22 570 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
22 570
Décisions totales
383 581
Ordonnances
252 670
Avec résumé IA
**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir d'un officier de gendarmerie contre son arrêté de radiation des cadres. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Strasbourg (1ère chambre). **Solution retenue** : Le tribunal déclare la requête irrecevable car l'officier n'a pas exercé le recours administratif préalable obligatoire devant la commission des recours des militaires dans le délai de deux mois suivant la notification de la décision contestée. **Textes appliqués** : Les articles R. 4125-1 et R. 4125-2 du code de la défense, qui imposent cette procédure préalable pour les militaires contestant un acte relatif à leur situation personnelle, à peine d'irrecevabilité du recours contentieux.
Avocat : MATRYTOWSKI ALAIN
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé-liberté, a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour consécutive. Le juge a estimé que le préfet de police était compétent pour prendre ces mesures, fondées sur un refus d'entrée en France, et que leur motivation était suffisante au regard des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La juridiction a également jugé que le placement en rétention et le refus d'un délai de départ volontaire étaient justifiés par le risque de fuite et l'absence de garanties de représentation.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C... B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour associée. La juridiction a estimé que le préfet de police était compétent et que les mesures, prises après un refus d'entrée et un refus de réadmission par la Grèce, étaient légalement fondées sur les articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a également jugé que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation ou l'erreur de droit, n'étaient pas établis.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 11 mars 2024 lui refusant un titre de séjour et lui notifiant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et que la situation personnelle et professionnelle du requérant (célibataire sans charge familiale en France, employé comme manœuvre à temps partiel) ne constituait pas les "motifs exceptionnels" requis par l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) pour une admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal a également jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'était pas fondé en l'absence de liens familiaux ou privés suffisamment intenses en France.
Avocat : MBOUTOU-ZEH JEAN-BRIAND
Le Tribunal administratif de La Réunion rejette la demande d'indemnisation de la requérante, qui invoquait la responsabilité du département et de la réserve naturelle pour l'impossibilité d'exercer une activité agricole sur une parcelle polluée. La juridiction estime que les conclusions indemnitaires sont irrecevables, faute d'avoir été précédées d'une demande préalable suffisamment précise auprès du département, comme l'exige l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Elle rejette également le fond de la demande, considérant que la preuve d'une faute du département ou d'un lien de causalité certain entre les faits allégués et le préjudice n'est pas établie.
Avocat : BENOITON
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant par ordonnance, a été saisi de six requêtes en excès de pouvoir visant l'annulation de décisions préfectorales retirant des aides agricoles (PAC) et d'ordres de recouvrer émis par l'Agence de services et de paiement. La requérante s'étant désistée de toutes ses demandes, le tribunal a constaté ce désistement et a prononcé la radiation des affaires du rôle, conformément aux dispositions du code de justice administratif.
Avocat : ANTOMARCHI
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant par ordonnance, a été saisi de six requêtes en excès de pouvoir visant à annuler des décisions de retrait d'aides agricoles (premier pilier de la PAC) et des ordres de recouvrer émis contre Mme A... B... pour les campagnes 2017 à 2019. La juridiction constate que la requérante s'est désistée purement et simplement de toutes ses demandes par des mémoires enregistrés le 23 février 2026. En application des dispositions du code de justice administrative, le tribunal a prononcé la radiation des six instances du rôle, mettant ainsi fin aux procédures sans examen du fond.
Avocat : ANTOMARCHI
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant par ordonnance, a été saisi de six requêtes en excès de pouvoir visant à annuler des décisions préfectorales de retrait d'aides agricoles (PAC) et des ordres de recouvrer émis par l'Agence de services et de paiement. La juridiction constate que la requérante s'est désistée de toutes ses demandes par des mémoires enregistrés le 23 février 2026. En conséquence, le tribunal a prononcé la radiation des six instances du rôle, sans examen du fond, conformément aux dispositions du code de justice administratif relatives au désistement.
Avocat : ANTOMARCHI
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de l'instance par la requérante. Le litige portait sur le refus d'octroi d'un congé longue maladie par un centre hospitalier. La procédure est ainsi éteinte sans examen du fond, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET BROCHETON AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête en annulation du rejet d'une demande de naturalisation. Le tribunal estime que la décision ministérielle était suffisamment motivée, qu'aucune procédure contradictoire n'était requise pour statuer sur une demande, et que le ministre pouvait légalement rejeter la demande au titre de son pouvoir d'appréciation, malgré la recevabilité initiale au regard des conditions de résidence. La décision s'appuie sur les articles 21-16 et 21-26 du code civil, l'article 48 du décret du 30 décembre 1993, et l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : TOURNAN
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête d'un ressortissant marocain visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que la détention d'un titre de séjour portugais n'empêchait pas légalement le préfet de prononcer une OQTF, l'intéressé n'ayant pas renouvelé son propre titre de séjour français expiré. Les griefs concernant le refus de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour ont été écartés pour défaut de preuve et d'argumentation suffisante. La décision s'appuie principalement sur les articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : LEBRETON
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple des requérants dans leur recours en excès de pouvoir visant un permis de construire. La juridiction constate que rien ne s'oppose à ce désistement, mettant ainsi fin à l'instance. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative qui habilite le président à donner acte des désistements.
Avocat : ZEITOUN
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait une injonction au préfet pour obtenir un rendez-vous et un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'était pas caractérisée, le titre de séjour de la requérante étant encore valide à la date de l'ordonnance. La décision s'appuie sur les principes applicables au séjour des étrangers et au contrôle de l'urgence par le juge des référés.
Avocat : NGOTO
Avocat : TOP
Avocat : DINGAMGOTO
Avocat : SCP TOMASI SANTINI VACCAREZZA BRONZINI DE CARAFFA
**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé pour obtenir une attestation de prolongation d'instruction d'une demande de titre de séjour déposée en ligne (ANEF). **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête, considérant que la demande ne relève pas de sa compétence en l'absence de décision administrative préalable ou de carence caractérisée de l'administration dans l'instruction du dossier. **Textes appliqués** : Articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative (conditions du référé "mesures utiles" et rejet sans instruction), ainsi que les articles L. 431-1, R. 431-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (régime de dépôt et d'instruction des demandes de titre de séjour).
Avocat : MOLOTOALA
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la demande de suspension en référé d'une décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la demande, déposée après l'expiration du titre précédent, constitue une première demande et non un renouvellement, ce qui exclut la présomption d'urgence. Les autres arguments du requérant (projet immobilier, risque d'éloignement, emploi) ne sont pas jugés suffisants pour caractériser une atteinte grave et immédiate. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : TOMASI
Avocat : TOISON - ASSOCIÉS
Avocat : PARTOUCHE