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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

380 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

380

Décisions totales

383 581

Ordonnances

249 827

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : TEILEffacer tout
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2304388

Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné le recours de M. B, exploitant agricole, contestant le refus implicite de la commune de La Fage Montivernoux de lui attribuer des terres agricoles et pastorales appartenant à une section de commune. En cours d'instance, la commune a retiré cette décision implicite par une délibération du 23 janvier 2024, attribuant les parcelles à un autre exploitant, ce qui a conduit le tribunal à considérer que le recours visait également cette nouvelle délibération. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée du défaut d'intérêt à agir, estimant que la requête conservait son objet. Sur le fond, il a annulé la délibération du 23 janvier 2024, jugeant que la commune avait méconnu les dispositions de l'article L. 2411-10 du code général des collectivités territoriales, qui imposent d'attribuer prioritairement ces terres aux exploitants ayant leur domicile et exploitation sur le territoire de la section, ce qui était le cas de M. B.

Avocat : SCP TEILLOT & ASSOCIÉS

10 juillet 2025• 4ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2107329

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B A, qui contestait l'arrêté du 6 juillet 2021 par lequel le maire de Carnoux-en-Provence s'est opposé à sa déclaration préalable de division parcellaire pour créer un lot à bâtir. Le tribunal a jugé que le projet méconnaissait l'article 12 b) du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi), car le chemin d'accès en impasse de plus de 30 mètres ne prévoyait pas d'aire de retournement conforme aux exigences de sécurité. Il a également considéré que l'aire de stationnement en pente ne permettait pas de satisfaire à cette obligation. En application des articles L. 600-4-1 du code de l'urbanisme et du code de l'urbanisme, le tribunal a estimé que ce motif suffisait à justifier légalement le refus, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : BOUTEILLER

1 juillet 2025• 10eme Chambre
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2401068

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de Mme A, fonctionnaire de police, contestant le refus de prise en compte de sa période de maintien en activité (16 mai 2023 au 1er mai 2024) dans le calcul de sa pension de retraite. La requérante soutenait que l'administration avait commis une erreur de droit en exigeant que sa demande de recul de limite d'âge soit formulée avant cette date, et que l'arrêté lui accordant ce recul était un acte créateur de droits. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision de rejet du recours gracieux était inopérant. La solution retenue s'appuie sur le code des pensions civiles et militaires de retraite et le décret 2009-1744 du 30 décembre 2009.

Avocat : SCP TEILLOT MAISONNEUVE GATIGNOL JEAN FAGEOLE

27 juin 2025• JUGE UNIQUE F CHRISTOPHE
CAA44Décision• excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-25NT00238

Avocat : SELARL CABINET GRIFFITHS DUTEIL ET ASSOCIES

27 juin 2025• 4ème chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2501889

Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé l'arrêté du 3 mars 2025 par lequel le préfet des Côtes-d'Armor refusait un titre de séjour à M. A, ressortissant sénégalais, et l'obligeait à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que la décision de refus de séjour était insuffisamment motivée et entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de la situation personnelle du requérant, notamment au regard de son parcours professionnel et de son intégration. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français et les décisions subséquentes ont été jugées illégales par voie de conséquence. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : CALONNE DU TEILLEUL

26 juin 2025• 6ème Chambre
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2501667

Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand a été saisi par la commune de Saint-Flour d’une requête en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, visant à obtenir l’expulsion d’occupants sans droit ni titre du camping municipal de Roche Murat, situé sur le domaine public. La commune s’est désistée de sa requête après le départ volontaire des occupants. Le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple par une ordonnance du 17 juin 2025, en application des articles L. 521-3 et R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune mesure d’expulsion ou d’astreinte n’a donc été prononcée.

Avocat : SCP TEILLOT MAISONNEUVE GATIGNOL JEAN FAGEOLE

17 juin 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2507006

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. A, ressortissant kosovar, contestant l'arrêté du préfet de la Loire du 6 juin 2025 fixant son pays de renvoi. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, et des risques de traitements contraires à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de son statut antérieur de réfugié. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, jugeant la décision suffisamment motivée et signée par une autorité compétente. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de la directive 2011/95/UE, considérant que la décision de renvoi était fondée sur une peine d'interdiction du territoire français et non sur une persécution.

Avocat : ROMANET DUTEIL

13 juin 2025• ELOIGNEMENT
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2507007

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. D, ressortissant algérien, qui contestait les décisions du 7 juin 2025 de la préfète de la Savoie lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant son pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé que les décisions étaient signées par une autorité compétente et suffisamment motivées, et que l'obligation de quitter le territoire ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, compte tenu de son entrée très récente en France. La décision de refuser un délai de départ volontaire a été validée, le requérant ne démontrant pas d'illégalité de la mesure d'éloignement. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 612-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : ROMANET DUTEIL

13 juin 2025• ELOIGNEMENT
CAA13Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-23MA02311

Avocat : BOUTEILLER;HEQUET

11 juin 2025• 4ème chambre-formation à 3
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2101907

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a examiné la requête de M. Dausset contestant le refus de reconnaissance de l'imputabilité au service de son syndrome anxiodépressif. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'arrêté, estimant que celui-ci énonçait clairement les considérations de droit et de fait. Sur le fond, il a appliqué l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 et l'article R. 461-8 du code de la sécurité sociale, qui conditionnent la reconnaissance d'une maladie professionnelle hors tableau à un taux d'incapacité permanente minimal. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision du président du conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes.

Avocat : SCP TEILLOT MAISONNEUVE GATIGNOL JEAN FAGEOLE

6 juin 2025• Chambre 1
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2300868

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A, ressortissante comorienne, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour. Le tribunal a estimé que la décision de la préfète de la Haute-Vienne n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, car Mme A ne justifiait pas contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de ses enfants français, condition requise par l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la brièveté de son séjour en métropole et de l'absence de liens personnels stables. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.

Avocat : DUPONTEIL VALÉRIE

5 juin 2025• 2ème chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2503342

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 24 avril 2025 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour, prononçant son expulsion, fixant le pays de destination et l’assignant à résidence. En cours d’instance, le préfet des Côtes-d’Armor a retiré l’arrêté contesté, ce qui a conduit M. A à se désister purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement par un jugement du 3 juin 2025, rejetant également la demande de frais irrépétibles présentée par le requérant. Aucun texte de fond n’a donc été appliqué au fond du litige, la procédure s’étant éteinte par le désistement.

Avocat : CALONNE DU TEILLEUL

3 juin 2025• Eloignement urgent
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2209966

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande de la SARL La Maréchalerie, qui sollicitait l'indemnisation de son préjudice commercial résultant des travaux de requalification de la place Charles de Gaulle à Digne-les-Bains (1er octobre 2019 - 14 juin 2021). La société invoquait la responsabilité sans faute du maître d'ouvrage pour dommages de travaux publics, en tant que tiers. Le tribunal a jugé que la société n'établissait pas la réalité de la perte de chiffre d'affaires alléguée et que les nuisances (palissades, accès maintenu) ne constituaient pas un préjudice anormal et spécial ouvrant droit à réparation. La requête a été rejetée sur le fondement des principes de la responsabilité pour dommages de travaux publics.

Avocat : BOUTEILLER

28 mai 2025• 5ème Chambre
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2501264

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait la suspension de la décision du 2 avril 2025 par laquelle la section disciplinaire de l'université Clermont Auvergne lui avait infligé un blâme et annulé son épreuve de biochimie pour fraude. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la sanction n'entraînant pas automatiquement l'ajournement de l'étudiante, qui pouvait notamment se présenter aux examens de rattrapage. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance du droit de garder le silence, Mme A ayant été informée de ce droit par écrit avant l'audition.

Avocat : SCP TEILLOT MAISONNEUVE GATIGNOL JEAN FAGEOLE

23 mai 2025
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2300979

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant comorien, qui demandait l'annulation du refus de la préfète de la Haute-Vienne de lui délivrer un titre de séjour étudiant. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le requérant ne justifiait ni suivre un enseignement en France ni disposer de moyens d'existence suffisants, comme l'exige l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que les éléments invoqués par M. A ne constituaient pas des considérations humanitaires ou des motifs exceptionnels au sens de l'article L. 435-1 du même code. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.

Avocat : DUPONTEIL VALÉRIE

22 mai 2025• 2ème chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2500789

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la protestation de M. D... contre l'élection de la présidente et des membres du bureau de la chambre départementale d’agriculture de la Lozère, survenue le 20 février 2025. Le requérant contestait la régularité de ces scrutins en raison de l'élection irrégulière des membres du collège 5 b, dont le siège social des coopératives n'était pas situé dans le département, en violation de l'article R. 511-6 du code rural et de la pêche maritime. Le tribunal a jugé que la protestation était tardive, car déposée le 25 février 2025, soit au-delà du délai de cinq jours suivant la proclamation des résultats le 6 février 2025, conformément aux articles R. 511-50 du code rural et R. 119 du code électoral. En conséquence, la requête a été déclarée irrecevable.

Avocat : SCP TEILLOT & ASSOCIÉS

16 mai 2025• 2ème chambre
CAA44Décision• excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-25NT00253

Avocat : SELARL CABINET GRIFFITHS DUTEIL ET ASSOCIES

16 mai 2025• 4ème chambre
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2500973

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative par M. et Mme A, propriétaires riverains, afin d'enjoindre à la commune de Pérignat-sur-Allier d'abattre ou d'élaguer des peupliers situés sur une voie communale, en raison d'un danger allégué. Les requérants se sont désistés de leur requête par un mémoire enregistré le 30 avril 2025. Le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple et a rejeté le surplus des conclusions des parties, sans application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP TEILLOT MAISONNEUVE GATIGNOL JEAN FAGEOLE

5 mai 2025
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2303850

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B, adjointe technique territoriale, qui contestait une note du 11 janvier 2023 modifiant rétroactivement son intitulé de poste d'"aide cuisine" à "agent d'entretien et de restauration". Le tribunal a jugé que cette note constituait une simple mesure d'ordre intérieur, insusceptible de recours, car elle ne portait pas atteinte aux droits statutaires, à la rémunération ou aux responsabilités de l'agent, mais se bornait à corriger une erreur matérielle dans l'intitulé du poste. Par conséquent, les conclusions en annulation et indemnitaires ont été déclarées irrecevables. La décision s'appuie sur les principes généraux du contentieux administratif relatifs aux mesures d'ordre intérieur.

Avocat : MONTEIL

5 mai 2025• 4ème chambre
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2500916

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B, agent territorial révoqué, pour enjoindre à la commune de La Bourboule de lui délivrer l'attestation France Travail prévue à l'article R. 1234-9 du code du travail. La commune a démontré avoir transmis l'attestation à France Travail et à l'intéressée avant l'audience. Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur la demande d'injonction, l'urgence ayant été satisfaite, et a rejeté les conclusions accessoires.

Avocat : SCP TEILLOT MAISONNEUVE GATIGNOL JEAN FAGEOLE

22 avril 2025