498 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
498
Décisions totales
383 581
Ordonnances
249 421
Avec résumé IA
Avocat : CABINET ROUSSEAU, TAPIE
Le Tribunal Administratif de Paris était saisi de deux requêtes de M. A..., agent de la Ville de Paris. La première contestait la sanction de douze mois d’exclusion temporaire de fonctions prononcée le 14 septembre 2023 par la maire de Paris, pour incompétence, défaut de motivation, erreur de fait et disproportion. La seconde demandait réparation des préjudices financier et moral subis du fait de l’exécution tardive de l’annulation d’une précédente sanction de révocation. Le tribunal a rejeté la requête en annulation, estimant que les autres faits reprochés justifiaient à eux seuls la sanction, et a partiellement fait droit à la demande indemnitaire en condamnant la Ville de Paris à verser à M. A... une somme correspondant aux traitements et primes non perçus pour la période d’éviction illégale, sur le fondement des articles L. 911-4 et L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que du code général de la fonction publique.
Avocat : CABINET BASIC ROUSSEAU AVOCATS (SELARL)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. D... B..., ressortissant portugais, contestant un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant de circuler pour trois ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'incompétence du signataire, au défaut de motivation et à la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a estimé que la décision était légalement fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la menace à l'ordre public que constituait le comportement du requérant. En conséquence, le tribunal a rejeté la demande d'annulation et les conclusions accessoires.
Avocat : ROUSSEAU
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné le recours de M. A..., ressortissant portugais, contre un arrêté préfectoral du 31 octobre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de circulation de trois ans. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que la décision était suffisamment motivée et que l'erreur de fait du préfet sur l'autorité parentale était sans influence sur la légalité de l'acte. Il a estimé que le requérant ne justifiait plus d'aucun droit au séjour en application de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la mesure ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : ROUSSEAU LOANE
Le Tribunal administratif de Melun était saisi par une infirmière du Grand Hôpital de l’Est Francilien contestant la réduction de sa prime de service pour 2022, en raison de sept jours d’absence pour maladie ordinaire liée à la Covid-19. La requérante soutenait que cette période d’éviction devait être requalifiée en autorisation spéciale d’absence, conformément à la circulaire du 2 mars 2021, et ne pouvait donc pas diminuer sa prime. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision de l’administration était fondée sur les textes applicables, notamment la loi de financement de la sécurité sociale pour 2022 et le décret du 8 janvier 2021, et qu’aucune erreur de droit ou d’appréciation n’était établie.
Avocat : CABINET BASIC ROUSSEAU AVOCATS
Cette décision du Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, fait droit à la demande d’expertise médicale présentée par M. E... sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. Le requérant souhaitait déterminer l’étendue de son préjudice suite à un accident survenu le 23 juin 2024 lors d’un événement organisé par la commune d’Ivry-sur-Seine. Le juge a estimé que cette mesure d’expertise était utile et non manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence administrative, sans préjuger des responsabilités. En revanche, il a rejeté les conclusions de la commune tendant à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : LIS-ROUSSEAU ANETA
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. C..., professeur certifié, qui contestait l'avis « à consolider » du 10 juin 2023 et l'arrêté du 20 juin 2023 portant tableau d'avancement au grade hors classe. Le tribunal a jugé que l'avis du 10 juin 2023 constituait un acte préparatoire insusceptible de recours. Concernant l'arrêté du 20 juin 2023, le tribunal a relevé un vice de procédure lié à l'incompétence du signataire, mais a estimé que ce vice n'était pas de nature à entraîner l'annulation de la décision dans les circonstances de l'espèce. La solution s'appuie sur le décret n°72-581 du 4 juillet 1972 relatif au statut particulier des professeurs certifiés.
Avocat : SELARL BASIC ROUSSEAU AVOCATS