65 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
65
Décisions totales
383 581
Ordonnances
249 827
Avec résumé IA
Avocat : BOURIEN
Avocat : URIEN
Avocat : URIEN EMMANUEL
Avocat : SELARL DELAGE BEDON LAURIEN HAMON
Avocat : URIEN;EL MIMOUNI
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d’un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français sans délai et interdiction de retour. Le requérant, ressortissant comorien, invoquait une atteinte grave à sa vie privée et familiale ainsi qu’à sa liberté d’aller et venir, sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative. Le juge a estimé que la continuité de son séjour à Mayotte n’était pas établie et qu’il ne justifiait pas d’attaches familiales suffisantes, écartant ainsi toute atteinte manifestement illégale à ses libertés fondamentales. La requête a été rejetée comme manifestement infondée, sans audience préalable, en application de l’article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante comorienne, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), à sa liberté d'aller et venir et à l'intérêt supérieur de ses enfants. Le juge a estimé que les pièces produites ne permettaient pas d'établir la réalité de sa résidence à Mayotte ni le centre de sa vie privée et familiale, rendant ses allégations manifestement infondées. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Mayotte a rejeté la requête en référé suspension de M. E, ressortissant burundais, contestant l’obligation de quitter le territoire français sans délai prise par le préfet de Mayotte le 21 mai 2024. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et l’erreur manifeste d’appréciation, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a relevé que la cellule familiale pouvait se reconstituer au Burundi et que l’intéressé ne justifiait pas d’une insertion professionnelle ou d’une demande de titre de séjour. La condition d’urgence n’a pas été examinée.