478 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
478
Décisions totales
383 581
Ordonnances
249 970
Avec résumé IA
Avocat : CABINET ROUSSEAU, TAPIE
Le Tribunal Administratif de Nantes (9ème chambre) a rejeté les requêtes de Mme D... et Mme B..., ressortissantes pakistanaises, qui contestaient le refus de visa de court séjour pour visite familiale. Le tribunal a jugé que la décision du sous-directeur des visas était suffisamment motivée et que les requérantes ne démontraient pas de garanties de retour suffisantes, justifiant le refus sur le fondement du règlement (CE) n° 810/2009 (code des visas). Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, faute d'ingérence disproportionnée ou d'intérêt supérieur de l'enfant établi. Les demandes d'injonction et de frais de justice ont été rejetées.
Avocat : COHEN TAPIA
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné les recours de Mme C..., ressortissante tunisienne, contre le refus implicite puis explicite du préfet de la Haute-Garonne de lui délivrer un titre de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, estimant que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et ne méconnaissaient ni les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne des droits de l'homme. Il a considéré que la vie privée et familiale de l'intéressée en France n'était pas suffisamment caractérisée pour justifier une admission exceptionnelle au séjour.
Avocat : COHEN-TAPIA
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, statuant par ordonnance, a été saisi d’un recours en appel formé par Mme A... contre un jugement du 5 novembre 2025 ayant rejeté sa demande d’annulation d’un refus de conditions matérielles d’accueil par l’Office français de l’immigration et de l’intégration. Le tribunal a estimé que ce recours relevait de la compétence de la cour administrative d’appel de Nancy, en application des articles R. 811-11 et R. 221-7 du code de justice administrative. En conséquence, il a ordonné la transmission du dossier à cette cour.
Avocat : MOUNTAP MOUNBAIN
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante gabonaise, contestant l'arrêté du 22 août 2025 par lequel la préfète du Loiret lui a fait obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a considéré que ces moyens étaient soit manifestement infondés, soit irrecevables, soit insuffisamment précis, et a fait application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour statuer par ordonnance. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 611-1 et L. 612-8.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La décision attaquée, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était motivée et justifiée par le dépôt tardif de sa demande d'asile, plus de quatre ans après son entrée en France, sans motif légitime. Le tribunal a estimé que l'OFII avait procédé à un examen personnalisé de sa situation et que le refus ne méconnaissait ni les dispositions de la directive 2013/33/UE ni le droit de solliciter l'asile.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A... qui contestait les poursuites pour le recouvrement de cotisations d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. La juridiction a jugé que la requérante était sans intérêt à agir, car les saisies administratives à tiers détenteur notifiées le 3 mai 2022 s'étaient révélées infructueuses et n'avaient eu aucun effet sur le recouvrement de la somme réclamée. La solution retenue est le rejet de la requête pour défaut d'intérêt à agir.
Avocat : CABINET LAURENT LATAPIE AVOCAT (SELARL)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre une obligation de quitter le territoire français assortie d’une interdiction de retour. Le requérant, qui avait annoncé la production d’un mémoire complémentaire, n’a pas respecté la mise en demeure qui lui a été adressée sur le fondement de l’article R. 612-5 du code de justice administrative. En application de cet article, il est réputé s’être désisté de sa requête. Par ordonnance, le tribunal a donc donné acte de ce désistement.
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par M. B... d’une requête en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, visant à obtenir une injonction pour que la préfète de l’Essonne statue sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le requérant s’est toutefois désisté de son instance et de son action par un acte enregistré le 20 octobre 2025. Ce désistement étant pur et simple, la juge des référés en a donné acte par une ordonnance du 19 novembre 2025. Aucune des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile n’a été appliquée au fond, la procédure s’étant achevée sur ce désistement.
Avocat : AARPI WTAP AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 12 septembre 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé, qu'il n'y avait pas de vice de procédure, et que le préfet avait correctement examiné la situation personnelle et familiale du requérant. La décision a été prise en application des stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 (notamment les articles 6 et 7) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.