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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 413 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 413

Décisions totales

383 581

Ordonnances

252 720

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : ROIEffacer tout
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2310745

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A..., agent contractuel du centre hospitalier Léon Binet, contestant le refus de l'établissement de rectifier l'attestation Pôle emploi mentionnant une rupture anticipée de son contrat à durée déterminée et de lui verser les indemnités de fin de contrat. La requérante soutenait que la date de fin de contrat avait été falsifiée et qu'elle disposait d'un motif légitime pour refuser un poste d'infirmière proposé. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses conclusions, considérant que la rupture du contrat était intervenue à l'initiative de Mme A... et que le refus de poste n'était pas fondé sur un motif légitime, privant ainsi la requérante du droit aux indemnités de fin de contrat. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code général de la fonction publique et du code du travail relatives aux conditions de rupture des contrats des agents publics.

Avocat : BLT DROIT PUBLIC

26 décembre 2025• 9ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2534416

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme D... contestant l'arrêté du préfet de police ordonnant son transfert aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013, estimant que la preuve de la remise des brochures d'information et de la tenue de l'entretien individuel dans les formes requises était apportée. Il a également jugé que l'arrêté ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CROIZILLE

26 décembre 2025• 8e Section - MESD
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2302592

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du maire du Lavandou lui interdisant la circulation en bateau à moteur sur le chenal n°3 de la plage de l’Anglade. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, considérant que le courriel de M. B... constituait un recours gracieux. Sur le fond, le juge a annulé la décision d’interdiction, estimant qu’elle méconnaissait les prescriptions de l’arrêté préfectoral du 2 juin 2022, pris par le préfet maritime de la Méditerranée, seul compétent pour réglementer la circulation des bateaux à moteur dans cette zone. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 5331-4 du code des transports et L. 2213-23 du code général des collectivités territoriales.

Avocat : ROI

23 décembre 2025• 3ème chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2308229

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C... qui demandait l'annulation du refus implicite du maire de Voglans de lui communiquer des factures justifiant l'emploi de 178 000 euros pour des travaux de réhabilitation. Le tribunal a jugé que la commune avait démontré que les factures spécifiques demandées n'existaient pas, les travaux supplémentaires n'ayant pas été réalisés et facturés. En application des articles L. 311-1 et suivants du code des relations entre le public et l'administration, le droit à communication ne porte que sur des documents existants et ne peut contraindre l'administration à en créer. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation et de l'injonction.

Avocat : SELARL ITINERAIRES AVOCATS- CADOZ- LACROIX- REY- VERNE

23 décembre 2025• Juge unique 7
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2303795

Tribunal administratif d'Amiens, décision du 20 octobre 2023. Le requérant contestait la radiation de son revenu de solidarité active (RSA) et le remboursement d'un indu de 9 397,31 euros, motifs pris de l'incompétence de l'auteur de l'acte et d'une erreur de fait sur sa résidence. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les conditions de résidence stable et effective en France, prévues aux articles L. 262-2 et R. 262-5 du code de l'action sociale et des familles, n'étaient pas remplies.

Avocat : SCP CROISSANT - DE LIMERVILLE - ORTS - LEGRU

22 décembre 2025• CHAMBRE PRESIDENT
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2403952

Le Tribunal administratif d'Amiens a été saisi par Mme C... d'un recours en annulation contre une décision de la caisse d'allocations familiales de la Somme du 17 octobre 2022, lui réclamant un indu de revenu de solidarité active (RSA) et de prime exceptionnelle de fin d'année 2021 d'un montant total de 15 550,40 euros. La requérante contestait cette décision en soutenant ne pas vivre en couple avec M. A... D..., contrairement à ce qu'avait retenu la caisse. Le tribunal a examiné le litige au regard des articles L. 262-2, L. 262-9 et R. 262-37 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que de l'article 515-8 du code civil définissant le concubinage. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitement mentionnée dans l'extrait fourni, mais le jugement a été rendu après instruction et audience publique.

Avocat : SCP CROISSANT - DE LIMERVILLE - ORTS - LEGRU

22 décembre 2025• CHAMBRE PRESIDENT
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2511954

Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête en référé suspension de Mme B..., ressortissante marocaine, qui contestait la décision du préfet du Pas-de-Calais du 19 novembre 2025 clôturant sa demande de renouvellement de titre de séjour en qualité de conjointe de Français. Saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, le juge des référés a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée. En conséquence, la condition tenant à l'existence d'un doute sérieux n'étant pas remplie, la demande de suspension a été rejetée, de même que les conclusions accessoires aux fins d'injonction et au titre des frais de justice.

Avocat : BROISIN

22 décembre 2025
TA69Décision• Interprétation

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2407542

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la demande de Mme B... visant à obtenir la remise gracieuse d’un indu total de 22 742,60 euros, correspondant à des trop-perçus de revenu de solidarité active, de prime d’activité, d’aide personnalisée au logement et de primes exceptionnelles. La requérante contestait le bien-fondé des indus et invoquait sa bonne foi ainsi que sa situation de précarité. Le tribunal, statuant en application des articles L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles, L. 845-3 et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, a rejeté la requête, estimant que les conditions de bonne foi et de précarité n’étaient pas réunies pour justifier une remise gracieuse.

Avocat : BENNETEAU DESGROIS

22 décembre 2025• JU Chambre Sociale
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2511622

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté les requêtes de M. C..., ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d’un an, et une décision de maintien en rétention. La juridiction a écarté les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation, jugeant que le préfet de l’Oise avait valablement délégué sa signature et que les décisions étaient suffisamment motivées. Le tribunal s’est fondé sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile pour statuer.

Avocat : BROISIN

22 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2511628

Le Tribunal Administratif de Lille rejette la requête de M. A... contre la décision du préfet de l'Oise ordonnant son maintien en rétention administrative après le dépôt de sa demande d'asile. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation, de défaut d'examen et de vice de procédure, estimant que la décision est suffisamment motivée et que l'intéressé a été entendu. Il juge également que le préfet n'a pas commis d'erreur d'appréciation en considérant la demande d'asile comme dilatoire, au regard du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BROISIN

22 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2511682

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné le recours de M. C..., ressortissant syrien, contre un arrêté préfectoral du 26 novembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant soutenait notamment que sa qualité de demandeur d'asile en Belgique et de bénéficiaire de la protection subsidiaire en Bulgarie faisait obstacle à cette mesure. Le tribunal a relevé que le préfet avait implicitement abrogé l'arrêté attaqué par un nouvel arrêté du 16 décembre 2025 ordonnant la remise de l'intéressé aux autorités bulgares. En conséquence, le tribunal a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête, l'acte contesté ayant été retiré par l'administration.

Avocat : BROISIN

22 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2511815

Le Tribunal Administratif de Lille rejette la requête de M. E..., ressortissant pakistanais, qui contestait la décision du préfet du Nord ordonnant son maintien en rétention administrative après le dépôt de sa demande d'asile. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, la délégation de signature étant régulière et la décision étant suffisamment précise. Il estime que la demande d'asile, présentée après l'interpellation et alors que l'intéressé séjournait en France depuis 2019, avait un caractère dilatoire au sens de l'article L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'audition de M. E... est jugée suffisante et ne méconnaît pas l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : BROISIN

22 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2510988

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. C..., ressortissant soudanais, contestant la décision de l'OFII du 27 octobre 2025 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le requérant soutenait que cette décision était entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et d'une erreur de droit, faute pour l'OFII d'avoir pris en compte sa vulnérabilité, en application de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le moyen soulevé n'était pas fondé.

Avocat : BROISIN

19 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2511103

Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant soudanais, qui contestait le refus de l'OFII de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que l'altération volontaire des empreintes digitales du demandeur, constatée lors de l'enregistrement de sa demande d'asile, constituait un acte de fraude justifiant le refus sur le fondement de l'article D. 551-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision attaquée n'est donc entachée ni d'erreur de droit ni d'erreur manifeste d'appréciation.

Avocat : BROISIN

19 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2511107

Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de M. C..., un ressortissant soudanais, qui contestait la décision de l'OFII du 16 juillet 2025 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil pour absence à un rendez-vous. Le tribunal a relevé d'office un moyen d'irrecevabilité tiré de la tardiveté de la requête. La décision attaquée, notifiée le 21 juillet 2025, mentionnait les voies et délais de recours, mais la requête n'a été enregistrée que le 13 novembre 2025, soit après l'expiration du délai de sept jours prévu à l'article L. 555-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, l'ensemble des conclusions de M. C... a été rejeté.

Avocat : BROISIN

19 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2511484

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. C... B..., ressortissant soudanais, d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du directeur territorial de l’OFII du 19 novembre 2025 lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le requérant invoquait une méconnaissance des articles L. 551-15, L. 551-16 et L. 522-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), ainsi qu’une erreur d’appréciation de sa situation personnelle et de sa vulnérabilité. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le refus était fondé sur l’absence de motif légitime justifiant le dépôt tardif de la demande d’asile, plus de quatre-vingt-dix jours après l’entrée en France, et que la décision avait pris en compte la vulnérabilité du demandeur. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du CESEDA, notamment l’article L. 551-15, et la directive 2013/33/UE.

Avocat : BROISIN

19 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512721

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du 1er octobre 2025 par lequel le président du centre intercommunal d’action sociale (CIAS) Arlysère a prononcé l’exclusion temporaire de fonctions de M. A..., infirmier titulaire, pour une durée de quatre mois. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la sanction étant en vigueur depuis deux mois et la requête en suspension ayant été déposée tardivement sans justification. Il a également considéré qu’aucun moyen soulevé n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la sanction, fondée sur les articles L. 530-1 et suivants du code général de la fonction publique, en raison de la matérialité des faits de comportement inadapté envers un résident âgé.

Avocat : SELARL ITINERAIRES AVOCATS- CADOZ- LACROIX- REY- VERNE

19 décembre 2025
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504776

Le tribunal administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 531-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande de la commune de Vernon. Celle-ci sollicitait un constat sur les désordres affectant les clous podotactiles (ruptures, instabilité, défauts d'adhérence) posés lors de la réhabilitation de son centre-ville, afin de préparer un éventuel litige. Le juge ordonne une expertise pour constater les faits et rejette les demandes de mise hors de cause des sociétés Guintoli, Eurotech Floor et Nouvelle Minéral Service, dont les travaux ne sont pas manifestement étrangers aux désordres. En revanche, la société EHTP est mise hors de cause, ses travaux souterrains étant sans lien apparent. L'expertise est rendue opposable aux sociétés mises en cause, dont les sous-traitants et le groupement de maîtrise d'œuvre.

Avocat : RICHER ET ASSOCIES DROIT PUBLIC

16 décembre 2025
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2514965

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société ENSO. Celle-ci contestait le rejet de ses offres pour les lots n°2, 3 et 4 d'un marché de valorisation de déchets non recyclables attribué par la métropole Aix-Marseille-Provence à la société Suez RV Méditerranée. Le tribunal a estimé que la société requérante n'avait pas justifié, dans son offre, de l'exonération de la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) pour les déchets valorisables, ni produit les autorisations d'exploitation pour les installations de traitement à l'étranger, en méconnaissance du code des douanes et du code de la commande publique. La solution retenue confirme ainsi la régularité de la décision de la métropole d'écarter les offres de la société ENSO.

Avocat : SELARL ITINERAIRES AVOCATS CADOZ-LACROIX-REY-VERNE

15 décembre 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2402404

Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision de révocation du 23 janvier 2024 prise par le directeur du Centre hospitalier d’Ardèche Nord à l’encontre de Mme B..., aide-soignante, ainsi que la décision de radiation des cadres du 9 février 2024. La juridiction a estimé que les faits de maltraitance et de harcèlement moral reprochés n’étaient pas suffisamment établis par des éléments précis et circonstanciés, en l’absence de témoignages directs de résidents ou de leurs familles. La sanction a été jugée disproportionnée au regard des seules difficultés relationnelles constatées dans le service. Le tribunal s’est fondé sur les articles L. 530-1 et L. 533-1 du code général de la fonction publique.

Avocat : SELARL BLT DROIT PUBLIC

12 décembre 2025• 3ème chambre