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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

193 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

193

Décisions totales

383 581

Ordonnances

249 371

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : ROLLEffacer tout
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2536286

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a annulé la décision du 9 décembre 2025 par laquelle l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) refusait à Mme B., ressortissante béninoise, le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a jugé que cette décision était insuffisamment motivée et entachée d’un défaut d’examen sérieux de sa situation, en méconnaissance des articles L. 551-10 et L. 551-16 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a enjoint à l’OFII de réexaminer la demande de Mme B. dans un délai de dix jours, en tenant compte de sa vulnérabilité.

Avocat : GROLLEAU

14 janvier 2026• 8e Section - MESD
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2422577

Le Tribunal administratif de Paris annule la décision du 25 juin 2024 par laquelle l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) a mis fin aux conditions matérielles d’accueil de Mme A..., une ressortissante guinéenne demandeuse d’asile. Le tribunal retient un vice de procédure, l’OFII n’ayant pas procédé à l’évaluation de la vulnérabilité de l’intéressée, en méconnaissance de l’article L. 522-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il enjoint à l’OFII de réexaminer sa situation dans un délai d’un mois.

MESUROLLE

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
Avocat :
12 janvier 2026• 2e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2426999

Le Tribunal Administratif de Paris annule la décision implicite par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a mis fin aux conditions matérielles d'accueil de Mme A..., une ressortissante nigériane demandeuse d'asile. La juridiction retient que l'OFII a fait une inexacte application des articles L. 551-15 et L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne prenant pas en compte la situation de vulnérabilité de la requérante, mère de trois enfants mineurs et sans ressources. Le tribunal enjoint à l'OFII de rétablir Mme A... dans le bénéfice de ses conditions matérielles d'accueil.

Avocat : MESUROLLE

6 janvier 2026• 5e Section - 2e Chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2302340

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C..., agent territorial, qui demandait le paiement de 308 heures supplémentaires et des dommages-intérêts pour discrimination. Le tribunal a estimé que l'agent n'avait pas démontré que ces heures avaient été effectuées sur ordre de sa hiérarchie ou qu'elles résultaient d'une sujétion particulière, comme l'exige la réglementation. La solution s'appuie sur les décrets n° 2000-815 du 25 août 2000 et n° 2002-60 du 14 janvier 2002, relatifs au temps de travail dans la fonction publique.

Avocat : TROLLÉ

6 janvier 2026• 4ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2310190

Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision du 11 juillet 2022 par laquelle le préfet du Val-de-Marne a refusé le regroupement familial sollicité par Mme A... pour son fils majeur handicapé. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas procédé à un examen suffisant de la situation personnelle de l'intéressée, notamment en ne tenant pas compte de l'allocation pour l'éducation de l'enfant handicapé qu'elle perçoit. Cette solution a été retenue sur le fondement des articles L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : MESUROLLE

26 décembre 2025• 9ème chambre
CAA54Décision• autres

Cour Administrative d'Appel de Nancy — N° CAA54-23NC01396

Avocat : CABINET DUTERME-MOITTIE-ROLLAND

18 décembre 2025• 2ème chambre - formation à 3
TA102Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2500080

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la demande de la société Clean garden, qui sollicitait le remboursement d’un crédit d’impôt de 195 782 euros pour investissements productifs en outre-mer (article 244 quater W du code général des impôts). Le tribunal a jugé que le bénéfice de ce crédit d’impôt est subordonné au respect de l’obligation de dépôt des comptes annuels, et que la société ne justifiait pas avoir déposé ses comptes pour 2016, ni avoir respecté les délais pour les années 2017 à 2020. Il a écarté les arguments de la société sur le caractère non imputable des retards et sur la prétendue marge d’appréciation de l’administration, confirmant ainsi le refus de remboursement.

Avocat : TUROLLA-KARSALLAH

18 décembre 2025• 1ère Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2502160

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l’arrêté du 17 décembre 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine refusait de délivrer une carte de résident à M. A..., ressortissant malien. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de fait en indiquant que l’intéressé était sans emploi, alors qu’il justifiait de ressources suffisantes au regard des articles L. 426-17 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, combinés à la convention franco-malienne du 26 septembre 1994. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer la carte de résident sollicitée dans un délai d’un mois, sans astreinte, et a mis à la charge de l’État la somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.

Avocat : MESUROLLE

12 décembre 2025• 1ère Chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2503287

Le Tribunal Administratif de Montpellier (6ème Chambre) a rejeté les requêtes de M. D... et Mme E..., ressortissants géorgiens, qui contestaient les arrêtés du préfet de l’Hérault du 10 avril 2025 leur faisant obligation de quitter le territoire français. Les requérants invoquaient notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et un défaut d'examen de leur situation personnelle. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.

Avocat : MESUROLLE

11 décembre 2025• 6ème Chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2503288

Le Tribunal Administratif de Montpellier (6ème Chambre) a rejeté les requêtes de M. D... et Mme E..., ressortissants géorgiens, qui contestaient les arrêtés préfectoraux du 10 avril 2025 leur faisant obligation de quitter le territoire français. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et un défaut d'examen de leur situation. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, dont celui tiré de la violation de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.

Avocat : MESUROLLE

11 décembre 2025• 6ème Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2533855

Le Tribunal administratif de Paris, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, était amené à statuer sur la demande de M. B... tendant à la modification d'une précédente ordonnance afin d'obtenir l'exécution d'une injonction de réexamen de sa situation. Le tribunal a constaté que le préfet de police avait convoqué le requérant postérieurement à l'introduction de sa requête, ce qui a rendu sans objet les conclusions principales. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer et rejeté les conclusions accessoires présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : MESUROLLE

9 décembre 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2520700

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... tendant à la suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a écarté l'exception de non-lieu et la fin de non-recevoir soulevées par le préfet, considérant que la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction ne privait pas d'objet le recours et que la décision implicite était née. Cependant, il a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant disposant d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 23 février 2026, ce qui lui permettait de justifier de la régularité de son séjour et de travailler. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : GROLLEAU

8 décembre 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2515211

Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme A..., ressortissante chinoise, afin d’enjoindre au préfet du Val-de-Marne de l’enregistrer comme conjoint de français et de lui délivrer un récépissé. En cours d’instance, le préfet a convoqué l’intéressée pour le dépôt de son dossier, rendant sans objet les conclusions principales. Le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces demandes et a condamné l’État à verser 1 200 euros à Mme A... au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : GROLLEAU

28 novembre 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2403024

Le Tribunal Administratif de Montreuil annule le refus du préfet de la Seine-Saint-Denis de délivrer un titre de voyage pour réfugié à M. A..., ressortissant guinéen bénéficiaire de la protection internationale. La décision préfectorale, fondée sur l’absence de titre de séjour valide, est entachée d’une erreur de fait, le requérant possédant une carte de résident en cours de validité jusqu’en 2032. Le tribunal applique l’article L. 561-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui prévoit la délivrance de ce document sauf motif impérieux de sécurité ou d’ordre public. Il enjoint au préfet de délivrer le titre de voyage dans un délai d’un mois et condamne l’État à verser 1 100 euros à l’avocat du requérant au titre des frais d’instance.

Avocat : GROLLEAU

20 novembre 2025• 11ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2518989

Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision du 20 octobre 2025 par laquelle le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a mis fin aux conditions matérielles d'accueil de Mme C..., demandeuse d'asile. La solution retenue est fondée sur un vice de procédure, l'OFII n'ayant pas informé Mme C... des motifs de cessation possibles dans une langue comprise, en méconnaissance de l'article L. 551-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : GROLLEAU

19 novembre 2025• - Etrangers - 15 jours
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2529536

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. C..., ressortissant congolais titulaire d’une carte de résident, qui contestait le refus implicite du préfet de police d’enregistrer son changement d’adresse. En cours d’instance, le requérant s’est désisté de ses conclusions principales aux fins de suspension et d’injonction, désistement dont le tribunal lui a donné acte. Le juge a également admis M. C... au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire, mais a rejeté la demande de frais de justice présentée au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : GROLLEAU

24 octobre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2526522

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a annulé la décision du 22 août 2025 par laquelle le directeur territorial de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) avait mis fin aux conditions matérielles d’accueil de M. A..., un ressortissant palestinien. Le tribunal a jugé que cette décision était insuffisamment motivée et entachée d’un défaut d’examen sérieux de la situation personnelle du requérant, en méconnaissance des articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a enjoint à l’OFII de rétablir ces conditions matérielles d’accueil de manière rétroactive, sous astreinte de 50 euros par jour de retard.

Avocat : GROLLEAU

22 octobre 2025• 8e Section - MESD
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2500210

Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 13 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a d'abord substitué la base légale de la décision de refus, écartant l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), inapplicable aux Algériens, au profit du pouvoir général de régularisation du préfet. Il a ensuite jugé que le signataire de l'arrêté était compétent et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la régularisation, malgré l'ancienneté du séjour et l'activité professionnelle de l'intéressé. En conséquence, les moyens dirigés contre l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour, privés de base légale par voie de conséquence, ont également été écartés.

Avocat : REA-ROLLAND

6 octobre 2025• 4ème chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2516565

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B..., ressortissant ivoirien, pour suspendre la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine refusant de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction suite à sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté que l'absence de ce document empêchait le requérant de travailler et le plaçait dans une situation de précarité, caractérisant ainsi l'urgence. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance des articles R. 431-12 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de la décision implicite et enjoint au préfet de délivrer à M. B... une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, sous astreinte de 100 euros par jour de retard passé un délai de huit jours.

Avocat : MESUROLLE

2 octobre 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2515660

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme G visant à suspendre la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, confirmant le refus de délivrance d'un visa de long séjour pour réunification familiale au profit de son enfant mineur F E. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne démontrant pas que l'enfant était privé d'un environnement familial en Guinée, ni que sa grand-mère, malade, ou d'autres proches ne pouvaient plus assurer sa prise en charge. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 434-3 et L. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : GROLLEAU

26 septembre 2025