1 117 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 117
Décisions totales
383 581
Ordonnances
249 771
Avec résumé IA
Avocat : BERTRAND
Le Tribunal Administratif de Rennes a statué sur la demande de Mme A... visant à obtenir réparation des préjudices subis suite à une intervention chirurgicale au centre hospitalier de Landerneau. Le tribunal a retenu la responsabilité de l’hôpital pour défaut de surveillance et de prise en charge, constitutif d’une faute, et a appliqué un taux de perte de chance de 45% pour limiter l’indemnisation. La demande dirigée contre l’ONIAM a été rejetée, les conditions d’une indemnisation au titre de la solidarité nationale n’étant pas remplies. La solution s’appuie sur les principes de responsabilité pour faute en droit administratif et les dispositions du code de la santé publique relatives à l’indemnisation des accidents médicaux.
Avocat : CABINET D'AVOCATS BERTRAND MAILLARD
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Nord de lui délivrer un titre de séjour « salarié ». Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales aux fins d’annulation et d’injonction, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Le tribunal a toutefois fait droit à la demande de frais irrépétibles en condamnant l’État à verser 800 euros à l’avocate de M. A... au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridictionnelle.
Avocat : LUTRAN
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord prolongeant son assignation à résidence pour 45 jours. Le requérant invoquait un défaut de motivation et une erreur d'appréciation de sa situation personnelle. Le tribunal a jugé la décision suffisamment motivée au regard de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a estimé qu'aucune erreur d'appréciation n'était établie. En conséquence, les conclusions en annulation ont été rejetées, de même que la demande de frais de justice, l'État n'étant pas la partie perdante.
Le Tribunal administratif de Paris, saisi sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, a statué sur une demande d'exécution d'un précédent jugement du 3 avril 2024. Ce jugement avait enjoint au préfet de police de Paris de réexaminer la demande de titre de séjour de M. A..., ce que le préfet n'avait pas fait malgré le dépôt du dossier par l'intéressé. Le tribunal a donc enjoint au préfet de procéder à ce réexamen sous un mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'Etat a également été condamné à verser 1 000 euros à M. A... au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet de l'Essonne concernant une demande de regroupement familial. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, la décision n'affectant pas de manière suffisamment grave et immédiate la situation du requérant. Il a notamment relevé que la séparation familiale préexistait à la décision et que le requérant pouvait maintenir des liens avec sa famille. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : TRAN
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de Mme B... qui demandait la condamnation de la société Enedis à l’indemniser pour l’occupation irrégulière de son bien par un poste de transformation électrique. Le tribunal a jugé que l’implantation de cet ouvrage, sans titre ni servitude, constituait une emprise irrégulière engageant la responsabilité d’Enedis. Cependant, la demande a été rejetée car Mme B... avait revendu le bien en 2019, perdant ainsi tout intérêt à agir pour la période postérieure à la vente, et ses demandes antérieures étaient prescrites. La décision s’appuie sur les principes de la responsabilité pour emprise irrégulière et les règles de prescription en matière administrative.
Avocat : CABINET D'AVOCATS JPCD CARMANTRAND-DUCHET
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus implicite du préfet des Yvelines d'instruire sa demande de certificat de résidence. Le tribunal a jugé que la demande de titre de séjour, présentée par voie postale, était irrégulière car elle aurait dû faire l'objet d'une comparution personnelle en préfecture en application de l'article R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le silence gardé par l'administration sur cette demande irrégulière n'a pas fait naître une décision susceptible d'être contestée devant le juge de l'excès de pouvoir. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de Mme A..., ressortissante algérienne, qui contestait le refus implicite de la préfète de l’Essonne d’instruire sa demande de certificat de résidence. La requête est jugée manifestement irrecevable car la demande de titre de séjour, fondée sur l’accord franco-algérien, a été présentée par voie postale alors que la comparution personnelle en préfecture était obligatoire en vertu de l’article R. 431-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le silence gardé sur une demande irrégulièrement déposée ne fait pas naître une décision susceptible de recours pour excès de pouvoir. L’ordonnance applique l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête sans instruction contradictoire.
Cette ordonnance du Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus implicite de la préfète de l'Essonne d'instruire sa demande de certificat de résidence. Le tribunal constate que la demande de titre de séjour, fondée sur l'accord franco-algérien, a été présentée par voie postale alors que la réglementation (articles R. 431-2 et R. 431-3 du CESEDA) imposait une comparution personnelle en préfecture. En conséquence, le silence gardé par l'administration sur cette demande irrégulièrement présentée n'a pas fait naître de décision susceptible de recours pour excès de pouvoir, rendant la requête manifestement irrecevable.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Versailles rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus implicite de la préfète de l'Essonne d'instruire sa demande de titre de séjour présentée par voie postale. Le tribunal constate que la demande de titre de séjour, fondée sur l'accord franco-algérien, ne pouvait être effectuée par téléservice et nécessitait une comparution personnelle en préfecture en application de l'article R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le silence gardé sur cette demande irrégulièrement présentée n'a pas fait naître de décision faisant grief, rendant la requête irrecevable. La requête est donc rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de M. B..., ressortissant marocain, qui contestait le refus implicite du préfet des Yvelines d’instruire sa demande de titre de séjour présentée par voie postale. Le juge constate que la demande, fondée sur les articles L. 435-1, L. 423-23 et L. 423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ne relevait pas du téléservice mais imposait une comparution personnelle en préfecture en vertu de l’article R. 431-3 du même code. En l’absence de cette comparution, la demande était irrégulière, et le silence de l’administration n’a pu faire naître une décision implicite susceptible de recours pour excès de pouvoir. La requête est donc rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l’article R. 222-1 4° du code de justice administrative.
Cette ordonnance du Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus implicite de la préfète de l'Essonne d'instruire sa demande de certificat de résidence. Le juge constate que la demande, présentée par voie postale le 15 janvier 2025 sur le fondement de l'accord franco-algérien, relevait de l'article R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, imposant une comparution personnelle en préfecture. En l'absence de cette formalité obligatoire, le silence gardé par l'administration n'a pas fait naître de décision implicite susceptible de recours pour excès de pouvoir. La requête est donc rejetée comme manifestement irrecevable en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi par M. B..., ressortissant algérien, d'une requête en excès de pouvoir visant à annuler le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. Le juge a rejeté la requête comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a constaté que la demande de titre de séjour, fondée sur l'accord franco-algérien, avait été présentée par voie postale alors que la réglementation (articles R. 431-2 et R. 431-3 du CESEDA) imposait une comparution personnelle en préfecture. En conséquence, le silence gardé par l'administration sur cette demande irrégulièrement présentée n'a pas fait naître de décision implicite susceptible de recours.
Avocat : BAUTRANT
Le Tribunal Administratif de Lille, saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été amené à examiner la légalité de l'avis défavorable émis par le préfet du Nord le 8 octobre 2025 concernant la convention de stage de Mme B..., ressortissante marocaine, au sein de l'EPSM de l'agglomération lilloise. La requérante invoquait notamment une erreur de droit dans l'application des articles R.426-16 et R.426-19 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs aux conditions de délivrance de la carte de séjour temporaire mention "stagiaire". Toutefois, le litige a perdu son objet en cours d'instance, le préfet ayant rendu un avis favorable le 7 novembre 2025 pour la prolongation de la convention de stage, conduisant la requérante à ne maintenir que ses conclusions au titre des frais irrépétibles.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C..., exploitant d’un bar-brasserie, qui demandait la condamnation de la Ville de Paris à l’indemniser d’un préjudice économique de 48 932 euros. Ce préjudice était lié à des travaux d’aménagement de la voirie (piste cyclable, trottoirs) réalisés boulevard d’Ornano d’août à octobre 2022. Le tribunal a jugé que la gêne subie (accès difficile à une seule façade, perte d’une terrasse pendant moins d’un mois) n’excédait pas les sujétions normales supportables par un riverain, et que le préjudice n’était ni anormal ni spécial. La solution retenue s’appuie sur les principes de la responsabilité sans faute de l’administration pour dommages de travaux publics.