1 194 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 194
Décisions totales
383 581
Ordonnances
251 520
Avec résumé IA
Avocat : CABINET ROUSSEAU, TAPIE
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté de la commune du Rove accordant un permis de construire 21 logements à la SAS Bouygues Immobilier. Postérieurement à l’introduction de la requête, la commune a retiré l’arrêté attaqué le 16 juin 2025. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal constate qu’il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions en annulation, devenues sans objet. Les demandes présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code sont rejetées.
Avocat : SCP PLANTARD ROCHAS VIRY & ROUSTAN BERIDOT
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par les consorts D d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 20 octobre 2023 par lequel la commune du Rove avait accordé un permis de construire 41 logements à la SAS Bouygues Immobilier. En cours d’instance, la commune a retiré l’arrêté attaqué le 16 juin 2025. Le juge a constaté que les conclusions en annulation étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les demandes de frais de justice présentées par les deux parties ont été rejetées.
Avocat : BARBEROUSSE
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. A, qui contestait le rejet de sa demande de révision de sa pension militaire d'invalidité pour aggravation. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait ni moyens ni conclusions, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le requérant, assisté d'un avocat, n'a pas régularisé sa requête dans le délai imparti. La solution retenue est le rejet pour irrecevabilité.
Avocat : SCP D'AVOCATS MICHEL LABROUSSE - CELINE REGY - FRANCOIS ARMAND & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté municipal du 20 février 2015 interdisant la circulation des véhicules de plus de 3,5 tonnes sur le chemin de la Vallée à la Roquette-sur-Siagne. La condition d'urgence n'est pas remplie, l'arrêté datant de plus de dix ans et n'ayant pas été contesté avant juillet 2025. De plus, l'installation des panneaux de signalisation en septembre 2024, simple matérialisation de l'interdiction, ne constitue pas une décision administrative susceptible de recours. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée.
Avocat : ROUSSARIE
Avocat : ROUSSEL-FILIPPI
Avocat : SCP HELLOT ROUSSELOT
Avocat : PROUST
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de Mme B, ressortissante algérienne, contestant un arrêté préfectoral d'assignation à résidence pris le 17 juin 2025. La requérante soutenait que cet arrêté était privé de base légale car fondé sur une obligation de quitter le territoire français (OQTF) du 23 novembre 2022, devenue inexécutoire après un an, et que la loi du 26 janvier 2024, portant ce délai à trois ans, n'avait pas d'effet rétroactif. Le tribunal a rejeté ce moyen, jugeant que les nouvelles dispositions de l'article L. 731-1 du CESEDA, issues de la loi de 2024, s'appliquent immédiatement aux situations en cours, permettant d'assigner à résidence un étranger dont l'OQTF date de moins de trois ans, sans méconnaître le principe de non-rétroactivité. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Limoges était saisi par M. A, un ancien chef de service obstétrique, contestant le refus du centre hospitalier de Haute-Corrèze d’annuler des titres de perception émis pour un montant de 8 280 euros, correspondant à l’occupation irrégulière d’un logement situé dans l’enceinte de l’hôpital entre septembre 2020 et février 2023. Le tribunal a reconnu sa compétence, le logement relevant du domaine public hospitalier, et a jugé que la requête était recevable en ce qu’elle contestait les avis de sommes à payer. Sur le fond, il a rejeté la demande, estimant que l’occupation sans titre après l’expiration du contrat initial rendait la redevance due, et que l’absence de clause de révision dans le bail initial n’empêchait pas l’hôpital de fixer une indemnité d’occupation. La décision s’appuie sur le code général de la propriété des personnes publiques, notamment son article L. 2331-1.