22 570 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
22 570
Décisions totales
383 581
Ordonnances
250 220
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision du préfet de police refusant d'enregistrer la demande de titre de séjour d'un ressortissant algérien sollicitant un titre en qualité d'enfant de Français. La juridiction a requalifié ce refus d'enregistrement en un véritable refus de titre de séjour et a jugé que l'intéressé, atteint d'une affection mentale chronique l'obligeant à être assisté au quotidien, pouvait être considéré comme étant à la charge de son parent français. Le tribunal a ainsi fait application de l'article 7 bis b) de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié, qui prévoit la délivrance de plein droit d'un titre de séjour à l'enfant algérien d'un Français à sa charge.
Avocat : VICTOR
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral interdisant le retour sur le territoire français d'un ressortissant bangladais. Le tribunal a rejeté la requête en annulation, estimant que l'arrêté était légal, notamment car l'auteur de l'acte était compétent et que la décision respectait les critères légaux de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a toutefois prononcé l'admission provisoire du requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus d'attribution d'un logement social par la société Valophis Habitat. Le juge a estimé que la décision de la commission, fondée sur l'inéligibilité du requérant à un prêt locatif aidé d'intégration, était suffisamment motivée et ne révélait pas d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation, notamment ses articles L. 441 et suivants, qui encadrent les critères d'attribution des logements sociaux.
Avocat : TONDI
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en premier ressort, a rejeté la demande de réduction des honoraires d'un expert judiciaire et de son sapiteur. Les requérants contestaient la régularité de la désignation de l'expert et la notification des ordonnances de taxation. Le tribunal a jugé que les ordonnances attaquées, prises par la première vice-présidente du tribunal administratif de Marseille, étaient régulières et que les honoraires fixés pour l'expertise (4 764,60 €) et pour le sapiteur (1 440 €) étaient justifiés, en application des dispositions du code de justice administrative relatives à la procédure d'expertise et à la taxation des dépens.
Avocat : PORTOLANO
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par un agent communal contestant le refus de reconnaissance de l'imputabilité au service de ses arrêts de travail et son changement d'affectation. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision de refus d'imputabilité était suffisamment motivée et que le changement d'affectation, justifié par l'intérêt du service, ne constituait pas une sanction déguisée. La juridiction a appliqué les dispositions du code général de la fonction publique et les principes relatifs aux conditions de travail des fonctionnaires.
Avocat : IPSO FACTO
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête en annulation d'un refus de visa de long séjour pour un travailleur salarié. Le tribunal a jugé que la décision de la commission de recours, qui s'était substituée à la décision consulaire initiale, n'était entachée d'aucune illégalité, notamment en ce qui concerne la motivation et l'appréciation des conditions d'emploi. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment son article D. 312-3.
Avocat : SELARL LEXSTONE AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en premier ressort, rejette la requête de M. E... et Mme G... visant à réformer les ordonnances de taxation des honoraires de l'expert et de son sapiteur désignés dans une procédure antérieure. La juridiction estime que les ordonnances contestées, prises en application des articles R. 761-5 et R. 351-3 du code de justice administrative, sont régulières et que les griefs soulevés contre l'expert (notamment sur la régularité de son inscription, le principe du contradictoire et l'impossibilité de remplir sa mission) ne sont pas fondés. En conséquence, les sommes liquidées (4 764,60 € pour l'expert et 1 440 € pour le sapiteur) restent mises à la charge des requérants.
Avocat : PORTOLANO
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête d'un ressortissant congolais demandant l'annulation du refus implicite de délivrance d'un titre de séjour. La juridiction a jugé la requête irrecevable, estimant que la simple demande de rendez-vous en ligne pour déposer une demande ne constituait pas une demande de titre de séjour formelle au sens des articles R. 431-3 et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, le silence de la préfecture n'était pas susceptible de recours contentieux.
Avocat : KOTOKO LOUIS
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté préfectoral du 20 août 2025 lui enjoignant de quitter le territoire français et fixant son pays de destination. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment concernant la notification et la motivation de la décision, étaient inopérants ou non fondés, et a estimé que le préfet avait procédé à un examen suffisant de la situation personnelle du requérant. La juridiction a toutefois accordé l'aide juridictionnelle provisoire à M. B... et a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour à une ressortissante tunisienne et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a retenu que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte de son ancienneté de résidence stable, de son activité professionnelle continue et de la poursuite de ses études supérieures. Le tribunal a enjoint à l'administration de délivrer une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois, en application de l'article L. 911-1 du code de justice administrative.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant la délivrance d'un titre de séjour et prononçant des mesures d'éloignement. Le tribunal a annulé la décision du préfet de police, considérant que le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire étaient entachés d'une erreur manifeste d'appréciation, notamment au regard de l'ancienneté du séjour et de l'insertion du requérant. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Rouen, saisi en plein contentieux, a rejeté la demande d'expertise préalable de Mme C... concernant sa chute sur la voie publique et sa prise en charge médicale. Le juge a estimé que les éléments médicaux produits suffisaient à caractériser son préjudice, rendant l'expertise inutile à ce stade pour apprécier la responsabilité potentielle de la métropole, de la commune ou du CHU. La décision s'appuie sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui subordonne l'ordonnance d'une mesure d'instruction à son caractère nécessaire.
Avocat : MONANGE VICTOIRE
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la demande de la préfète de l'Essonne visant à expulser un demandeur d'asile d'un hébergement d'urgence (HUDA). Le juge des référés a estimé que les conditions légales d'urgence et d'utilité publique requises par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'étaient pas caractérisées, notamment au regard de l'absence de menace pour l'ordre public. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier l'article L. 552-15, qui encadre strictement la procédure d'évacuation de ces lieux d'hébergement.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête en référé de la préfète de l'Essonne visant à expulser un occupant d'un hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile (HUDA). Le juge a estimé que les conditions d'urgence et d'utilité requises par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'étaient pas établies, malgré le rejet définitif de la demande d'asile de l'intéressé. La décision s'appuie sur les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la demande de la préfète de l'Essonne d'expulser en référé un occupant d'un hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile (HUDA). Le juge a estimé que la condition d'urgence légale n'était pas établie, car le maintien de l'intéressé, dont la demande d'asile a été définitivement rejetée, ne portait pas une atteinte suffisamment grave et immédiate au fonctionnement du service public. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête en référé de Mme C... visant à enjoindre la préfète de délivrer un passeport à sa fille mineure. Le juge a estimé que la demande de délivrance d'un titre, qui constitue une mesure définitive, n'entrait pas dans le champ des mesures provisoires ou conservatoires prévues par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. De plus, une décision implicite de rejet étant née du silence de l'administration, l'injonction sollicitée y ferait obstacle, rendant la requête irrecevable.
Avocat : TOUERE ELENGA
**Sujet principal** : Demande en référé-suspension contre le refus implicite de renouvellement d'un titre de séjour d'un ressortissant britannique. **Juridiction** : Tribunal administratif de Versailles (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension. Il estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'un **doute sérieux** sur la légalité de la décision implicite de rejet, notamment au regard des conditions d'octroi d'une carte de résident de dix ans. La condition d'urgence, bien que pouvant être caractérisée par un refus de renouvellement, n'est pas suffisante en l'absence d'un tel doute. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension) et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives aux titres de séjour.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'une demande de carte de résident. Le juge a estimé que le requérant, dont le titre était expiré depuis plus de cinq ans, ne justifiait pas de l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, faute d'avoir démontré un préjudice grave et immédiat. La procédure de rejet sans instruction a été appliquée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... qui demandait l'injonction au préfet d'instruire son renouvellement de titre de séjour. Le juge a décliné sa compétence territoriale, estimant que le litige, relatif à une mesure individuelle de police administrative, relevait du tribunal administratif du lieu de résidence de la requérante (Aubervilliers, Seine-Saint-Denis), soit le tribunal administratif de Montreuil. La décision s'appuie sur les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative fixant la compétence territoriale, et l'article R. 522-8-1 du même code permettant le rejet pour incompétence.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance des requérants (un syndicat de copropriétaires, des particuliers et une association) dans le cadre d'un contentieux relatif à un permis d'aménager pour un parking. La juridiction rejette les demandes de condamnation aux frais d'instance présentées par les parties, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, et laisse chacune à la charge de ses propres dépens.
Avocat : TERRITOIRES AVOCATS