177 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
177
Décisions totales
383 581
Ordonnances
249 621
Avec résumé IA
Avocat : MOUNTAP MOUNBAIN
Avocat : COHEN TAPIA
Avocat : CABINET ROUSSEAU, TAPIE
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, statuant par ordonnance, a été saisi d’un recours en appel formé par Mme A... contre un jugement du 5 novembre 2025 ayant rejeté sa demande d’annulation d’un refus de conditions matérielles d’accueil par l’Office français de l’immigration et de l’intégration. Le tribunal a estimé que ce recours relevait de la compétence de la cour administrative d’appel de Nancy, en application des articles R. 811-11 et R. 221-7 du code de justice administrative. En conséquence, il a ordonné la transmission du dossier à cette cour.
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante gabonaise, contestant l'arrêté du 22 août 2025 par lequel la préfète du Loiret lui a fait obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a considéré que ces moyens étaient soit manifestement infondés, soit irrecevables, soit insuffisamment précis, et a fait application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour statuer par ordonnance. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 611-1 et L. 612-8.
Avocat : TAPIERO
Le Tribunal Administratif de Nantes, saisi d’un recours en plein contentieux par M. A... contre un refus du préfet de la Loire-Atlantique d’échanger son permis de conduire portugais, s’est déclaré territorialement incompétent. Constatant que le requérant était domicilié dans le Gard à la date de la décision attaquée, le tribunal a appliqué l’article R. 312-8 du code de justice administrative, qui attribue compétence au tribunal du lieu de résidence pour les litiges relatifs aux mesures de police, dont relève l’échange de permis. En conséquence, il a ordonné, sur le fondement de l’article R. 351-3 du même code, la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Nîmes, seul compétent.
Avocat : LATAPIE
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la commune de Gonfreville-L'Orcher. Celle-ci demandait au juge d'enjoindre à l'INSEE de lui communiquer, avant leur publication officielle, les chiffres de population 2023 applicables au 1er janvier 2026, afin de connaître les règles de financement électoral applicables aux prochaines élections municipales. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la commune ne justifiant pas d'une situation d'extrême urgence nécessitant une mesure provisoire avant la publication officielle des chiffres par décret. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.
Avocat : WTAP
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre une obligation de quitter le territoire français assortie d’une interdiction de retour. Le requérant, qui avait annoncé la production d’un mémoire complémentaire, n’a pas respecté la mise en demeure qui lui a été adressée sur le fondement de l’article R. 612-5 du code de justice administrative. En application de cet article, il est réputé s’être désisté de sa requête. Par ordonnance, le tribunal a donc donné acte de ce désistement.
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi d'une requête de M. A... contestant un refus d'autorisation de travail. Par une ordonnance du 3 novembre 2025, la présidente de chambre a constaté que cette requête constituait en réalité un mémoire complémentaire à une autre requête déjà enregistrée sous un numéro distinct. En conséquence, le tribunal a ordonné la radiation de cette requête du registre du greffe, l'instruction se poursuivant dans le dossier initial. Cette décision est fondée sur les règles de procédure administrative.
Le Tribunal administratif de Toulouse a pris acte du désistement d’office de M. A..., qui contestait un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire et fixation du pays de renvoi. Ce désistement est intervenu en application de l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative, faute pour le requérant d’avoir confirmé le maintien de sa requête dans le délai d’un mois suivant le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés. La notification de l’ordonnance de rejet, datée du 1er septembre 2025, ayant été régulièrement effectuée le 6 septembre 2025, l’absence de confirmation a entraîné le désistement automatique de l’ensemble des conclusions.
Avocat : COHEN-TAPIA
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... qui demandait d'enjoindre à l'administration de lui délivrer un passeport et une carte d'identité. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'établissant pas en quoi l'absence de délivrance des titres causerait une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation personnelle ou professionnelle, malgré l'ancienneté de sa demande déposée en février 2025. La requête a été rejetée par ordonnance en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A... contestant le refus implicite de titre de séjour, une décision explicite du 16 septembre 2024 s'y étant substituée. Le requérant invoquait uniquement un défaut de motivation, mais la décision de rejet explicite était suffisamment motivée en droit et en fait. Ce moyen de légalité externe a été jugé manifestement infondé, permettant un rejet par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée.
Le Tribunal administratif de Marseille, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un refus d’autorisation de travail, se déclare territorialement incompétent. Il constate que la demande émane d’une société dont le siège est situé dans le Rhône, ce qui relève de la compétence du tribunal administratif de Lyon en application des articles R. 312-10 et R. 221-3 du code de justice administrative. En conséquence, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction.