478 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
478
Décisions totales
383 581
Ordonnances
249 970
Avec résumé IA
Avocat : CABINET ROUSSEAU, TAPIE
Le Tribunal Administratif de Toulouse annule la décision implicite de rejet née du silence du préfet de la Haute-Garonne sur la demande de titre de séjour de M. A, ressortissant tunisien. Cette annulation est fondée sur le défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de la décision implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois et met à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.
Avocat : COHEN-TAPIA
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur une demande de suspension de l'exécution d'une délibération du conseil municipal de Lyon, a rejeté la requête de l'association Actions Avocats. Celle-ci contestait l'attribution d'une subvention de 50 000 euros à l'agence onusienne UNRWA pour un programme humanitaire à Gaza, Jérusalem Est et Cisjordanie. Le juge a estimé que la condition d'urgence, prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie, car le versement de la subvention n'était ni irréversible ni de nature à porter une atteinte grave et immédiate aux intérêts défendus par l'association. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance motivée, sans instruction ni audience, sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : COHEN TAPIA
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en juge unique sur un recours pour excès de pouvoir, a rejeté la demande de Mme A, ressortissante centrafricaine, qui contestait le refus de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a estimé que la décision de l’OFII, fondée sur l’absence de demande d’asile dans le délai de 90 jours suivant l’entrée en France (articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile), était suffisamment motivée et régulière en la forme. Il a également jugé que l’entretien de vulnérabilité avait été valablement mené et que l’administration avait procédé à un examen particulier de la situation de la requérante, écartant ainsi les moyens tirés du vice de procédure, du défaut d’examen et de l’erreur d’appréciation.
Avocat : MOUNTAP MOUNBAIN
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Toulouse concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. B A contre un arrêté préfectoral de refus de séjour et d'éloignement. Le tribunal, constatant que la requête vise à contester un jugement du même tribunal, a estimé que le litige relevait de la compétence de la cour administrative d'appel de Toulouse en application des articles R. 351-3 et R. 221-7 du code de justice administrative. En conséquence, il a ordonné la transmission du dossier à cette cour, sans se prononcer sur le fond du litige.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. B, ressortissant albanais, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de la Marne du 13 juin 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé, que le signataire disposait d'une délégation de compétence régulière, et que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est fondée sur les articles L. 731-1 et L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme A, ressortissante albanaise, qui contestait son assignation à résidence pour 45 jours prise par le préfet de la Marne. Le juge a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen particulier, estimant l’arrêté conforme aux articles L. 732-1 et L. 731-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ni n’était entachée d’erreur manifeste d’appréciation ou d’abus de pouvoir.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A, ressortissant gabonais, contestant un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 30 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée au regard des articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Enfin, le tribunal a estimé que le droit d'être entendu de M. A n'avait pas été méconnu.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en juge unique sur un recours pour excès de pouvoir, a annulé la décision du 19 mai 2025 par laquelle le directeur territorial de l'OFII avait refusé à Mme B, ressortissante turque enceinte et vulnérable, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que cette décision méconnaissait les dispositions des articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 20 de la directive 2013/33/UE, en ne prenant pas suffisamment en compte la situation de vulnérabilité de la requérante, notamment sa grossesse à risque et son hébergement précaire. En conséquence, il a enjoint à l'OFII de réadmettre Mme B au bénéfice des conditions matérielles d'accueil dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. A, brancardier à l'AP-HP, contestant son arrêté de révocation du 27 octobre 2022. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un vice de procédure devant le conseil de discipline, et une erreur d'appréciation. Le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence, jugeant que le signataire disposait d'une délégation de signature régulière. Il a également écarté le moyen tiré du défaut de transmission de ses observations écrites au conseil de discipline, constatant que ces observations avaient bien été portées à la connaissance des membres lors de la séance.
Avocat : CABINET WTAP AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, brancardier à l'AP-HP, qui contestait le refus de prise en charge de ses arrêts de travail pour maladie professionnelle (épisode dépressif). Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire, de composition irrégulière du conseil médical et d’insuffisance de motivation. Il a jugé que la procédure était régulière et que l’administration n’avait commis ni erreur de droit ni erreur d’appréciation. La décision s’appuie sur les lois n° 83-634 et n° 86-33 relatives à la fonction publique, ainsi que sur l’arrêté du 4 août 2004 concernant les commissions de réforme.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'arrêté du maire de Perpignan du 12 juin 2025 interdisant une conférence sur l'islamophobie. Le juge a reconnu l'urgence et estimé que l'arrêté portait une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales de manifestation et d'expression. Il a relevé que la commune n'avait pas démontré de menace concrète et imminente à l'ordre public justifiant une interdiction, pourtant motivée par le fichage S d'un organisateur et le contexte national. La décision s'appuie sur les articles L. 211-1 et suivants du code de la sécurité intérieure, rappelant que l'interdiction d'une manifestation doit être une mesure nécessaire et proportionnée.
Avocat : LATAPIE
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A, ressortissant nigérian, qui contestait l'arrêté du ministre de l'Intérieur du 6 juin 2025 lui refusant l'entrée en France au titre de l'asile. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de la méconnaissance du principe de confidentialité des éléments de la demande d'asile n'était pas fondé, faute de preuve que les agents du ministère n'étaient pas habilités. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant la demande d'aide juridictionnelle provisoire. Cette décision s'appuie sur les articles L. 352-1 et L. 352-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.