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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

130 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

130

Décisions totales

383 581

Ordonnances

249 827

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : VILAEffacer tout
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2526187

Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de M. C..., ressortissant sri-lankais, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 2 septembre 2025 ordonnant son transfert aux autorités suisses pour l'examen de sa demande d'asile. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur manifeste d'appréciation dans l'application de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 (clause discrétionnaire). Le tribunal écarte ces moyens, estimant que le transfert vers la Suisse n'implique pas un renvoi automatique au Sri Lanka et que l'intéressé n'établit pas l'existence de défaillances systémiques dans la procédure d'asile suisse. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.

Avocat : DAVILA

20 octobre 2025• 8e Section - MESD
TA20Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2500085

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme B... qui demandait la décharge de cotisations d'impôt sur le revenu de 2020. Le tribunal a constaté que l'administration fiscale avait déjà prononcé un dégrèvement de la somme en litige avant l'introduction de la requête, rendant les conclusions à fin de décharge irrecevables. Les conclusions à fin d'injonction de remboursement ont également été jugées irrecevables car relevant d'un litige distinct. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'Etat a été condamné à verser 1 000 euros à Mme B... au titre des frais de justice.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : VILANOVA SAINGERY

17 octobre 2025
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2517014

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de l'autorité consulaire française à Téhéran refusant d'enregistrer la demande de visa d'asile de la famille E..., ressortissants afghans. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie, rappelant que le droit d'asile n'implique pas un droit à la délivrance d'un visa pour déposer une demande en France. Il souligne qu'aucun texte ne fixe de délai pour convoquer un demandeur de visa, et que les requérants n'ont pas démontré un préjudice grave et immédiat justifiant une suspension.

Avocat : TOVIA VILA

8 octobre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2527752

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 22 septembre 2025 lui refusant l'entrée en France au titre de l'asile. Le tribunal a jugé que la demande d'asile était manifestement infondée au sens des articles L. 352-1 et L. 352-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du manque de crédibilité des craintes de persécutions invoquées par le requérant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives à la violation de la confidentialité, aux conditions de l'entretien, à l'erreur de droit et à la méconnaissance des articles 33 de la convention de Genève et 3 de la convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : DAVILA

3 octobre 2025• 8e Section - MESD
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2527865

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C..., ressortissant nigérian, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 23 septembre 2025 lui refusant l'admission sur le territoire français au titre de l'asile. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la violation de la confidentialité de la demande d'asile, jugeant que le ministre, autorité compétente, pouvait légalement accéder au compte-rendu de l'entretien avec l'OFPRA. Il a également estimé que la décision de refus, fondée sur le caractère manifestement infondé de la demande au sens des articles L. 352-1 et L. 352-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), n'était entachée d'aucune erreur de droit ou d'appréciation.

Avocat : DAVILA

3 octobre 2025• 8e Section - MESD
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2528230

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. E..., ressortissant tunisien, contestant le refus de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de vingt-quatre mois, pris par le préfet de police le 27 septembre 2025. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire, une délégation de signature ayant été régulièrement publiée. Concernant le refus de délai de départ volontaire, la décision a été jugée suffisamment motivée au regard des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et l'administration a procédé à un examen individuel de la situation.

Avocat : DAVILA

3 octobre 2025• 8e Section - MESD
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2418417

Le Tribunal administratif de Paris a condamné l’État à verser 1 635 euros à M. A... pour carence fautive dans son obligation de relogement. M. A..., reconnu prioritaire par la commission de médiation le 7 juillet 2022 en raison d’un logement sur-occupé avec une personne handicapée à charge, n’a reçu aucune offre de relogement dans le délai de six mois. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation, et l’indemnisation a été fixée en fonction des troubles persistants dans les conditions d’existence.

Avocat : DAVILA

30 septembre 2025• 3e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2508615

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. B contre le refus de la Haute autorité de l’audit de l’inscrire sur la liste des commissaires aux comptes, se déclare territorialement incompétent. Il applique l’article R. 312-10 du code de justice administrative, qui attribue compétence au tribunal du lieu d’exercice professionnel du requérant. Constatant que M. B exerçait son activité à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), il transmet l’affaire au Tribunal administratif de Montreuil par ordonnance du 9 septembre 2025.

Avocat : VILAIN & KIENER

9 septembre 2025
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2502874

Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet du Gard de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler. Le juge a constaté qu'une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour était née le 4 août 2025, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui méconnaît la condition posée par l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

Avocat : TOVIA VILA

20 août 2025
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2419347

Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l'État à verser 500 euros à Mme A pour son absence de relogement, suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation en 2018. La carence fautive de l'État a engagé sa responsabilité sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, à compter du 11 avril 2019. Le tribunal a limité la réparation à la période postérieure au 21 décembre 2023, un précédent jugement ayant déjà indemnisé les préjudices antérieurs. La somme allouée couvre les troubles dans les conditions d'existence liés à l'hébergement chez les parents, sans frais supplémentaires au titre des dépens.

Avocat : DAVILA

19 août 2025• 3e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2505082

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. C A, ressortissant haïtien, contestant l'arrêté du préfet de la Corrèze du 29 juillet 2025 ordonnant son maintien en rétention administrative après qu'il a demandé l'asile. Le tribunal a annulé cet arrêté, estimant que le préfet s'était fondé sur des critères insuffisants (séjour irrégulier, incarcérations passées, absence de demande d'asile antérieure) pour conclure que la demande d'asile était dilatoire, sans procéder à une appréciation individuelle de la situation. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui exige une évaluation objective et au cas par cas du caractère dilatoire de la demande.

Avocat : TOVIA-VILA

14 août 2025• Eloignement 72 heures
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2504973

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les requêtes de deux ressortissants kazakhs contestant des arrêtés préfectoraux du 17 juillet 2025 leur interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de trois ans. Les requérants invoquaient notamment une insuffisance de motivation, une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 612-10 du CESEDA et une atteinte disproportionnée à leur vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). Le tribunal a rejeté leurs demandes d'annulation, estimant que les décisions étaient suffisamment motivées et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en fixant cette durée d'interdiction de retour. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : TOVIA-VILA

7 août 2025• Eloignement 72 heures
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2500870

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et ne reposait pas sur des erreurs de fait, le préfet n'étant pas tenu de mentionner une activité professionnelle non autorisée. La solution s'appuie sur les articles L. 613-1 et L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : TOVIA-VILA

22 juillet 2025• 6ème Chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2204876

Le Tribunal administratif de Rouen a été saisi par Mme C d'une demande d'indemnisation des préjudices résultant d'un accident de la circulation survenu le 17 juin 2013, imputé au comportement d'un mineur confié au département de l'Eure au titre de l'aide sociale à l'enfance. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la responsabilité du département n'était pas engagée, dès lors que l'accident était exclusivement imputable à une faute de la requérante, qui avait méconnu les dispositions de l'article R. 415-1 du code de la route. La solution retenue s'appuie sur les règles de la responsabilité administrative et les dispositions du code de la route, sans faire application de la loi du 5 juillet 1985 relative aux accidents de la circulation.

Avocat : CAPDEVILA FRANCIS

3 juillet 2025• 3 ème Chambre
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2415106

Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de la société Panpharma comme manifestement irrecevable. Celle-ci demandait l'annulation de la décision de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) du 26 janvier 2021 accordant une dérogation à la société Biocodex, ainsi que le rejet de son recours gracieux du 21 novembre 2024. Le tribunal a constaté que la décision attaquée, créatrice de droits, avait été connue de la société Panpharma au plus tard le 11 mars 2024, et que sa requête, enregistrée le 6 décembre 2024, était tardive. L'ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 411-2 du code des relations entre le public et l'administration, précisant que les règles d'opposabilité des délais de recours ne s'appliquent pas aux recours de tiers contre des autorisations individuelles.

Avocat : VILAIN

1 juillet 2025
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2208673

Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi par la société Zurich Insurance, subrogée dans les droits de victimes, afin d'obtenir la condamnation solidaire de la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise et de la société française de distribution des eaux (SFDE) pour des dommages causés par la rupture d'une canalisation d'eau potable survenue en mars 2016. Le tribunal a examiné la responsabilité des parties, la communauté urbaine étant propriétaire de l'ouvrage et la SFDE étant l'exploitante délégataire. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais les débats ont porté sur la prescription de l'action, la qualification des dommages (liés à l'existence ou au fonctionnement de l'ouvrage) et l'imputabilité de la vétusté de la canalisation. Les textes appliqués incluent la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription quadriennale, le code des assurances et le code civil.

Avocat : CAPDEVILA

10 juin 2025• 1ère chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2405374

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. B d’une demande d’indemnisation pour le préjudice subi du fait de l’absence de relogement par l’État, malgré une décision de la commission de médiation le reconnaissant comme prioritaire. Le tribunal a jugé que la carence de l’État à exécuter cette décision engageait sa responsabilité sur le fondement de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation. Compte tenu de la persistance de conditions de logement inadaptées (logement sans ascenseur pour une personne handicapée, loyer disproportionné), le tribunal a condamné l’État à verser à M. B une somme de 1 400 euros en réparation des troubles dans ses conditions d’existence pour la période postérieure au 22 novembre 2022.

Avocat : DAVILA

6 juin 2025• 4e Section - 3e Chambre - R.222-13
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2509266

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes rejette la demande de suspension de l'exécution des décisions implicites de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance de visas de long séjour pour réunification familiale à Mme A B et à l'enfant Reyhaneh D. Les requérants invoquaient l'urgence liée à l'état de grossesse de Mme B et à l'expiration de son visa iranien, mais le juge estime que le risque d'expulsion imminente vers l'Afghanistan n'est pas établi. La solution retenue est le rejet de la requête pour défaut d'urgence, sans examen des moyens soulevés (défaut de motivation, méconnaissance de la directive 2003/86/CE, du CESEDA, de la CEDH et de la CIDE). Le juge s'est fondé sur l'article L. 522-3 du code de justice administrative pour statuer sans audience.

Avocat : TOVIA VILA

2 juin 2025
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2317066

Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l'État à verser 1 000 euros à M. B pour carence fautive dans son obligation de relogement. M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation le 20 mai 2021, n'avait reçu aucune offre de relogement dans le délai légal de six mois, engageant la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 300-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a jugé que le maintien de son hébergement chez un tiers, même dans un logement décent, lui causait des troubles dans ses conditions d'existence justifiant cette indemnisation. Les conclusions accessoires au titre des frais de justice ont été rejetées.

Avocat : DAVILA

13 mai 2025• 3e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2502624

Avocat : VILA

30 avril 2025