338 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
338
Décisions totales
383 581
Ordonnances
249 771
Avec résumé IA
Avocat : SELARL VAIANA TANG & SOPHIE DUBAU
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé-suspension (article L. 521-1 CJA), rejette la demande de suspension d'un refus de titre de séjour « étudiant en recherche d'emploi ». Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car la requérante, bien que son titre soit expiré, bénéficie d'un délai de 30 jours pour quitter le territoire et n'établit pas d'atteinte grave et immédiate à sa situation. L'ordonnance ne statue pas sur l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité du refus préfectoral.
Avocat : METANGMO
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé la décision implicite de rejet par laquelle le préfet du Nord avait refusé la délivrance d'un titre de séjour "vie privée et familiale" à une ressortissante congolaise au titre d'étranger malade. Le tribunal a constaté que l'administration, en ne produisant pas de mémoire en défense malgré une mise en demeure, était réputée avoir acquiescé aux faits allégués par la requérante. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois, en appliquant notamment les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : METANGMO
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté les requêtes d'une agente territoriale visant à annuler des arrêtés la plaçant en congé maladie ordinaire puis en disponibilité d'office, et à obtenir la reconnaissance de l'imputabilité au service de ses arrêts de travail. La juridiction a jugé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que l'état de santé de la requérante, consolidé en novembre 2017, ne justifiait plus un congé pour maladie imputable au service au-delà de cette date. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives aux congés de maladie et à la disponibilité.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS MAIRE TANGUY SVITOUXHKOFF HUVELIN GOURDIN NIVAULT
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SCI Hôtel du Relais visant à annuler un permis de construire délivré à la SCI Shatzy. La juridiction a jugé que la requérante avait bien intérêt et qualité à agir, mais a estimé que les moyens soulevés, notamment concernant la méconnaissance du règlement du PLU (articles UT6, UT7, UT10, UT11) et les défauts du dossier, n'étaient pas fondés. Elle a également rejeté les conclusions des défenderesses fondées sur l'irrecevabilité et sur l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme (recours abusif).
Avocat : LETANG AVOCATS
Sujet principal : Demande d'indemnisation et d'injonction contre l'État pour refus de concours de la force publique afin d'exécuter des jugements civils reconnaissant un droit de propriété sur un terrain en Polynésie française. Juridiction : Tribunal Administratif de la Polynésie française. Solution retenue : Le tribunal examine la recevabilité et le fond des requêtes, notamment la prescription des créances, la responsabilité de l'État (avec ou sans faute), et le quantum du préjudice locatif allégué. Un moyen d'irrecevabilité a été relevé d'office concernant certains requérants. Textes appliqués : Article L. 761-1 du code de justice administrative (frais irrépétibles), et articles R. 611-7 et R. 613-1-1 du même code (procédure). La prescription quadriennale en matière de responsabilité de la puissance publique est également en jeu.
Avocat : SELARL TANG & DUBAU
Sujet principal : Demande d'indemnisation et d'annulation concernant le refus d'octroi du concours de la force publique pour l'exécution de jugements civils reconnaissant un droit de propriété sur un terrain en Polynésie française. Juridiction : Tribunal Administratif de la Polynésie française (1ère Chambre). Solution retenue : Le tribunal a examiné les conclusions des requérants visant à obtenir la condamnation de l'État à indemniser un préjudice lié à la dépossession de leur propriété et à annuler le refus implicite de concours de la force publique. Il a également relevé d'office une question d'irrecevabilité concernant certains requérants. Textes appliqués : Référence aux articles L. 761-1, R. 611-7 et R. 613-1-1 du code de justice administrative concernant les frais de procédure, les moyens relevés d'office et la communication de pièces.
Avocat : SELARL TANG & DUBAU
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction visant à contraindre le préfet de police à délivrer un récépissé à une ressortissante chinoise. Considérant que l'administration avait, postérieurement à la requête, convoqué l'intéressée pour cette délivrance, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur la demande principale, celle-ci étant devenue sans objet. Il a néanmoins mis à la charge de l'État une somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés par la requérante.
Avocat : CABINET BOUTANG AVOCATS
Avocat : TANGALAKIS
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par Mme B..., professeure contractuelle, d'une demande d'indemnisation pour faute de l'administration. Elle estimait que le rectorat l'avait induite en erreur en lui laissant croire, par des courriers et une attestation, qu'elle bénéficiait d'un congé de grave maladie, avant de lui réclamer le remboursement des sommes versées. Le tribunal a jugé que ces informations erronées constituaient une faute de nature à engager la responsabilité de l'État. La solution retenue est fondée sur les principes généraux de la responsabilité administrative pour faute, sans qu'un texte spécifique soit cité dans l'extrait.
Avocat : BOUTANG
Le Tribunal Administratif de Nice, saisi par M. B..., détenu à Marseille, d’une requête en excès de pouvoir contre une décision disciplinaire pénitentiaire, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige relève du tribunal du lieu de résidence du requérant, soit le Tribunal Administratif de Marseille. Par ordonnance, le tribunal a donc transmis le dossier à cette juridiction.
Avocat : BOUTANG
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société NMC Data Protect. Celle-ci contestait le rejet de son offre et l'attribution d'un accord-cadre relatif à des prestations d'analyse d'impact sur la protection des données (AIPD) par la commune de Rennes. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment les erreurs manifestes d'appréciation sur la notation des sous-critères de la valeur technique et la violation du principe d'égalité de traitement, n'étaient pas fondés. Il a considéré que la commune n'avait pas commis de manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence, et a donc rejeté l'ensemble des demandes, y compris celles de communication de pièces et d'injonction.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS MAIRE TANGUY SVITOUXHKOFF HUVELIN GOURDIN NIVAULT
Avocat : LETANG AVOCATS
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l’article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Kazuba. Celle-ci contestait la procédure de passation d’un marché public de travaux pour la démolition et la reconstruction de sanitaires, lancée par la ville de Rennes, en invoquant des manquements aux principes d’égalité de traitement et de transparence. Le tribunal a jugé que les prétendues insuffisances techniques du dossier de consultation ne constituaient pas un manquement aux règles de publicité et de mise en concurrence, et que la société requérante n’établissait pas que ces éléments auraient lésé ses intérêts. Il a également estimé que le cahier des clauses techniques particulières (CCTP) laissait aux candidats une marge réelle de proposition, les marques citées n’étant qu’indicatives. La demande de la société Kazuba a donc été rejetée, et celle-ci a été condamnée à verser 3 000 euros à la ville de Rennes au titre des frais de justice.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS MAIRE TANGUY SVITOUXHKOFF HUVELIN GOURDIN NIVAULT
Avocat : LETANG AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. D... C... visant à annuler un arrêté préfectoral de 2024 l'obligeant à quitter le territoire français avec une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté n'était entaché ni d'incompétence, ni d'insuffisance de motivation, et que le moyen tiré d'un vice de procédure était trop imprécis. Il a également estimé que le préfet n'avait pas méconnu l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'intéressé n'ayant pas présenté de demande de titre de séjour sur ce fondement.
Avocat : BOUTANG
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a constaté l'absence d'objet de la requête. Le juge a relevé que le requérant, titulaire d'un titre de séjour italien de "résident de longue durée UE", était dispensé de visa pour étudier en France, rendant sans objet sa demande d'injonction. En conséquence, il a été ordonné qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et a rejeté la demande de condamnation pécuniaire.
Avocat : TANGALAKIS
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de M. A... visant à suspendre le refus d'enregistrement de sa demande de titre de séjour. Le juge a considéré que la décision préfectorale, motivée par l'incomplétude du dossier, ne constituait pas une décision faisant grief susceptible d'un recours en annulation, car le requérant reconnaissait n'avoir fourni les pièces manquantes qu'après ce refus. La demande a donc été jugée irrecevable, sans qu'il soit besoin d'examiner les conditions d'urgence et de doute sérieux sur la légalité prévues à l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : METANGMO
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A..., un étudiant burkinabé, visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour "étudiant" et prononçant son obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec une interdiction de retour d'un an. La juridiction a estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que l'intéressé ne justifiait pas de la réalité et du sérieux de ses études, fondement légal du refus. La décision s'appuie sur les dispositions de la convention franco-burkinabée du 14 septembre 1992 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : METANGMO
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la demande de M. Lenoir, avocat, qui contestait son assujettissement à l'impôt sur les transactions pour 2023. Le tribunal a jugé que l'activité de M. Lenoir, exercée pour les deux tiers au moins dans le cadre de la SELARL Tang & Dubau, constituait une extension d'activité préexistante et non une activité réellement nouvelle. En conséquence, il ne pouvait bénéficier de l'exonération prévue à l'article LP. 181-2 du code des impôts de la Polynésie française. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi l'obligation de payer la somme de 146 820 F CFP.
Avocat : SELARL TANG & DUBAU