22 570 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
22 570
Décisions totales
383 581
Ordonnances
250 370
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler des décisions implicites de mise en recouvrement d'indus de prestations sociales (RSA, APL, primes de fin d'année). La juridiction estime que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la régularité de la procédure de contrôle et à la prescription, ne sont pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale et du code de l'action sociale et des familles.
Avocat : MOUTOUSSAMY
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... visant à annuler la décision implicite de rejet de son recours contre un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 1 492,50 euros. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière, car la convention de gestion applicable n'imposait pas la saisine de la commission de recours amiable en l'espèce, et que le montant de l'indu était établi. La décision s'appuie principalement sur les articles du code de l'action sociale et des familles (notamment L. 262-47, R. 262-6, R. 262-35 et R. 262-37) relatifs aux obligations déclaratives du bénéficiaire et aux conditions de versement du RSA.
Avocat : MOUTOUSSAMY
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de M. A... visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant ne caractérisait pas l'**urgence** particulière requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, notamment en ne justifiant pas d'une expulsion imminente de son logement ni d'une absence totale de ressources. La demande a donc été jugée irrecevable au titre de cette procédure d'urgence.
Avocat : PANATTONI
Le Tribunal administratif de Besançon, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'annulation d'un trop-perçu de prime d'activité, la CAF du Doubs ayant procédé à son annulation avant le jugement. La juridiction rejette également la demande de condamnation de la CAF aux frais exposés par l'avocat du requérant, bénéficiaire de l'aide juridictionnelle. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1, L. 761-1 du code de justice administrative et l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : MOUTOUSSAMY
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande d'un patient visant à rendre opposable au CHU de Montpellier une ordonnance d'expertise rendue par une juridiction judiciaire. Le juge a estimé que la demande était dépourvue d'utilité, car le patient pouvait solliciter la mise en cause du CHU directement dans le cadre de la procédure judiciaire en cours. La décision s'appuie sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative relatif aux mesures d'instruction en référé.
Avocat : DE LA GRANGE ET FITOUSSI AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de l'association Lilette, Pêche et Loisirs, qui contestait son assujettissement à l'impôt sur les sociétés (IS) et à la TVA pour les exercices 2007 à 2016. La juridiction a jugé que l'association, en organisant des croisières de pêche payantes, exerçait une activité lucrative concurrentielle, ce qui l'excluait du bénéfice des exonérations prévues par les articles 206, 207 et 261 du code général des impôts pour les organismes à gestion désintéressée. Le tribunal a également estimé que les conditions pour une réfaction forfaitaire de la TVA n'étaient pas remplies et que l'administration avait correctement procédé à la taxation d'office.
Avocat : SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de la SARL City services visant à obtenir la décharge d'impositions supplémentaires. Le litige concernait principalement la régularité de la procédure de rehaussement d'impôt sur les sociétés, de TVA et de cotisations, suite à une vérification de comptabilité. Le tribunal a jugé irrecevable la contestation relative à la TVA et aux pénalités, au regard de l'article R. 200-2 du Livre des Procédures Fiscales, et a estimé inopérant le moyen tiré de l'absence de saisine de la commission départementale (article L. 59 du même code), rejetant ainsi l'intégralité de la requête.
Avocat : SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... visant à obtenir la décharge d'impositions supplémentaires d'impôt sur le revenu et de pénalités pour les années 2014 et 2015. Le juge a jugé irrecevable pour tardiveté le recours concernant l'année 2014, le délai de réclamation étant expiré, et a rejeté le fond pour l'année 2015, considérant que les procédures de rectification et les majorations appliquées (articles 1728 et 1729 du CGI) étaient régulières et motivées. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales relatives aux délais de réclamation et au droit de reprise de l'administration.
Avocat : SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et prélèvements sociaux au titre des années 2017 et 2018. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification de l'administration était suffisamment motivée au sens de l'article L. 57 du Livre des Procédures Fiscales. Sur le fond, il a considéré que l'augmentation du solde débiteur du compte courant d'associé constituait, sur le fondement de l'article 111 du Code Général des Impôts, une présomption de distribution de revenus imposable.
Avocat : SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant malien, visant à annuler un arrêté préfectoral du Val-de-Marne lui imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, une interdiction de retour d'un an et fixant son pays de renvoi. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et n'avait pas méconnu le droit d'être entendu, car l'intéressé n'avait pas sollicité d'entretien. Le jugement s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : PARTOUCHE-KOHANA STÉPHANIE
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir formé contre une interdiction de retour sur le territoire. Cette décision est prise car le requérant, placé en rétention administrative lors de l'introduction de sa requête, n'a pas indiqué son domicile et n'a fourni aucune adresse de notification après sa libération. Le tribunal applique les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, qui exigent que la requête indique le domicile et permettent de prononcer un non-lieu à statuer en l'absence de cette condition.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté de transfert vers la Pologne d'un ressortissant ukrainien demandeur d'asile. Le requérant invoquait une atteinte excessive à sa vie familiale et les risques liés au conflit en Ukraine. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les autorités françaises n'étaient pas tenues d'exercer la clause de souveraineté prévue à l'article 17 du règlement Dublin III (règlement UE n°604/2013) pour examiner sa demande, la Pologne étant l'État membre responsable.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Versailles, statuant en référé, rejette la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle, celle-ci s'appliquant de plein droit à la procédure d'exécution de l'ordonnance précédente. Il rejette également la demande de modification de l'injonction et de prononcé d'une astreinte, estimant que l'inexécution de l'ordonnance initiale ne constitue pas, en l'espèce, un "élément nouveau" au sens de l'article L. 521-4 du code de justice administrative permettant une telle modification. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 521-4 du code de justice administrative.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi d'une demande de suspension en référé d'une décision implicite de rejet de renouvellement d'un titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison d'une présomption d'urgence applicable au renouvellement. Concernant le doute sérieux sur la légalité, le juge a relevé que la requérante, titulaire d'une carte "vie privée et familiale", invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 423-10 du CESEDA, qui encadre le refus de renouvellement pour ce type de titre. En l'absence de mémoire en défense du préfet pour contester ces moyens, le juge a considéré qu'ils étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision implicite de rejet.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de la SAS Mik visant à suspendre un arrêté préfectoral de fermeture administrative de son établissement. Le juge a estimé que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, n'était pas établie, les éléments produits ne démontrant pas que la fermeture de neuf jours menaçait immédiatement la pérennité de l'entreprise. La mesure de fermeture était fondée sur des manquements au code du travail relatifs au travail illégal, invoquant l'article L. 3332-15 du code de la santé publique.
Avocat : PARTOUCHE
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'une ressortissante ghanéenne. La juridiction a rejeté la requête, estimant que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que l'état de santé de la requérante ne remplissait pas les conditions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour obtenir un titre de séjour. Le tribunal a également jugé que les autres moyens, notamment ceux relatifs à la durée de séjour et à la convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre des arrêtés préfectoraux d'obligation de quitter le territoire français (OQTF), d'éloignement et d'interdiction de retour. Le tribunal s'est déclaré incompétent territorialement pour connaître de l'affaire. Il a ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif de Cergy-Pontoise, au motif que le requérant résidait dans les Hauts-de-Seine à la date des décisions attaquées, conformément aux articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative.
Avocat : GALINDO SOTO
Avocat : SAS BOULLOCHE, COLIN, STOCLET ET ASSOCIÉS
Avocat : SCP BORE, SALVE DE BRUNETON, MEGRET
Avocat : PINTO