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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 413 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 413

Décisions totales

383 581

Ordonnances

250 222

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : ROIEffacer tout
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2300668

Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi par M. A..., agent contractuel de la fonction publique hospitalière, qui contestait la rupture de son contrat de travail par l'EHPAD Résidence Jallier, intervenue après qu'il a informé son supérieur de sa volonté de démissionner. Le tribunal a examiné la recevabilité de la requête et a relevé d'office un moyen tiré de sa tardiveté. En application des articles R. 421-1 et suivants du code de justice administrative, le tribunal a constaté que la requête, enregistrée le 6 février 2023, était tardive car introduite plus de deux mois après la notification de la décision de rupture du 13 avril 2022. Par conséquent, le tribunal a déclaré la requête irrecevable et a rejeté l'ensemble des conclusions de M. A..., y compris celles relatives aux frais de justice.

Avocat : ANGLE DROIT AVOCATS

24 septembre 2025• 2ème Chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2307200

Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de Mme A, agente hospitalière, qui contestait sa radiation des cadres pour abandon de poste prononcée par l'EHPAD de Bourg-Argental le 13 juillet 2023. Le tribunal écarte le moyen tiré du défaut de motivation, estimant que cette décision n'entre pas dans les catégories d'actes devant être motivés. Il juge que l'administration était en droit de constater la rupture du lien avec le service, faute pour l'agente d'avoir rejoint son poste après mise en demeure, et que son refus fondé sur la contestation de sa nouvelle affectation ne constitue pas une justification valable. La décision n'est pas une sanction déguisée et ne méconnaît pas l'instruction ministérielle invoquée, qui n'impose pas de médiation préalable.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SELARL BLT DROIT PUBLIC

23 septembre 2025• 3ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2310161

Le Tribunal Administratif de Lyon annule le titre exécutoire émis le 16 octobre 2023 par l'EHPAD La Pranière à l'encontre de Mme B pour le recouvrement d'un trop-perçu de rémunération de 3 055,70 euros. La décision est fondée sur l'article 24 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012, car le titre ne mentionnait pas les bases de liquidation de la créance, se bornant à indiquer "Paie négative octobre 2023". Le tribunal a également jugé recevable l'intervention du syndicat CFDT santé sociaux en soutien à la requérante. En conséquence, l'EHPAD est condamné à verser 1 500 euros à Mme B au titre des frais de justice.

Avocat : CJA PUBLIC CHAVENT-MOUSEGHIAN-CAVROIS

23 septembre 2025• 3ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2310119

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme B, aide-soignante en EHPAD, contestant le refus de reconnaître l'imputabilité au service de son état de santé consécutif à un entretien du 3 décembre 2022. La juridiction a constaté que la première décision du 27 septembre 2023 avait été retirée par celle du 13 décembre 2023, rendant sans objet les conclusions dirigées contre elle. Sur le fond, le tribunal a rejeté les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'irrégularité de la procédure et de la discrimination syndicale, en application des articles L. 822-18 du code général de la fonction publique et du décret n° 88-386 du 19 avril 1988. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.

Avocat : CJA PUBLIC CHAVENT-MOUSEGHIAN-CAVROIS

23 septembre 2025• 3ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2509863

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la communauté de communes Terre Valserhône, sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, afin d'obtenir une mesure d'expertise préventive. Cette demande visait à dresser un état descriptif et qualitatif des immeubles situés à proximité d'un projet de création d'une conduite d'eaux pluviales, en raison des risques de dommages liés à ces travaux publics. Le juge des référés a fait droit à la requête, considérant l'expertise utile pour prévenir d'éventuels contentieux. Il a désigné un expert avec pour mission de constater l'état des lieux, d'identifier les dégradations existantes et de formuler des observations techniques, en application des articles R. 532-1 et R. 532-1-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL BLT DROIT PUBLIC

22 septembre 2025
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2309708

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi de six requêtes identiques par Mme A, visant à contester autant de délibérations du conseil municipal de Saintry-sur-Seine du 25 septembre 2023, qui accordaient la protection fonctionnelle au maire. La requérante invoquait une irrégularité de procédure, le vote à bulletin secret n'ayant pas été demandé par un tiers des membres présents, en méconnaissance de l'article L. 2121-21 du code général des collectivités territoriales, et un défaut de base légale, les faits justifiant la protection n'étant pas établis au regard de l'article L. 2135-35 du même code. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.

Avocat : RICHER ET ASSOCIES DROIT PUBLIC

22 septembre 2025• 5ème chambre
CAA75Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-24PA01008

Avocat : LACROIX DE CARIES DE SENILHES

19 septembre 2025• 9ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2507780

Le Tribunal administratif de Lille a annulé la décision du 18 juillet 2025 par laquelle le directeur territorial de l'OFII avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. B..., un demandeur d'asile soudanais. Le tribunal a jugé que l'OFII avait commis une erreur d'appréciation en se fondant sur l'absence du requérant à des entretiens, alors que sa vulnérabilité, notamment son hébergement précaire dans un camp de migrants et son absence de téléphone personnel, n'avait pas été suffisamment prise en compte. En application de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la décision a été annulée pour défaut d'examen sérieux de la situation personnelle.

Avocat : BROISIN

19 septembre 2025• Reconduite à la frontière
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2508799

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 22 juillet 2025 par laquelle le président du centre intercommunal d'action sociale Arlysère avait prononcé l'exclusion temporaire de fonctions de M. A pour une durée de dix-huit mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie, la mesure privant l'agent de sa rémunération pour une durée supérieure à un mois. Il a également retenu qu'il existait un doute sérieux quant à la légalité de la décision, en raison du moyen tiré du caractère disproportionné de la sanction par rapport aux fautes reprochées.

Avocat : SELARL ITINERAIRES AVOCATS- CADOZ- LACROIX- REY- VERNE

19 septembre 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2104996

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A D et Mme B D. Les requérantes demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Megève pour la rénovation partielle d'une ferme et la construction d'une piscine. Le tribunal a d'abord jugé la requête irrecevable, estimant que les requérantes, bien que voisines immédiates, n'avaient pas démontré un intérêt à agir suffisant au sens de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme. Subsidiairement, il a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incomplétude du dossier et de la méconnaissance du plan local d'urbanisme et de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme.

Avocat : ADP AFFAIRES DROIT PUBLIC IMMOBILIER

17 septembre 2025• 2ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2514695

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, la modification d'une précédente ordonnance du 22 juillet 2025 en l'assortissant d'une astreinte. Cette ordonnance avait suspendu un refus de visa de long séjour et enjoint au ministre de l'intérieur de réexaminer la demande. Le tribunal a estimé que le ministre avait exécuté l'injonction en donnant instruction de délivrer le visa, rendant la demande sans objet. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de M. B.

Avocat : BROISIN

17 septembre 2025
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2500519

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. B contestant la décision "48SI" du ministre de l'intérieur du 9 janvier 2025 constatant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge a écarté le moyen tiré du défaut d'information préalable, estimant que cette omission était sans influence dès lors que l'infraction en cause avait été établie par une condamnation pénale définitive. Il a également rejeté le moyen relatif à l'enregistrement tardif du retrait de points, faute de délai légal imparti au ministre, et a jugé que le décompte des points était régulier, le stage de récupération ayant été pris en compte avant le retrait litigieux. La décision s’appuie sur les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.

Avocat : SELARL DELACROIX

17 septembre 2025• URGENCES -JUGE UNIQUE
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2106868

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SCI Les Anes, qui contestait le refus du maire de Megève de lui délivrer un permis de construire modificatif. Le tribunal a jugé que le maire avait légalement fondé son refus sur la méconnaissance de plusieurs articles du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) de la zone UH. Il a notamment retenu que les ouvrages de ventilation supplémentaires et un muret de soutènement, non déclarés dans la demande, constituaient des constructions au sens du PLU, augmentant l'emprise au sol et réduisant les espaces perméables en pleine terre. La solution s'appuie sur les articles 4.3, 7.2 et 9 du règlement du PLU, ainsi que sur le code de l'urbanisme.

Avocat : ADP AFFAIRES DROIT PUBLIC IMMOBILIER

17 septembre 2025• 2ème Chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2511321

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution du refus implicite de la préfète du Rhône de délivrer une carte de séjour à Mme B, ressortissante centrafricaine et mère d'un enfant français. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, la privation de titre de séjour ayant entraîné la suspension de son contrat de travail et la privant de ressources pour subvenir aux besoins de son enfant. Il a également retenu que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : BROISIN

17 septembre 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2509723

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 531-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de l'EHPAD La Clairière du Lignon visant à obtenir le constat de l'état d'une gaine technique non conforme à la réglementation coupe-feu dans l'aile D du bâtiment. Le juge a désigné un expert pour décrire les désordres et non-conformités affectant cette gaine, tout en rejetant la demande relative à la détermination de travaux urgents, cette mission excédant le cadre du simple constat. La solution retenue repose sur l'utilité du constat pour un litige futur, conformément aux dispositions de l'article R. 531-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL BLT DROIT PUBLIC

16 septembre 2025
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2303906

Le Tribunal Administratif de Nîmes annule la décision du 5 septembre 2023 par laquelle le maire d’Aigues-Mortes a refusé de délivrer un certificat de conformité des travaux à la SCI Fun Family. Le tribunal juge que cette décision est privée de base légale en raison de l’annulation, par un jugement du 6 mai 2025, de l’arrêté de non-opposition à déclaration préalable du 12 avril 2021 auquel elle se référait. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 462-1 et R. 462-9 du code de l’urbanisme. La commune est condamnée à verser 1 500 euros à la SCI au titre des frais de justice.

Avocat : SELARL BLT DROIT PUBLIC

16 septembre 2025• 1ère Chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2504823

Le Tribunal administratif de Versailles annule l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet des Yvelines le 11 avril 2025 à l'encontre de Mme A, ressortissante ivoirienne. La décision est annulée car le préfet a commis une erreur de fait en indiquant que Mme A n'avait pas d'enfant, alors qu'elle a donné naissance à un garçon en janvier 2024, suivi médicalement pour une pathologie grave. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme A dans un délai de trois mois, notamment au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'État est condamné à verser 1 500 euros à son avocate au titre des frais de justice.

Avocat : CROIZILLE

15 septembre 2025• 1ère chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2507575

Le Tribunal Administratif de Lille a annulé la décision du 15 juillet 2025 par laquelle le directeur territorial de l'OFII avait cessé d'octroyer les conditions matérielles d'accueil à M. A, un demandeur d'asile soudanais. Le tribunal a jugé que l'OFII avait commis une erreur manifeste d'appréciation en supprimant ces conditions au seul motif d'une absence à un rendez-vous, sans tenir compte de la situation particulière du requérant, qui résidait dans un camp de migrants à Calais et ne disposait pas de téléphone personnel. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui exige un examen sérieux de la situation individuelle avant toute décision de refus ou de cessation des conditions matérielles d'accueil.

Avocat : BROISIN

12 septembre 2025• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2507588

Le Tribunal Administratif de Lille a annulé la décision du 16 juillet 2025 par laquelle le directeur territorial de l'OFII avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. B, un demandeur d'asile soudanais. Le tribunal a jugé que l'absence à un seul rendez-vous, dans un contexte de précarité (camp de migrants à Calais, absence de téléphone personnel), ne constituait pas un manquement suffisant pour justifier la suppression des conditions matérielles d'accueil. La décision a été annulée pour erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions du 3° de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a été enjoint à l'OFII de rétablir ces conditions dans un délai de sept jours.

Avocat : BROISIN

12 septembre 2025• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2507779

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. A, demandeur d'asile, pour contester la décision du 30 juillet 2025 par laquelle l'OFII a mis fin à ses conditions matérielles d'accueil pour défaut de présentation à un entretien. Le requérant invoquait sa bonne foi et sa vulnérabilité, estimant que la décision méconnaissait les articles L. 551-15, L. 551-16 et L. 522-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la directive 2013/33/UE. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'absence non justifiée à la convocation constituait un manquement aux exigences des autorités chargées de l'asile, justifiant la cessation des conditions matérielles d'accueil en application du 3° de l'article L. 551-16 du même code.

Avocat : BROISIN

11 septembre 2025• Reconduite à la frontière