6 083 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
6 083
Décisions totales
383 581
Ordonnances
249 970
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Montreuil donne acte du désistement pur et simple du fonds Invesco Sector Funds – Invesco Comstock Fund de sa requête, qui visait initialement la restitution de retenues à la source sur des dividendes. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui habilite le président de la formation de jugement à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est close sans examen du fond du litige fiscal.
Avocat : SELARL LOREAL AVOCATS
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de l'association requérante de son recours en excès de pouvoir. Le litige portait sur la contestation d'un arrêté préfectoral déclarant d'utilité publique un projet d'intégration urbaine. La juridiction a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement, mettant ainsi fin à l'instance.
Avocat : INTER-BARREAUX EMO AVOCATS
Avocat : SELARL INTERBARREAUX RACINE
Avocat : SELARL INTERBARREAUX RACINE
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler la décision de rejet de sa contestation et à obtenir la décharge du remboursement d'aides du fonds de solidarité COVID-19. La juridiction a jugé irrecevables les conclusions demandant l'annulation de la décision de rejet, celle-ci n'ayant pas d'effet autonome sur les titres de perception contestés. Le litige porte sur la récupération de 8 601 euros d'aides versées, l'administration estimant que la requérante ne remplissait pas les conditions d'éligibilité, notamment concernant l'appréciation de son chiffre d'affaires. Les textes appliqués sont l'ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020 et le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020 relatifs au fonds de solidarité.
Avocat : SCP MADRID-CABEZO MADRID-FOUSSEREAU MADRID
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de Mme B... visant à obtenir l'annulation du rejet de sa réclamation préalable et la décharge d'une créance de 8 601 euros relative au remboursement d'aides du fonds de solidarité COVID-19. Le tribunal a jugé irrecevable la demande d'annulation de la décision de rejet, considérant que cet acte n'était pas détachable de la procédure de recouvrement, et a estimé que la créance était certaine, liquide et exigible, l'administration ayant démontré l'absence d'éligibilité de la requérante. La décision s'appuie notamment sur les dispositions de l'ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020 et du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : SCP MADRID-CABEZO MADRID-FOUSSEREAU MADRID
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné un recours pour excès de pouvoir contre le refus de renouvellement d'une carte de résident au titre du regroupement familial. Le juge a annulé la décision du préfet du Gers, considérant que les faits reprochés à l'étranger, bien que constituant des atteintes à l'ordre public, ne caractérisaient pas la menace *grave* exigée par l'article L. 432-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour un refus de renouvellement. La juridiction a ainsi fait application de la distinction légale entre la simple "menace" (pour une première délivrance) et la "menace grave" (pour un renouvellement).
Avocat : BREAN
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours pour excès de pouvoir contre une décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé la requête recevable, annulant la décision implicite pour défaut de motivation, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de police de réexaminer la demande du requérant dans un délai de trois mois, sans prononcer d'astreinte.
Avocat : PATUREAU
Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE
Avocat : AARPI FLOREAL AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. F... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que l'arrêté préfectoral du 12 janvier 2026 est légal, notamment au regard de la compétence de son signataire, de sa motivation suffisante et du respect des droits de la défense. Le tribunal écarte ainsi tous les moyens soulevés, fondés sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et sur le droit de l'Union européenne.
Avocat : MOREAU TALBOT
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande de suspension en référé d'une décision de préemption urbain. La SCI Jsquared, acquéreur évincé, n'a pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision du maire de Vauvenargues, notamment concernant la compétence de l'auteur de l'acte et la réalité du projet communal. Le juge a appliqué les conditions cumulatives de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans trouver l'urgence suffisamment caractérisée en l'espèce.
Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE PARIS
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du maire de Voiron du 28 mars 2022 retirant un permis de construire. Le juge a retenu que le retrait, intervenu pour illégalité, était tardif car la notification au bénéficiaire était intervenue après l'expiration du délai légal de trois mois suivant la délivrance du permis, méconnaissant ainsi les articles L. 424-5 et R. 424-10 du code de l'urbanisme. L'administration n'a pas rapporté la preuve que la notification recommandée avait été régulièrement présentée dans le délai imparti.
Avocat : SELAS FIDAL - BUREAU DE LYON
La société Sonor contestait devant le Tribunal Administratif de Nice sa qualité de redevable de la TVA à l'importation pour des ventes en ligne d'accessoires de maquillage provenant de Chine. Le tribunal a rejeté sa demande de décharge et de restitution, considérant que, conformément aux articles 256, 258, 291 et 293 A du code général des impôts, elle agissait en son nom propre pour le compte d'autrui et était donc réputée être l'importateur des marchandises. La charge de la preuve lui incombait, et elle n'a pas démontré que la taxe avait été indûment acquittée.
Avocat : C/M/S BUREAU FRANCIS LEFEBVRE
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande de suspension du préfet des Alpes-Maritimes visant un arrêté municipal ordonnant des travaux d'urgence sur une route départementale. Le juge des référés a estimé que le moyen tiré de l'absence de base légale ne créait pas un doute sérieux sur la légalité de l'acte, le maire pouvant invoquer ses pouvoirs de police générale (article L. 2212-2 5° du CGCT) face à une carence du département dans l'exercice de sa police spéciale de la voirie. La décision applique les articles L. 2131-6 du CGCT et L. 554-1 du CJA.
Avocat : GRAVEREAUX
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII, fondée sur l'article L. 551-15 du CESEDA pour un dépôt de demande d'asile hors délai, était suffisamment motivée et que l'administration avait procédé à l'évaluation de vulnérabilité requise par les articles L. 522-1 et suivants du même code. Les moyens tirés d'une méconnaissance de ces dispositions et du droit au respect de la dignité humaine ont été écartés.
Avocat : MOREAU TALBOT
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus de France Travail de supprimer ses données personnelles après son départ en retraite. Le tribunal a jugé que la conservation de ces données par l'institution, pour une durée maximale de vingt ans, était légale car elle répondait à ses missions légales de service public de l'emploi, telles que définies par les articles L. 5312-1 et R. 5312-38 du code du travail. Cette conservation a été considérée comme proportionnée et conforme au règlement général sur la protection des données (RGPD).
Avocat : SELARL ANDREANI - HUMBERT
Le Tribunal Administratif de Toulon rejette la demande d'un contribuable visant à annuler le refus implicite de lui communiquer des documents fiscaux et à enjoindre leur communication. Le juge estime que le droit d'accès aux documents administratifs, prévu par les articles L. 311-1 et L. 300-2 du code des relations entre le public et l'administration, ne s'applique qu'à des documents existants et identifiables. Il retient que la demande, trop large et imprécise, n'a pas permis à l'administration d'identifier le requérant dans son ressort ni de localiser les multiples documents sollicités sur une longue période.
Avocat : SAUTEREAU
Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de M. B... visant à suspendre le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour avec changement de statut. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale, notamment au regard des conditions posées par les articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande a donc été jugée mal fondée au sens de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : PATUREAU