffisamment grave et immédiate au sens de l'article L. 521-1, compte tenu de leur entrée en France en 2022 et de l'absence d'élément nouveau depuis le refus initial. La requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté les requêtes de M. B E dirigées contre l'arrêté du 4 octobre 2023 du préfet de la Seine-Maritime lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour, ainsi que contre l'arrêté du 6 août 2024 l'assignant à résidence. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des articles L. 435-1, L. 612-7, L. 612-10, L. 721-4 et L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante sierra-léonaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 29 juillet 2024 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles responsables de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, la méconnaissance des articles 4, 5 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013, ainsi que la violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, en application du règlement Dublin III et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a annulé la décision du 17 juillet 2024 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) refusait à M. A, ressortissant haïtien, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que l'OFII n'avait pas examiné la situation personnelle du requérant, notamment son motif légitime de présenter tardivement sa demande d'asile en raison de son séjour régulier sous couvert d'un visa étudiant. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la directive 2013/33/UE.
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet de l'Isère a refusé de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" à M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, le refus plaçant le requérant en situation irrégulière et de grande précarité, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour provisoire dans un délai de deux mois et, dans l'attente, un récépissé autorisant à travailler.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 20 juillet 2024 l'obligeant à quitter sans délai le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et de défaut de notification dans une langue comprise, jugeant notamment que la délégation de signature était régulière et la motivation suffisante. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C, fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
Avocat : SELAS BRASSART
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision implicite du préfet de l’Isère rejetant la demande de titre de séjour « vie privée et familiale » de M. A, ressortissant malien confié à l’aide sociale à l’enfance. Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie en raison de la situation de précarité du requérant, dont le contrat jeune majeur avait expiré et qui disposait d’une promesse d’embauche. Il a également retenu l’existence d’un doute sérieux quant à la légalité de la décision, au regard des conditions de délivrance du titre prévues à l’article L. 423-22 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.