2 028 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
2 028
Décisions totales
383 581
Ordonnances
249 771
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Rouen a été saisi par Mme B... d’une demande en plein contentieux visant à obtenir la condamnation de la communauté d’agglomération Fécamp Caux Littoral à lui verser 42 308,02 euros au titre de droits au chômage. Par un mémoire enregistré le 26 novembre 2025, la requérante a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 9 décembre 2025. Aucune condamnation aux dépens ni au titre de l’article L. 761-1 du même code n’a été prononcée.
Avocat : GARRAUD-OGEL-LARIBI
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B... contestant le motif de fin de contrat mentionné sur son attestation employeur. La requérante demandait l'annulation de la décision de la Caisse des écoles du 16e arrondissement de Paris refusant de remplacer la mention "fin de contrat à l'initiative de l'agent" par "fin de contrat à durée déterminée". Le tribunal a jugé que la décision contestée n'avait pas pour objet de se prononcer sur le droit aux allocations chômage, mais uniquement sur la délivrance de l'attestation. Par conséquent, le moyen tiré de l'erreur de droit au regard de l'article L. 5424-1 du code du travail a été écarté comme inopérant.
Avocat : DOMORAUD
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B... qui demandait l'annulation du refus implicite du maire de Beuveille de modifier le classement de sa parcelle en zone constructible. Le tribunal a jugé que le moyen tiré d'un vice de procédure lors de l'adoption du plan local d'urbanisme (PLU) était irrecevable, car les vices de forme ne peuvent être invoqués que contre l'acte lui-même dans le délai de recours. Il a également écarté les moyens fondés sur le code rural et de la pêche maritime et le code de l'urbanisme, estimant que le classement en zone agricole n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la requête, en application des articles L. 243-2 du code des relations entre le public et l'administration et L. 151-8 du code de l'urbanisme.
Avocat : SCP HENNEN-GAMELON-BRAUN
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... contestant l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 12 décembre 2024 portant obligation de quitter le territoire français, fixation du pays de destination et interdiction de retour de six mois. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de la méconnaissance du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE), de l'atteinte à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et de l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3-1 de la CIDE). La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales fondées sur les articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : NERAUDAU
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme G... et Mme F... qui demandaient une injonction d'hébergement d'urgence pour elles-mêmes et les trois enfants. Le juge a estimé que, malgré la situation de vulnérabilité invoquée, la condition d'urgence n'était pas caractérisée et qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était établie, compte tenu de la saturation du dispositif d'hébergement et des diligences accomplies par le préfet de la Loire-Atlantique. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code de justice administrative.
Avocat : NERAUDAU
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme A. et autres demandant l'annulation de la délibération du 6 février 2023 par laquelle le conseil municipal de Marly-Le-Roi a approuvé la modification n° 2 de son plan local d'urbanisme (PLU). Les requérants contestaient notamment le choix de la procédure de modification (article L. 153-36 du code de l'urbanisme) plutôt que celle de révision (article L. 153-31). Le tribunal a jugé que les adaptations apportées au PLU étaient mineures et ne nécessitaient pas une révision, écartant ainsi ce moyen.
Avocat : SCP BOULAN KOERFER PERRAULT & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B... contestant un redressement fiscal. Le litige portait sur l'éligibilité au prélèvement libératoire de 7,5 % prévu à l'article 163 bis du code général des impôts d'un capital retraite suisse (deuxième pilier), perçu de manière anticipée et non unique. Le tribunal a jugé que le versement fractionné du capital, via un compte de libre passage, ne remplissait pas la condition de versement unique exigée par la loi, justifiant ainsi son imposition au barème progressif de l'impôt sur le revenu. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge, confirmant la position de l'administration fiscale.
Avocat : SELARL PIOTRAUT GINE AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par deux syndicats de copropriétaires d’une demande d’annulation d’une délibération de l’Eurométropole de Strasbourg du 30 septembre 2022 créant un périmètre de prise en considération d’une opération d’aménagement sur le secteur du centre commercial de l’Esplanade. Les requérants contestaient notamment la compétence de l’Eurométropole, l’absence de projet d’aménagement, et une atteinte disproportionnée à leur droit de propriété. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, sans se prononcer sur la recevabilité des écritures en défense. La décision s’appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code de l’urbanisme.
Avocat : ALEXANDRE - LÉVY - KAHN - BRAUN & ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer Mme B... épouse C... sous quinze jours pour lui permettre de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante, résidente de longue durée et mère d'enfants français, justifiait d'une urgence en raison de l'impossibilité persistante d'utiliser le téléservice ANEF pour déposer sa demande, la plaçant en situation irrégulière. Le juge a considéré que cette mesure était utile et ne faisait obstacle à aucune décision administrative, en application des articles R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et des arrêtés des 31 mars et 1er août 2023.
Avocat : CABINET MARINE BARRAULT
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de Mme A..., agent contractuel du CCAS de Clermont-Ferrand, qui contestait le non-renouvellement de son contrat et demandait réparation pour discrimination liée à son état de santé. Le tribunal a jugé que la décision de non-renouvellement, fondée sur l'intérêt du service et non sur l'état de santé de l'agent, n'était pas discriminatoire au sens de la loi du 27 mai 2008. Il a également écarté les moyens tirés du non-respect des délais de prévenance et de l'absence d'entretien préalable, estimant que ces obligations ne s'appliquent pas aux contrats à durée déterminée de la fonction publique territoriale. Enfin, la demande indemnitaire a été rejetée en l'absence d'illégalité fautive.
Avocat : EYRAUD
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de Mme A..., ressortissante arménienne, contestant la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour « vie privée et familiale ». Le tribunal a écarté l'exception de non-lieu soulevée par le préfet, la délivrance d'un titre « étudiant » ne répondant pas à la demande initiale. Il a annulé la décision implicite pour défaut de motivation, l'administration n'ayant pas communiqué les motifs malgré la demande de l'intéressée, en application des articles L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CARRAUD
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... contre l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert vers l'Italie. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de la violation des règlements européens (UE) n° 604/2013 et n° 603/2013, et de l'existence de défaillances systémiques en Italie. Il a également rejeté le nouveau moyen soulevé à l'audience concernant le non-respect du délai de saisine des autorités italiennes, estimant que la requête aux fins de prise en charge avait été formulée dans les délais impartis par l'article 21 du règlement (UE) n° 604/2013. En conséquence, la demande d'annulation, les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais d'instance ont été rejetées.
Avocat : NERAUDAU
Avocat : GRAU;YOUSFI
Avocat : NERAUDAU
Avocat : CARRAUD
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme J..., ressortissante angolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités portugaises. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'irrégularité de la notification, et la méconnaissance des droits garantis par les règlements européens (UE) n° 604/2013 et 2016/679. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les règlements européens applicables.
Avocat : NERAUDAU
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par M. B... et la SCI Nitrox d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Munchhausen ne s’opposant pas à une déclaration préalable pour la rénovation d’une terrasse. Les requérants ont ensuite présenté un désistement pur et simple de leur requête, dont la commune a pris acte en renonçant à ses propres frais de justice. Par ordonnance du 1er décembre 2025, le premier vice-président du tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, mettant ainsi fin à l’instance.
Avocat : ALEXANDRE - LÉVY - KAHN - BRAUN & ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la famille C..., réfugiés kosovars, qui demandait une injonction au préfet du Bas-Rhin de leur fournir un hébergement d'urgence adapté et pérenne. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, car les requérants avaient refusé, sans justification suffisante, une proposition d'orientation vers un centre d'hébergement. En conséquence, aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'a été retenue.
Avocat : CARRAUD
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme D... et de sa fille, qui demandaient à être hébergées d'urgence. Le juge a estimé que la situation d'urgence n'était pas caractérisée, les requérantes ayant quitté d'elles-mêmes les hébergements qui leur avaient été proposés en raison de conditions d'hygiène dégradées. Il a également relevé que les intéressées n'apportaient pas la preuve de leur absence totale d'hébergement.
Avocat : CARRAUD
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A... B... contestant un courrier du service des impôts des particuliers de Vendôme lui réclamant 953,40 euros. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait l'exposé d'aucun moyen et n'a pas été régularisée avant l'expiration du délai de recours. La décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative.
Avocat : PERRAULT