602 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
602
Décisions totales
383 581
Ordonnances
249 624
Avec résumé IA
Avocat : CABINET ROUSSEAU, TAPIE
Le Tribunal Administratif de Toulouse annule la décision implicite de rejet née du silence du préfet de la Haute-Garonne sur la demande de titre de séjour de M. A, ressortissant tunisien. Cette annulation est fondée sur le défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de la décision implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois et met à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.
Avocat : COHEN-TAPIA
Avocat : COHEN TAPIA
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en juge unique sur un recours pour excès de pouvoir, a rejeté la demande de Mme A, ressortissante centrafricaine, qui contestait le refus de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a estimé que la décision de l’OFII, fondée sur l’absence de demande d’asile dans le délai de 90 jours suivant l’entrée en France (articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile), était suffisamment motivée et régulière en la forme. Il a également jugé que l’entretien de vulnérabilité avait été valablement mené et que l’administration avait procédé à un examen particulier de la situation de la requérante, écartant ainsi les moyens tirés du vice de procédure, du défaut d’examen et de l’erreur d’appréciation.
Avocat : MOUNTAP MOUNBAIN
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. B, ressortissant albanais, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de la Marne du 13 juin 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé, que le signataire disposait d'une délégation de compétence régulière, et que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est fondée sur les articles L. 731-1 et L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme A, ressortissante albanaise, qui contestait son assignation à résidence pour 45 jours prise par le préfet de la Marne. Le juge a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen particulier, estimant l’arrêté conforme aux articles L. 732-1 et L. 731-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ni n’était entachée d’erreur manifeste d’appréciation ou d’abus de pouvoir.
Avocat : LATAPIE FLORENT
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A, ressortissant gabonais, contestant un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 30 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée au regard des articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Enfin, le tribunal a estimé que le droit d'être entendu de M. A n'avait pas été méconnu.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en juge unique sur un recours pour excès de pouvoir, a annulé la décision du 19 mai 2025 par laquelle le directeur territorial de l'OFII avait refusé à Mme B, ressortissante turque enceinte et vulnérable, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que cette décision méconnaissait les dispositions des articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 20 de la directive 2013/33/UE, en ne prenant pas suffisamment en compte la situation de vulnérabilité de la requérante, notamment sa grossesse à risque et son hébergement précaire. En conséquence, il a enjoint à l'OFII de réadmettre Mme B au bénéfice des conditions matérielles d'accueil dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.