529 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
529
Décisions totales
383 581
Ordonnances
249 827
Avec résumé IA
Avocat : SCP ROBIN VERNET
Avocat : CABINET MATHIEU VERNET AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné les recours de M. et Mme B, ressortissants algériens, contre les arrêtés du préfet de la Loire refusant leur titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire français. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté leurs demandes, considérant que les décisions préfectorales étaient suffisamment motivées et proportionnées, et qu'elles ne portaient pas une atteinte excessive à leur vie privée et familiale. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'accord franco-algérien et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait le refus de la préfète de la Loire d'autoriser le regroupement familial pour son épouse et leurs quatre enfants mineurs. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait commis ni erreur de droit ni erreur de fait en prenant en compte l'ensemble des enfants de M. B pour calculer la surface habitable minimale requise. Constatant que le logement de M. B ne répondait pas aux normes de superficie fixées par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers, le tribunal a estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par la préfète du Rhône pour ordonner l'expulsion de Mme C D épouse B, de M. F et de Mme A B du centre d'hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile d'Oullins. La requête a été rejetée. Le juge a estimé que, malgré la fin de leur droit au séjour et au maintien dans les lieux en application des articles L. 551-11 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la situation de vulnérabilité particulière des occupants, liée à leur état de santé, constituait une contestation sérieuse faisant obstacle à la mesure d'expulsion sollicitée.