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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

2 584 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

2 584

Décisions totales

383 581

Ordonnances

249 371

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : SOLEffacer tout
TA59Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509254

Le Tribunal Administratif de Lille, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de l’Oise fixant le pays de destination d’une mesure d’éloignement, se déclare incompétent territorialement. Il relève que le requérant résidait dans l’Oise à la date de la décision attaquée, et qu’en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige relève de la compétence du Tribunal Administratif d’Amiens. Par ordonnance, il transmet donc le dossier à cette juridiction.

Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS

21 novembre 2025
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 504201

Avocat : SOLTNER

21 novembre 2025ECLI:FR:CECHS:2025:504201.20251121• 2ème chambre jugeant seule
« Précédent18192021222324Suivant »
Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
TA13
Ordonnance
• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2413545

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a étendu l'expertise judiciaire initialement ordonnée concernant les désordres affectant le musée d'art contemporain de Marseille (dysfonctionnements des brise-soleil, infiltrations, etc.) à de nouveaux intervenants. La mission d'expertise a été élargie pour inclure les désordres de la terrasse « roof top », et le contradictoire a été étendu aux sociétés Eiffage Energie Systèmes Méditerranée, Asten SAS, APAVE Sudeurope, Présents, ainsi qu'à leurs assureurs respectifs. La demande de mise hors de cause de la société APAVE (holding) a été rejetée, la commune ayant précisé viser la société APAVE Sudeurope, bureau de contrôle. Cette décision a été prise sur le fondement de l'article R. 532-3 du code de justice administrative, permettant d'étendre une expertise à de nouvelles parties ou de nouveaux désordres lorsqu'ils sont utiles à la manifestation de la vérité.

Avocat : STREAM AVOCATS & SOLICITORS MARSEILLE

21 novembre 2025
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2300988

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de la SAS GXO Logistics, qui sollicitait la restitution d’un crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) de 279 306 euros au titre de 2018. Le litige portait sur l’assiette de calcul du CICE, notamment pour les salariés en forfait-jours et ceux temporairement absents. Le tribunal a appliqué l’article 244 quater C du code général des impôts, en jugeant que le plafond de rémunération devait être proratisé pour les salariés absents et que les forfaits-jours ne permettaient pas de déroger aux règles de calcul basées sur la durée légale du travail. La requête a été rejetée, sans qu’il soit fait droit à la demande de frais de justice.

Avocat : DELSOL AVOCATS

21 novembre 2025• 1ère chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2300501

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de la société KPMG Associés, qui sollicitait la restitution d’un crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) d’un montant de 1 798 883 euros au titre de l’année 2018. Le tribunal a examiné l’assiette du CICE prévue à l’article 244 quater C du code général des impôts, notamment pour les salariés en forfait-jours et ceux temporairement absents. Il a jugé que les rémunérations des salariés en forfait-jours devaient être prises en compte dans la limite d’un plafond calculé sur la base de la durée légale du travail, et que pour les salariés absents, le plafond devait être proratisé en fonction de leur absence. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la position de l’administration fiscale.

Avocat : DELSOL AVOCATS

21 novembre 2025• 1ère chambre
TA67Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2502630

Le Tribunal administratif de Strasbourg a été saisi par Mme A... pour contester un avis de sommes à payer de 200 euros émis par la commune de Châtenois pour abandon de déchets. La commune a retiré le titre et remboursé la somme, conduisant Mme A... à se désister purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 21 novembre 2025, le tribunal, statuant sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement.

Avocat : SELÀRL SOLER-COUTEAUX ET ASSOCIÉS

21 novembre 2025
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2509492

Le Tribunal Administratif de Strasbourg annule l'arrêté du 4 novembre 2025 par lequel le préfet de la Moselle a fixé le Cameroun comme pays de destination de l'éloignement de M. B..., ressortissant camerounais. La solution retenue est fondée sur le défaut d'examen particulier de la situation personnelle du requérant, lequel souffre de lourdes séquelles médicales et psychiatriques non prises en compte dans la décision. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés.

Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS

21 novembre 2025• Reconduite à la frontière
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2301407

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête du collectif des contribuables de Tilly-sur-Seulles. Celle-ci demandait l'annulation de la délibération du 4 avril 2023 par laquelle le conseil municipal avait attribué une subvention à l'Union cycliste Tilly Val de Seulles. Le tribunal a d'abord reconnu l'intérêt à agir du collectif, puis a examiné le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 2131-11 du code général des collectivités territoriales. Il a jugé que la participation du maire aux réunions préparatoires n'était pas constitutive d'une influence effective sur la délibération, et que celui-ci n'avait ni présidé la séance ni participé au vote. La requête a donc été rejetée.

Avocat : ASSOCIATION SOURON-SOLASSOL

21 novembre 2025• 1ère chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2300779

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la société Les Grands Chais de France, qui demandait le remboursement d’un crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) au titre de 2018. Le tribunal a jugé que, pour les salariés temporairement absents, le plafond de rémunération éligible au CICE doit être calculé sur la base de la durée de travail prévue au contrat, sans retraitement lié aux absences, conformément à l’article 244 quater C du code général des impôts. La solution retenue est que les rémunérations versées à des salariés dont le contrat prévoit une rémunération annuelle excédant le plafond ne sont pas éligibles, même en cas d’absence temporaire. Les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des principes d’égalité, ont été écartés.

Avocat : DELSOL AVOCATS

20 novembre 2025• 10ème chambre
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2501726

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A..., ressortissant égyptien, contestant les arrêtés du 6 novembre 2025 du préfet de Corse-du-Sud l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour d'un an et l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire n'avait pas été méconnue et que l'arrêté n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, notamment car l'intéressé, majeur et sans lien familial stable en France, ne justifiait pas d'une atteinte disproportionnée à son droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision a été prise sur le fondement des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SOLINSKI

20 novembre 2025• Réconduite à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2510925

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. A... contestant l’arrêté du préfet de la Somme du 6 novembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a notamment relevé que la motivation de l’arrêté était insuffisante, en particulier sur l’articulation entre l’interdiction administrative de retour et une interdiction judiciaire de retour déjà prononcée, et que le préfet n’a pas justifié du bien-fondé de la mesure au regard des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, le tribunal a annulé l’arrêté attaqué pour défaut de motivation et erreur d’appréciation, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 612-6 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur le code des relations entre le public et l’administration.

Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS

20 novembre 2025• Reconduite à la frontière
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2518881

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. D... visant à suspendre la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France (CRRV) confirmant le refus de délivrance de visas de long séjour à ses deux enfants mineurs. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le lien familial entre le requérant et les enfants n’étant pas suffisamment établi par les pièces du dossier. En conséquence, la demande de suspension a été rejetée, ainsi que les conclusions accessoires relatives aux frais d’instance.

Avocat : GRISOLLE

20 novembre 2025
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2510899

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B... C..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord fixant l'Algérie comme pays de destination pour son éloignement, consécutif à une peine d'interdiction judiciaire définitive du territoire français. Le tribunal a considéré que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme n'était pas assorti de précisions suffisantes et que les autres moyens, notamment ceux relatifs au droit d'être entendu, étaient inopérants ou infondés. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 641-1, L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 131-30 du code pénal.

Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS

20 novembre 2025• Reconduite à la frontière
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2303424

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par la société Construction Lickel, titulaire du lot n°2 « gros œuvre » d’un marché public de construction, afin d’obtenir une indemnité d’imprévision de 120 000 euros HT. La société invoquait un bouleversement de l’économie du contrat en raison de la hausse imprévisible des coûts des matières premières et de l’énergie, consécutive à la pandémie de Covid-19 et à la guerre en Ukraine. Le tribunal a rejeté l’intégralité des demandes de la société requérante, considérant que les conditions de la théorie de l’imprévision n’étaient pas réunies. Il a notamment jugé que la société n’établissait pas que les hausses de coûts alléguées, partiellement compensées par une clause d’actualisation et des avenants, avaient bouleversé l’économie générale du contrat au-delà des aléas normaux d’exécution. La décision s’appuie sur les principes généraux du droit des contrats administratifs relatifs à l’imprévision.

Avocat : SELÀRL SOLER-COUTEAUX ET ASSOCIÉS

20 novembre 2025• 2ème Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531460

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A... d’une demande d’injonction visant à obtenir l’instruction de sa demande de titre de séjour et le renouvellement de son autorisation provisoire de séjour. En cours d’instance, le préfet de police a convoqué l’intéressé pour lui délivrer un récépissé, rendant ainsi sans objet les conclusions principales. Le juge a donc prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions, tout en condamnant l’État à verser 800 euros à M. A... au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : GRISOLLE

19 novembre 2025
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2510929

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. D... contestant la décision du préfet du Nord fixant l'Algérie comme pays de destination de son interdiction judiciaire du territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut de notification dans une langue comprise, jugeant la décision suffisamment motivée et régulièrement notifiée. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme n'était pas fondé, faute pour le requérant de démontrer des risques personnels et actuels en cas de retour en Algérie. La décision se fonde notamment sur les articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS

19 novembre 2025• Reconduite à la frontière
TA54Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503621

Le Tribunal administratif de Nancy, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté de transfert aux autorités espagnoles, a transmis le dossier au Tribunal administratif de Strasbourg. La requérante, initialement placée en rétention à Metz, a été assignée à résidence en Moselle après la notification de l’arrêté. En application des articles R. 922-1 et R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal a estimé que la compétence territoriale relevait désormais du tribunal dans le ressort duquel se situe le lieu d’assignation à résidence, soit Strasbourg.

Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS

18 novembre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2311788

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la demande de la Congrégation des sœurs du Sacré-Cœur de Jésus de Saint-Jacut-les-Pins, qui sollicitait la décharge de l'impôt sur les sociétés au titre des exercices 2018 à 2020 pour les revenus locatifs de biens immobiliers situés à Rennes. La requérante soutenait que ces revenus étaient indissociables de son but non lucratif et donc exonérés d'impôt sur le fondement du 5 de l'article 206 du code général des impôts. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les revenus tirés de la location des immeubles à Rennes constituaient des revenus patrimoniaux imposables au taux réduit de 24 %, conformément aux dispositions des articles 206 et 219 bis du code général des impôts. La solution retenue confirme l'assujettissement à l'impôt sur les sociétés pour les revenus locatifs ne se rattachant pas directement à une activité non lucrative.

Avocat : CABINET DELSOL AVOCATS (SELARL)

18 novembre 2025• 1re Section - 2e Chambre
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2501675

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a annulé l'arrêté du 23 octobre 2025 par lequel le préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, avait obligé M. B..., ressortissant brésilien, à quitter le territoire français sans délai et avait prononcé une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que la procédure de réadmission prévue par l'accord franco-portugais du 8 mars 1993 n'avait pas été respectée, dès lors que le préfet n'avait pas sollicité les autorités portugaises pour vérifier la possibilité de réadmettre l'intéressé, qui justifiait d'un titre de séjour portugais. Par voie de conséquence, l'arrêté d'assignation à résidence a également été annulé. La décision se fonde sur les stipulations de l'accord bilatéral et les articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SOLINSKI

17 novembre 2025• Référés
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2508896

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de M. B..., ressortissant gambien, contestant un arrêté préfectoral du 23 octobre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation, de la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'atteinte à la vie privée et familiale. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral fondé sur les articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS

17 novembre 2025• Reconduite à la frontière