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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

199 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

199

Décisions totales

383 581

Ordonnances

252 316

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : ROCHAEffacer tout
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2600949

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet d'un titre de séjour et d'un document provisoire de séjour présentée par un ressortissant brésilien, conjoint d'une citoyenne italienne. Le juge a considéré que la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction par la préfecture avait privé la requête de son objet, rendant inutile la mesure de suspension sollicitée. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative relatives au référé-suspension.

Avocat : ROCHA

2 février 2026
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2520877

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B... qui demandait d’enjoindre au préfet du Val-d’Oise de lui délivrer une convocation pour retirer son titre de séjour. Le juge estime que l’urgence et l’utilité de la mesure ne sont pas établies, le requérant n’ayant pas démontré avoir tenté de prendre rendez-vous via la plateforme en ligne dédiée de la préfecture, comme le prévoit le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La demande d’astreinte et celle fondée sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont également rejetées.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : ROCHA

21 janvier 2026
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2600213

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme E... qui demandait le déblocage de son compte A... et la délivrance d’un récépissé l’autorisant à travailler. La requérante, en situation irrégulière faute d’avoir transmis les documents nécessaires au renouvellement de son titre de séjour, n’a pas justifié d’une atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés fondamentales, notamment à son droit à la santé ou au respect de sa vie privée et familiale. Le juge a considéré que l’administration n’avait pas commis d’illégalité manifeste en clôturant la demande, et que la condition d’urgence n’était pas établie. La décision s’appuie sur les articles L. 433-1 et R. 431-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur les articles 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant.

Avocat : ROCHA

13 janvier 2026
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2500992

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné au préfet de la Seine-Saint-Denis d'assurer le relogement de Mme B..., reconnue prioritaire par la commission de médiation, sous astreinte de 400 euros par mois à compter du 1er avril 2026. La requérante n'ayant pas reçu d'offre de logement adaptée à ses besoins et capacités dans le délai légal, le juge a constaté le manquement de l'État. La solution retenue est l'injonction de relogement assortie d'une astreinte, sans obligation de communication des actes d'exécution.

Avocat : BROCHARD

12 janvier 2026
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2522395

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du 28 mai 2025 par lequel le préfet du Finistère a refusé de renouveler le titre de séjour de M. A... et l’a obligé à quitter le territoire français. Le juge a constaté son incompétence, car la requête au fond contre cette décision était pendante devant la cour administrative d’appel de Nantes, et non devant le tribunal. En conséquence, l’ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l’aide juridictionnelle et aux frais, ont été rejetées.

Avocat : ROCHARD

6 janvier 2026
TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2515762

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de l’Assistance Publique Hôpitaux de Marseille (APHM) de retenir l’indemnité mensuelle d’engagement de service public exclusif de Mme A..., praticien hospitalier. Le juge a estimé que le courriel du 15 septembre 2025 constituait un acte préparatoire non susceptible de recours et que la perte de rémunération sur un seul mois, déjà échu, ne présentait pas un caractère d’urgence suffisant au sens de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.

Avocat : SCP PLANTARD ROCHAS VIRY & ROUSTAN BERIDOT

23 décembre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2504606

Le Tribunal administratif de Paris a condamné l’État à verser 800 euros à M. A..., reconnu prioritaire pour un relogement d’urgence par la commission de médiation en mars 2022, en raison de la carence fautive de l’administration à lui proposer un logement dans le délai légal de six mois. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation, pour les troubles dans les conditions d’existence et le préjudice moral subis. L’indemnisation a été fixée en fonction de la durée de la carence et des conditions de logement précaires persistantes.

Avocat : BROCHARD

22 décembre 2025• 4e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2506505

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 28 août 2025 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a d'abord jugé irrecevables les conclusions contre l'interdiction de retour d'un an, car cette décision ne figurait pas dans le dispositif de l'arrêté attaqué. Sur le fond, le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de défaut d'examen, estimant que la décision était régulièrement signée par une autorité délégataire et suffisamment motivée. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, en application de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : ROCHARD

18 décembre 2025• 6ème Chambre
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512754

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de suspension de la décision du 27 novembre 2025 de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) refusant à M. B... l'accès aux conditions matérielles d'accueil. Cette décision avait déjà été annulée par un jugement du 16 décembre 2025, rendant la requête en suspension sans objet. Le juge a également rejeté la demande d'aide juridictionnelle provisoire, la requête étant manifestement dénuée de fondement, ainsi que les conclusions présentées au titre des frais de justice. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 521-1 et R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : ROCHAT

17 décembre 2025
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513170

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A... qui demandait le réexamen de sa demande de renouvellement de titre de séjour et la délivrance d'une autorisation provisoire de travail. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car l'intéressée peut déposer une nouvelle demande et ne justifie pas que le délai de quinze jours pour produire les pièces manquantes était insuffisant. En conséquence, sans examiner l'atteinte à une liberté fondamentale, la requête est rejetée, de même que la demande de frais de justice.

Avocat : ROCHA

16 décembre 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512752

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule la décision du 27 novembre 2025 par laquelle l’OFII a refusé à M. C..., ressortissant kosovar, le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal juge que le délai de quatre-vingt-dix jours pour solliciter l’asile a été dépassé pour un motif légitime, lié à l’incapacité du demandeur et à la nécessité d’obtenir une habilitation familiale, en méconnaissance de l’article L. 551-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue est l’annulation de la décision, avec injonction de réexamen de la situation de M. C... par l’OFII.

Avocat : ROCHAT

16 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2514217

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme C... concernant sa prise en charge au centre hospitalier de la Timone entre le 1er et le 5 février 2024. La requérante soutenait que des complications survenues lors de cette hospitalisation, ayant nécessité une intervention chirurgicale d'urgence, étaient susceptibles d'engager la responsabilité de l'Assistance publique – hôpitaux de Marseille (AP-HM). Le tribunal a fait droit à la demande d'expertise, la jugeant utile pour éclairer un éventuel litige en réparation, et a désigné un expert avec une mission détaillée. En revanche, il a rejeté la demande de frais d'avocat présentée par Mme C..., l'AP-HM n'étant pas la partie perdante dans cette instance en référé.

Avocat : SCP PLANTARD ROCHAS VIRY & ROUSTAN BERIDOT

15 décembre 2025
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2504415

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, a été saisi par Mme A... d’un recours pour excès de pouvoir fondé sur l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, après que la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis l’a reconnue prioritaire et devant être logée d’urgence. Constatant qu’aucune offre de logement adaptée n’avait été proposée à la requérante, le tribunal a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d’assurer son logement. Cette injonction est assortie d’une astreinte de 400 euros par mois de retard à compter du 1er février 2026, payable au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.

Avocat : BROCHARD

12 décembre 2025
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2507896

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C... contestant l'arrêté du 17 novembre 2025 du préfet du Finistère l'assignant à résidence. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen de la situation, en se fondant sur la délégation de signature régulière et la motivation suffisante de l'arrêté. Il a jugé que la durée de l'assignation à résidence de quarante-cinq jours était conforme à l'article L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Enfin, le tribunal a estimé que le requérant n'établissait pas sa vie familiale avec ses enfants, ce qui ne permettait pas de retenir une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.

Avocat : ROCHARD

10 décembre 2025• Eloignement urgent
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512494

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant congolais, qui contestait un arrêté préfectoral du 19 novembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an, et une assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était signée par une autorité compétente et que M. B... n'établissait pas que son état de santé justifiait un droit au séjour sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, les moyens soulevés contre les décisions subséquentes (absence de délai, interdiction de retour, pays de destination, assignation à résidence) ont été écartés comme étant infondés.

Avocat : ROCHAT

9 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2521339

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du préfet du Val-d'Oise du 18 octobre 2025 clôturant le dossier de renouvellement de titre de séjour de Mme B... D..., ressortissante brésilienne, épouse d'un citoyen de l'Union européenne. La juge des référés a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu de l'atteinte à la vie privée et familiale de la requérante et de son impossibilité de travailler, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, la clôture du dossier étant due à un dysfonctionnement technique de la plateforme ANEF ayant empêché la transmission de pièces complémentaires, en méconnaissance des articles R. 431-2, R. 431-10 et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande et de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans un délai de quinze jours.

Avocat : ROCHA

9 décembre 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2515548

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par une ressortissante brésilienne, épouse d’un Français, afin d’enjoindre au préfet du Val-de-Marne de débloquer son compte ANEF ou de la convoquer pour déposer sa demande de titre de séjour, en raison de dysfonctionnements répétés de la plateforme. En cours d’instance, le préfet a remis à l’intéressée un récépissé de demande de titre de séjour valable six mois. Le juge a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales, la mesure sollicitée étant devenue sans objet. Il a toutefois condamné l’État à verser 1 500 euros à la requérante au titre des frais irrépétibles, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : ROCHA

8 décembre 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2308278

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme A..., reconnue prioritaire et devant être relogée en urgence par la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis en mars 2021, afin d’engager la responsabilité de l’État pour carence fautive dans l’exécution de cette décision. La requérante sollicitait 42 000 euros en réparation des troubles dans ses conditions d’existence, n’ayant reçu aucune offre de logement. Le tribunal a jugé que l’absence de relogement dans le délai imparti constitue une faute de l’État, engageant sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Il a condamné l’État à verser à Mme A... une somme de 5 000 euros, assortie des intérêts au taux légal, en réparation des préjudices subis du fait du maintien de sa situation de logement précaire.

Avocat : BROCHARD

5 décembre 2025• 10ème Chambre (JU)
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2509241

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B... qui contestait la décision de la commission de médiation des Hauts-de-Seine refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. La requérante invoquait l'inadaptation de son logement à son handicap et son caractère indécent, ainsi que l'ancienneté de sa demande. Le tribunal a estimé que la commission n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires ont été rejetées.

Avocat : BROCHARD

1 décembre 2025• Pole Social (JU)
TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2513022

Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A..., qui demandait une injonction au ministre de la justice pour l’attribution d’une nouvelle bonification indiciaire. Le juge a rappelé qu’il ne peut prononcer d’injonction à titre principal en dehors des cas d’exécution d’une décision de justice ou de procédures de référé. La demande, ne visant pas l’annulation d’une décision administrative préalable, a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1, 4° du code de justice administrative.

Avocat : SCP PLANTARD ROCHAS VIRY & ROUSTAN BERIDOT

28 novembre 2025